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Afrique

Les relations entre le Burundi et le Rwanda restent toujours tendues

Sur cette photographie prise lors du 14e sommet des État africains de l'Est, on peut apercevoir le Burundais Pierre Nkurunziza et le Rwandais Paul Kagame à Nairobi le 30 novembre 2012.

Les relations entre le Burundi et le Rwanda, deux pays frères qui composaient un seul territoire sous la colonisation belge, restent toujours tendues.

Le commerce transfrontalier continue mais l’afflux d’importateurs et d'exportateurs a diminué entre les deux pays.

Les camions remorques ne sont pas légion comme il y a plus de deux ans sur la frontière de la rivière Kanayaru haut séparant le Burundi du Rwanda.

Reportage de notre correspondant Christophe Nkurunziza à Bujumbura.

Reportage de Christophe Nkurunziza, correspondant à Bujumbura pour VOA Afrique
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Très peu de personnes sont visibles à Kanyaru Haut, sur la frontière burundo-rwandaise. Près du bureau de la police de l’air et des frontières, l’ambiance est normale.

Des personnes vaquent à leurs occupations quotidiennes et les douaniers enregistrent les entrées et les sorties des Burundais et des étrangers.

Dans une maison qui sert de restaurant et de bar, la propriétaire, Maman fiston, la quarantaine, accueille les très rares clients. Elle affirme que les temps ont changé. Et les affaires ne marchent pas comme avant.

“Le commerce ici, à la frontière entre le Rwanda et le Burundi, ça va un tout petit peu. Les gens n’ont pas l’argent. Ils dépensent avec calcul. En fait, j'aurais déjà fermé, mais je suis habitué à mon métier sinon j’aurais déjà abandonné. Il est midi, il n'y a que deux, trois clients. Quand on en a deux le matin, on remercie le bon Dieu. Mais avant, on travaillait sérieusement. Il y avait même les camionneurs, les commerçants qui passaient par ici et on gagnait de l’argent. Mais aujourd’hui il n'y a plus de travail.”

Depuis plusieurs années, cet homme, père de trois enfants est un commerçant qui vend des pommes de terre qu’il achète depuis la préfecture de Ruhengeri. Un an auparavant, avant la crise du troisième mandat du président burundais, il importait des dizaines de tonnes de pommes de terre. Mais aujourd’hui, le mouvement a diminué.

“Maintenant, le commerce des pommes de terre sur cette frontière a diminué. Ça ne se passe pas très bien comme avant. Aujourd’hui je me rends au Rwanda une ou deux fois par mois pour acheter les pommes de terre. Ceux qui achetaient ces pommes ne sont plus là. Avant, on pouvaient acheter treize tonnes et y aller trois fois par mois. Mais aujourd’hui, on n'y va qu'une seule fois.”

Jacques Kabura, un Kényan, travaille pour le corridor Nord qui concerne six pays. Il est responsable du transport. Il travaille pour harmoniser les importations et exportations entre ces six pays de la région pour gagner du temps. Mais, il reconnaît que les importations et exportations sur la frontière Kanyaru haut ne sont pas légion ces derniers mois.

“Nous avons noté qu’il n'y a pas d’importations qui passent par cette frontière. Et les exportations ne viennent pas directement du port de Mombassa. Il y a des importations en provenance de l’Ouganda et du Kenya. Nous ne savons pas pourquoi ça se passe ainsi. Nous attendons pour voir la réalité. Il n'y a pas d’autres importations ou exportations qui proviennent de Mobassa. Il y a très peu d’importations ces derniers temps.”

Ce douanier qui travaille à la frontière entre le Burundi et le Rwanda indique que des produits vivriers sont commercialisés, mais que l’afflux n’est plus aussi fluide comme avant la crise qui a frappé le Burundi.

D’après des sources qui ont requis l’anonymat, la crise née depuis avril de l’année 2015 a eu des conséquences sensibles sur les exportations et les importations entre le Burundi et les pays de la région et du monde.

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Guinée: Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur une candidature

Alpha Condé lors d'une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017

Le président de la Guinée Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a une nouvelle fois laissé planer le doute sur une modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020.

"Il y a un débat en Guinée. Moi j'observe (...), ce qui est évident c'est que le peuple guinéen est un peuple souverain, (...) qu'on ne peut pas empêcher le peuple de s'exprimer s'il le souhaite", a-t-il répondu à la presse qui l'a interrogé sur le sujet.

Il a aussi fait valoir qu'il n'avait "de comptes à rendre qu'au peuple de Guinée et éventuellement au peuple africain, mais pas à l'extérieur". "Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment (...) je laisse le débat se dérouler dans le pays", a-t-il ajouté.

Les principaux partis d'opposition guinéens, ainsi que des associations de la société civile et des syndicats, ont annoncé début avril la création d'une coalition pour empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Ancien opposant historique et premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d'Afrique de l'Ouest régie jusqu'alors par des pouvoirs autoritaires, Alpha Condé, dont le deuxième mandat constitutionnel s'achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent.

M. Condé, 81 ans, n'a jusqu'à présent pas annoncé de modification de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. "Personne en Guinée ne m'empêchera d'aller devant le peuple pour lui demander ce qu'il veut et faire la volonté du peuple", avait-il dit le 24 mars devant les militants de son parti.

