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Rwanda

Les premiers réfugiés africains bloqués en Libye attendus jeudi à Kigali

Des migrants et réfugiés refusent de débarquer d’un bateau, dans le port de Misrata (ouest), Libye, 16 novembre 2018. (Amnesty International)

Un premier groupe de 75 réfugiés et demandeurs d'asile africains bloqués en Libye devrait arriver jeudi au Rwanda, dans le cadre d'un accord entre Kigali, l'Union africaine (UA) et le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), a-t-on appris mercredi de source onusienne.

"Le premier vol d'évacuation est prévu pour demain (jeudi). Il arrivera de nuit (dans la soirée) à Kigali", a indiqué à l'AFP par email un responsable du HCR sous couvert de l'anonymat. "Ce premier vol, dans le cadre du Mécanisme de transit d'urgence récemment mis en place, devrait avoir à bord 75 personnes concernées".

Un autre vol avec 125 personnes est prévu "entre le 10 et 12 octobre", a précisé ce responsable.

Avec cet accord signé le 10 septembre à Addis Abeba, et que l'UA espère reproduire dans d'autres pays africains, le Rwanda s'est engagé à accueillir dans un premier temps 500 de ces réfugiés et demandeurs d'asile.

Ces 500 personnes, principalement originaires de la Corne de l'Afrique, seront accueillies dans un centre de transit au Rwanda avant d'être relocalisées dans d'autres pays ou, si elles le veulent, de retourner dans leur propre pays.

Certains de ces réfugiés pourraient aussi "recevoir l'autorisation de rester au Rwanda", selon le gouvernement rwandais.

Au total, les autorités rwandaises se disent prêtes à accueillir dans leur centre de transit jusqu'à 30.000 Africains bloqués en Libye, mais uniquement par groupes de 500, afin d'éviter que le pays ne soit débordé.

L'ONU estime que 42.000 réfugiés africains se trouvent actuellement en Libye.

En raison du chaos qui a suivi la chute de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un point de passage important pour les migrants originaires d'Afrique subsaharienne cherchant à rejoindre l'Europe.

Le président rwandais Paul Kagame avait proposé dès novembre 2017 d'accueillir des Africains bloqués en Libye, dans la foulée d'un reportage de CNN montrant ce qui ressemblait à un marché d'esclaves.

La question a une nouvelle fois pris de l'importance dernièrement après la mort en juillet de 40 personnes, tuées par une frappe aérienne sur un centre de détention de migrants à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli.

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Mort de Bizimana: "grande déception" pour les rescapés du génocide rwandais

Jean Claude Ndatabaye, secrétaire administratif de l'Unité de suivi des fugitifs du génocide, barre la photo d'Augustin Bizimana, l'un des fugitifs les plus recherchés du génocide rwandais de 1994, à Kigali, au Rwanda le 22 mai 2020.

L'annonce vendredi de la mort il y a 20 ans d'Augustin Bizimana, l'un des principaux suspects du génocide au Rwanda, constitue une "grande déception" pour les rescapés, ont estimé des associations de victimes en France.

"Pour les victimes du génocide, c'est une grande déception, bien sûr", a réagi auprès de l'AFP Alain Gauthier, cofondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), une association oeuvrant pour la traduction en justice des suspects du génocide.

"Le plus grand souhait des rescapés, c'est que les tueurs soient jugés. Il n'y a que la justice qui peut leur apporter un petit peu de réconfort, et lorsqu'un responsable du génocide est jugé, leur honneur leur est rendu", a-t-il expliqué.

"Nous sommes déçus qu'il soit parti sans livrer tous ses secrets", a renchéri Etienne Nsanzimana, président d'Ibuka-France, une association de soutien aux victimes. "Il aurait pu donner des informations sur d'autres personnes impliquées dans le génocide, sur les endroits où sont enterrées des victimes...", a-t-il souligné.


Augustin Bizimana, l'un des principaux fugitifs poursuivis par la justice internationale, est décédé il y a près de 20 ans au Congo, a annoncé vendredi le Mécanisme des tribunaux pénaux internationaux (MTPI) basé à La Haye.

Accusé d'avoir été l'un des hauts commanditaires du génocide perpétré en 1994 contre les Tutsis au Rwanda, Augustin Bizimana, ex-ministre de la Défense, a été inculpé en 1998 par le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) pour 13 chefs d'accusation, dont génocide, extermination, meurtre et autres actes inhumains.

L'annonce de sa mort intervient moins d'une semaine après l'arrestation en France de Félicien Kabuga, financier présumé du génocide rwandais, qui était en cavale depuis 25 ans.

Le dernier principal accusé toujours en fuite est Protais Mpiranya, ancien commandant du bataillon de la Garde présidentielle des forces armées rwandaises.

Le génocide au Rwanda en 1994 a fait 800.000 morts, essentiellement des Tutsis.

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