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Seychelles

Les 26 otages libérés par des pirates somaliens arrivent au Kenya

Une photo prise le 14 août 2016 des 26 otages libérés.

Les 26 otages asiatiques libérés samedi par les pirates somaliens qui les ont détenus pendant près de cinq ans après une attaque de leur bateau de pêche, sont arrivés dimanche au Kenya après avoir surmonté un ultime danger: sortir d'une ville somalienne où se déroulent des combats.

"Je suis tellement, tellement heureux. Pour l'ONU, pour Mr John (le négociateur), pour tout le monde. Merci à vous tous", s'est exclamé l'un des otages, Sudi Ahman.

L'équipage du Naham 3 battant pavillon d'Oman avait été pris en otage en mars 2012 après une attaque de pirates au sud des Seychelles. Il s'agissait de la deuxième captivité la plus longue aux mains de pirates somaliens, juste derrière des pêcheur thaïs relâchés en février 2015 après près de cinq ans de captivité également.

John Steed, coordonnateur de l'ONG Partenaires de soutien aux otages, qui a aidé à négocier leur libération, s'est rendu dans la ville somalienne de Galkayo pour en faire sortir les otages libérés.

La veille, ce défenseur des "otages oubliés" avait expliqué à l'AFP que faire sortir ces hommes de Galkayo était une opération dangereuse car des combats s'y déroulaient entre les forces rivales des régions autoproclamées semi-autonomes du Puntland et du Galmudug.

"Nous avons travaillé (à cette libération) pendant quatre ans et demi ... C'est formidable de les ramener chez eux et de les remettre à leurs ambassades et à leurs familles", a-t-il dit.

Ancien colonel de l'armée britannique, John Steed, s'est donné pour mission de sauver "les otages oubliés": des pêcheurs pauvres qui n'ont pas d'assurance et dont la captivité entre les mains des pirates est souvent la plus longue.

Les pirates avaient d'abord pris 29 personnes en otage, mais une personne était morte pendant l'attaque et "deux ont succombé en raison de maladies" pendant leur captivité, selon l'organisation Oceans Beyond Piracy (OBP).

"Nous avons obtenu (cette libération) en impliquant les anciens, les communautés religieuses, les dirigeants locaux et le gouvernement régional afin de mettre la pression sur ces individus pour qu'ils libèrent les otages", a déclaré M. Steed.

Les anciens otages viennent du Cambodge, de Chine, d'Indonésie, des Philippines, de Taïwan et du Vietnam.

Avec AFP

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Acquittement du street-artist jugé pour meurtre aux Seychelles

Thomas Debatisse et sa mère Anne après son acquittement aux Seychelles.

Le street-artist français Thomas Debatisse a été acquitté vendredi à l'aube du meurtre de sa compagne, à l'issue d'un procès de plus de deux mois aux Seychelles.

"C'est la fin de l'humiliation", a lâché Thomas Debatisse, après l'annonce de la décision. Il a quitté le palais de justice avec sa mère et son beau-père. Incarcéré depuis le 5 mai 2021, il risquait la prison à vie.

Le jury de cinq hommes et trois femmes a rendu son verdict à 04H30 (00H30 GMT), décidant par six voix contre deux que le Français n'était pas coupable du meurtre d'Emmanuelle Badibanga, 32 ans. Cette gérante d'un lieu dédié à de l'événementiel à Nice (sud-est de la France) a été retrouvée le 27 avril 2021 pendue à l'accroche-serviettes de leur salle de bain au Club Med de l'île de Sainte-Anne, où ils séjournaient.

Thomas Debatisse, un street-artist de 35 ans originaire de Nice où il est connu sous le surnom de Otom, clamait son innocence et sa défense s'est appuyée sur une enquête française privilégiant l'hypothèse d'une pendaison et donc d'un suicide.

"Je n'avais pas de doute que c'était un homme innocent que l'on était en train de juger. Pour moi, la police seychelloise doit revoir son protocole", a déclaré Basil Hoareau, avocat de Thomas Debatisse, tout en remettant en cause les compétences du médecin légiste ayant procédé à l'autopsie de la victime.

"C'est grâce à l'aide d'experts français, qui ont démontré que le pathologiste des Seychelles avait menti à la cour et qu'il était incompétent, c'est ce qui nous a permis d'obtenir l'acquittement", a affirmé M. Hoareau.

Richard Sedillot, un autre avocat de la défense, s'est dit "très heureux que le jury, à une très large majorité, se soit rendu compte de ce que nous pensions depuis l'origine, c'est-à-dire de l'innocence de Thomas". La mère du trentenaire a fondu en larmes dans les bras de son fils, confiant que le verdict était "une délivrance". "Ça a été très dur", a confié Anne Debatisse.