En janvier, la présidence avait publié des propos de l'ambassadeur de Russie, suggérant d'amender la Constitution pour permettre au chef de l'Etat de briguer un troisième mandat, au grand dam de l'opposition et de la société civile.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, 77 ans, dont le deuxième mandat se termine également en 2020, entretient lui aussi le mystère quant à une éventuelle candidature. Il estime avoir le droit de se représenter en raison d'un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l'opposition.

Avec AFP

Algérie: dixième vendredi consécutif de manifestations contre le régime

Les manifestants retournent dans les rues pour reclamer des changements démocratiques en Algérie.

Le mouvement algérien de contestation testera vendredi sa capacité à rester mobilisé lors du 10e vendredi consécutif de manifestations à travers le pays, sur fond de limogeages de symboles du régime Bouteflika déchu et de spectaculaires incarcérations dans des affaires de corruption présumée.

"Pas de demi-révolution", titre en une vendredi l'édition week-end du quotidien El Watan, appelant à continuer à manifester jusqu'au départ du "système" dans son entier, tandis que des appels similaires continuent d'être relayés sur les réseaux sociaux.

Le sentiment d'avoir obtenu de nouvelles têtes pourrait encourager les manifestants, à l'issue d'une semaine marquée par de nouveaux limogeages, des convocations judiciaires et poursuites annoncées contre des caciques du régime et le placement en détention provisoire de riches hommes d'affaires.

D'autant que le pouvoir ne cède pas sur l'essentiel des revendications: départ de l'ensemble des figures de l'appareil hérité d'Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril après 20 ans à la tête de l'Etat, et organisation d'une transition hors du cadre institutionnel qu'il a légué.

Apparatchik ayant accompagné M. Bouteflika durant près de deux décennies, Abdelkader Bensalah est toujours président par intérim et Noureddine Bedoui, autre fidèle dévoué, toujours Premier ministre d'un "gouvernement de la honte", comme le nomment les manifestants.

- Rôle de l'armée -

Et ces dirigeants prévoient toujours, avec le soutien de l'armée, replacée au centre de la vie politique depuis le départ de M. Bouteflika, d'organiser le 4 juillet la présidentielle devant élire son successeur, ce que refuse la contestation qui estime qu'ils ne peuvent garantir un scrutin régulier.

L'incarcération en début de semaine de trois frères Kouninef, famille propriétaire d'un géant privé du BTP algérien, bénéficiaires de gigantesques contrats publics, ne peut que satisfaire la contestation qui depuis le 22 février dénonce, aux cris de "voleurs" ou "mafia", les liens troubles entre la présidence Bouteflika et les "oligarques".

Réputés proches de Saïd Bouteflika, frère et conseiller abhorré du président déchu, ces trois frères Kouninef sont notamment soupçonnés de "non respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics" et "trafic d'influence".

Mais le placement en détention préventive, simultanément, d'Issad Rebrab, première fortune d'Algérie et patron du conglomérat Cevital, premier employeur privé du pays, qui entretenait lui des relations notoirement tendues avec l'entourage de M. Bouteflika, a semé le doute sur les objectifs réels de ces enquêtes.

Une partie de la presse algérienne a qualifié "d'injonctions" les appels répétés à "accélérer la cadence" des enquêtes anticorruption, lancés aux autorités judiciaires par le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et de facto homme fort du pays depuis le départ de M. Bouteflika.

Ce qui a contraint l'armée à dénoncer, dans une rare "mise au point", "une lecture erronée" des déclarations du général Gaïd Salah, puis le Parquet a assurer n'avoir subi "aucune pression".

- Ministres chahutés -

Certains observateurs voient dans ces enquêtes une forme de "deal" implicite offert aux manifestants: les têtes des "corrompus" ou des symboles du pouvoir, contre un assouplissement des revendications notamment sur la présidentielle, dont le général Gaïd Salah a à nouveau réclamé dans la semaine qu'elle se tienne dans les délais constitutionnels.

Voire une tentative de diviser la contestation, dont au moins une partie a de la sympathie pour M. Rebrab, qui présente son groupe comme "une victime du +système+ (au pouvoir) et de sa mafia économique" qui entravent ses activités.

Dans la semaine, a été limogé le patron du Club des Pins, luxueuse résidence ultraprotégée réservée aux dignitaires, symbole des privilèges accordés aux personnalités du régime.

Mais aussi le PDG de Sonatrach, géant public des hydrocarbures, entreprise au centre de plusieurs scandales ces dernières années. Le lendemain, la justice annonçait enquêter à nouveau sur l'ancien ministre de l'Energie Chakib Khelil, très proche de M. Bouteflika, qui avait fui l'Algérie car recherché pour une affaire de corruption liée à Sonatrach, avant de rentrer une fois les poursuites abandonnées.

En province, les ministres du "gouvernement de la honte" continue d'être chahutés lors de leurs déplacements, malgré les récentes mises en garde du général Gaïd Salah contre ce phénomène qui se multiplie. Jeudi, le ministre du Tourisme, Abdelkader Benmessaoud, a écourté une visite à Saïda (nord-ouest) après avoir été conspué.

Avec AFP

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