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Les réfugiés africains bloqués en Libye accueillis par le Rwanda

Le président Paul Kagame.

Le Rwanda a signé mardi un accord avec l'Union africaine (UA) et le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) en vue d'accueillir temporairement des réfugiés et demandeurs d'asile africains bloqués en Libye, un accord que l'UA espère répliquer avec d'autres nations du continent.

"Nous recevrons un nombre initial de 500 (personnes) dans quelques semaines", a déclaré Hope Tumukunde Gasatura, représentante permanente du Rwanda à l'UA, lors d'une conférence de presse à Addis Abeba, aux côtés de représentants de l'organisation panafricaine et du HCR.

Ce premier groupe est "composé principalement de personnes originaires de la Corne de l'Afrique", ont précisé l'UA et l'ONU dans un communiqué. Elles seront accueillies dans un centre de transit au Rwanda avant d'être relocalisées dans d'autres pays ou, si elles le veulent, retourner dans leur propre pays.

Germaine Kamayirese, la ministre rwandaise chargée des mesures d'Urgence, a déclaré à la presse à Kigali que certains réfugiés "pourraient recevoir l'autorisation de rester au Rwanda".

En raison du chaos qui a suivi la chute de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un point de passage important pour les migrants originaires d'Afrique subsaharienne cherchant à rejoindre l'Europe.

L'ONU estime que 42.000 réfugiés africains se trouvent actuellement en Libye, a affirmé Cosmas Chanda, représentant du HCR auprès de l'UA. "Nous avons désespérément cherché des solutions pour ces gens (...), de moins en moins de pays à travers le monde sont prêts à accueillir des réfugiés", a-t-il dit.

- Centre de détention -

Le président rwandais, Paul Kagame, avait proposé dès novembre 2017 d'accueillir des Africains bloqués en Libye, dans la foulée d'un reportage de CNN montrant ce qui ressemblait à un marché d'esclaves.

La question a une nouvelle fois pris de l'importance dernièrement après la mort en juillet de 40 personnes, tuées par une frappe aérienne sur un centre de détention de migrants à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli.

Le gouvernement rwandais se dit prêt à accueillir dans son centre de transit jusqu'à 30.000 Africains bloqués en Libye, mais uniquement par groupes de 500, afin d'éviter que le pays ne soit débordé.

"C'est un moment historique, parce que des Africains tendent la main à d'autres Africains", s'est réjouie Amira Elfadil, commissaire de l'UA aux Affaires sociales. "Je suis convaincue que cela fait partie des solutions durables".

L'UA espère que d'autres pays africains accepteront de fournir une aide similaire.

Depuis 2017, le HCR a "évacué" plus de 4.400 réfugiés et demandeurs d'asile depuis la Libye, dont 2.900 via un centre de transit au Niger et 425 via un centre de transit en Roumanie.

Mais l'agence onusienne a été critiquée pour sa gestion des mécanismes de transit. Le centre de transit au Niger a rapidement été surpeuplé, tandis que les demandes d'asile ont été traitées avec lenteur.

Le Rwanda et le HCR ont "appris de l'expérience au Niger, et nous avons amélioré la procédure", a soutenu M. Chanda, reconnaissant toutefois que "le processus sera très long".

Selon Hope Tumukunde Gasatura, les réfugiés et demandeurs d'asile seront accueillis dans des installations qui ont déjà été utilisées par des réfugiés burundais fuyant la crise dont leur pays est le théâtre depuis 2015.

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Vers une décrispation entre le Rwanda et l’Ouganda

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L'Ouganda et le Rwanda s'accordent sur des mesures visant à normaliser leurs relations

(De g. à d.) Les présidents Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda), João Lourenço (Angola) et Félix Tshisekedi (RDC) à Katuna, à la frontière rwando-ougandaise,le 21 févirier 2020. (Twitter/Y. Museveni)

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont convenu vendredi d'une feuille de route qui permettra de normaliser les relations entre leurs pays.

De source officielle, l’Ouganda s'engage à vérifier les allégations faites par le Rwanda, selon lesquelles des forces hostiles à Kigali sont basées en territoire ougandais.

C’est la principale conclusion de la rencontre entre les deux chefs d’Etat en présence de leurs homologues Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et João Lourenço de l'Angola, qui font office de médiateurs dans la crise qui les divise.

Les quatre chefs d'Etat se sont rencontrés à Gatuna, une localité située à la frontière Rwanda-Ouganda.

« Si [ces allégations] sont avérées, le gouvernement ougandais est prié de prendre toutes les mesures pour y mettre fin, ainsi que des mesures préventives pour que cela ne se répète pas », indique le communiqué final.

Une fois cette recommandation remplie et communiquée aux chefs d’Etat, les facilitateurs conviendront de la tenue d’un « sommet quadripartite dans les 15 jours », précise le texte.

Le désaccord entre le Rwanda et l’Ouganda remonte à l’an dernier. Récemment, les deux pays ont échangé des prisonniers, mais leurs frontières restent fermées.

Préparatifs à un poste frontière avant la rencontre Kagame-Museveni

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Paul Kagame et Yuweri Museveni se rencontrent

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Enième rencontre Kagame-Museveni pour tenter l'apaisement

Les présidents Paul Kagame (à g.) du Rwanda et Kaguta Yoweri Museveni de l'Ouganda à Entebe, Ouganda, 25 mars 2018. ( Michele Sibiloni / AFP)

Le président Paul Kagame du Rwanda et son homologue Yuweri Museveni de l’Ouganda devraient se rencontrer jeudi pour tenter de résoudre le conflit qui les oppose depuis quelque temps, a-t-on appris de source officielle.

C’est à Katuna, une localité située entre les deux pays, que les deux chefs d'Etat vont essayer d’enterrer la hache de guerre.

La rencontre, quatrième du genre, se tiendra sous la médiation de leur homologue congolais Félix Tshisekedi et de l'Angolais Joao Lourenço, précise une source à la présidence congolaise.

Signe avant-coureur que cette fois les choses pourraient progresser : les deux pays ont procédé à un échange de prisonniers avant la rencontre.

La tension entre les deux voisins s’est attisée l’année dernière. Kigali et Kampla s’accusaient mutuellement d’espionnage et de soutenir des rebelles. Les choses se sont calmées suite à la signature d'un accord de paix le 21 août à Luanda, la capitale angolaise.

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