La soeur d'Emmanuelle Badibanga a quitté la salle d'audience du tribunal sans dire un mot. Ce procès a été le plus long qui se soit jamais tenu aux Seychelles, avec pas moins de vingt-cinq personnes appelées à la barre pour témoigner.

Seychelles: fin du procès pour meurtre d'un street-artist français, verdict attendu jeudi

Des piétons portent des masques lorsqu'ils marchent dans une rue de la capitale Victoria, île de Mahé, Seychelles le 25 février 2021.

Le procès pour meurtre du street-artist français Thomas Debatisse s'est achevé mardi à Victoria, aux Seychelles, après plus de deux mois de débats sur les circonstances de la mort de sa compagne, retrouvée sans vie en avril 2021 dans un hôtel de l'archipel.

La décision de la Cour suprême des Seychelles est attendue jeudi, après un ultime rappel des faits par le juge dans la matinée.

Pour l'accusation, qui n'a pas requis de peine conformément au droit seychellois, il s'agit d'un meurtre, passible de la prison à vie.

Thomas Debatisse, un street-artist de 35 ans originaire de Nice (sud-est de la France) où il est connu sous le surnom de Otom, clame son innocence et sa défense s'appuie sur une enquête française privilégiant l'hypothèse d'une pendaison et donc d'un suicide.

Emmanuelle Badibanga, 32 ans, gérante d'un lieu dédié à de l'événementiel à Nice, a été retrouvée le 27 avril 2021 pendue à l'accroche-serviettes de leur salle de bain au Club Med de l'île de Sainte-Anne, où ils séjournaient.

Une autopsie, réalisée par un médecin cubain détaché aux Seychelles, a conclu à un étranglement. Thomas Debatisse a été arrêté et est incarcéré depuis le 5 mai.

Dans sa plaidoirie lundi et mardi, l'avocat seychellois de l'artiste français a remis en question le rapport d'autopsie, en présence de son client.

"Il (le légiste) n'a pas fait d'analyses scientifiques, il n'a fait que des analyses à vue d'oeil, (...) on doit faire des analyses scientifiques pour avoir la vérité", a déclaré Bazil Hoareau.

La défense se fonde sur une enquête parallèle ouverte pour "homicide volontaire par conjoint" par la justice française à Nice, dont les conclusions sont opposées.

Un rapport déposé le 14 décembre, après que le parquet de Nice a demandé à deux autres experts - tous deux professeurs de médecine et médecins légistes - de réexaminer les expertises effectuées, affirme que "l'ensemble des éléments plaident en faveur d'une pendaison (...) et non d'une strangulation".

Vendredi, le procureur Hemanth Kumar a toutefois souligné que, bien qu'ils ont conclu à une pendaison, ces experts "ont déclaré (durant le procès) qu'il était impossible que la victime se soit pendue avec le foulard retrouvé sur Emmanuelle Badibanga".

D'ailleurs, "le médecin légiste qui s'est rendu sur les lieux de l'accident est formel, il est impossible de se pendre avec le foulard qui a été retrouvé autour du cou de la victime", a-t-il déclaré, avant de reprendre les conclusions du rapport: "Emmanuelle Badibanga a été étranglée par-derrière".

S'il est condamné, Thomas Debatisse devra purger sa peine de prison aux Seychelles car il n'existe pas d'accord d'extradition entre la France et l'archipel.

Sa mère était présente à l'audience mardi, ainsi que la soeur d'Emmanuelle Badibanga.

Un taux de croissance de moins de 4% prévu en Afrique en 2021 et 2022 (FMI)

Des cargos au port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une reprise de la croissance plus modeste en Afrique que dans le reste du monde, en 2021 et 2022, le faible taux de vaccination contre le Covid-19 sur le continent expliquant notamment ce retard.

La croissance pour l'Afrique subsaharienne doit s'établir à 3,7% en 2021 et 3,8% en 2022, "une reprise bienvenue mais relativement modeste", pointe l'institution dans ses prévisions publiées jeudi.

"La reprise en Afrique subsaharienne sera la plus lente dans le monde vu que les économies développées vont croître de plus de 5% et les pays émergents ou en développement de plus de 6%", poursuit le FMI.

Selon le FMI, le très faible taux de vaccination sur le continent - 2,5% de la population début octobre - explique en grande partie ce décalage.

"Sans vaccins, les confinements ont été la seule option pour contenir le virus. Même si 12 milliards de doses de vaccins doivent être produites en 2021, il faudra probablement plus d'un an pour qu'un nombre significatif de gens soient vaccinés", sur le continent, ajoute le FMI.

Bien que l'Afrique a été la région du monde la moins touchée par la pandémie de Covid-19, elle a également connu plusieurs vagues de la maladie et certains pays comme l'Afrique du Sud, son économie la plus industrialisée, a payé un lourd tribut.

Les troubles d'approvisionnement vont atteindre aussi l'Afrique
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"La coopération internationale sur la vaccination est cruciale (...) cela aiderait à réduire les écarts entre l'Afrique sub-saharienne et le reste du monde et à empêcher qu'ils ne deviennent des lignes de fracture permanentes, mettant en danger des décennies de progrès économique et social durement gagnés", estime Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI.

Dans le détail, en Afrique du Sud, la croissance devrait s'établir à 5% cette année, mieux qu'attendu, mais retrouver un niveau plus modeste (+2,2%) l'an prochain, faute de réformes structurelles, selon le FMI.

L'économie nigériane devrait de son côté progresser de 2,6%, grâce au haut niveau du prix du pétrole, même si la production d'or noir restera inférieure aux niveau d'avant Covid. Le FMI attend 2,7% de croissance en 2022 dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

En Angola, autre économie qui compte beaucoup sur le pétrole, le FMI prévoit un contraction du PIB de 0,7% en 2021, avant une croissance de 2,7% en 2022, mettant fin à six ans consécutifs de récession, grâce aux réformes engagées depuis quelques années.

Du côté des pays très dépendants du tourisme comme le Cap-Vert, l'Ile Maurice, la Gambie ou les Seychelles, si la croissance a retrouvé ses niveaux d'avant-Covid, les pertes enregistrées en 2020 seront difficiles à effacer.

Enfin, dans les économies les plus fragiles, la situation sécuritaire (au Sahel notamment) ou politique (au Tchad et en Guinée) pourraient "ébranler le rebond de consommation attendu et la confiance des investisseurs", prévient le FMI.

Le covid chamboule les habitudes aux Seychelles

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La situation sanitaire aux Seychelles, qui fait face à un net regain du nombre de contaminations au coronavirus malgré une population largement vaccinée, est "préoccupante" selon le ministre des Affaires étrangères et du Tourisme

Plus de 10.000 enseignants francophones bientôt formés à Abidjan

Un professeur pose avec sa classe à Soweto, Afrique du sud, le 17 septembre 2015.

Les autorités ivoiriennes ont inauguré la semaine dernière, à Abidjan, le Centre de développement professionnel (CDP) créé par la France, former en cinq ans plus de 10.000 enseignants de 15 pays d'Afrique subsaharienne francophone.

En Afrique subsaharienne francophone, plus de la moitié des élèves débutent le secondaire sans savoir ni lire ni écrire.

"Compte tenu de la très grande proximité de nos systèmes scolaires, il nous a semblé important de créer ce CDP", explique Jean-Christophe Deberre, ancien directeur de la Mission laïque française, à l’initiative de ce projet. Il s'agit selon lui d'une "brique de plus dans la coopération entre la France et les pays d'Afrique francophone".

Le CDP doit former le personnel de l’enseignement public français en Côte d’Ivoire et dans la sous-région, ainsi que ceux de l’enseignement privé. Le lycée international Jean-Mermoz à Abidjan, le plus grand établissement français du pays, abrite ses locaux.

Pendant une semaine, conférences, ateliers, journées portes ouvertes et tables rondes ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, venues "s'informer et se former" aux métiers de l’éducation.

Le but est de former "en cinq ans plus de 10.000 enseignants et étudiants pour relever le défi de la qualité de l'enseignement", affirme François Clauzel, directeur du CDP.

"Nous voulons mettre un terme à une vielle méthode qui consistait à réunir des enseignants, leur donner une formation théorique et les renvoyer dans leur classe", dit-il, promettant un suivi tout au long de leur carrière professionnelle.

La ministre ivoirienne de l’Education, Kandia Camara, s'est réjouie de l'installation de ce centre "dans un environnement de plus en plus concurrentiel".

"(...) Ce centre innovant vient à point nommé pour combler des besoins pressants en matière d’ingénierie pédagogique, de formation initiale et de renforcement continu des capacités", a-t-elle souligné lors de la cérémonie inaugurale.

Elèves analphabètes

Le CDP doit permettre de relever le système éducatif des pays africains, de plus en plus critiqué pour la piètre qualité de ses acteurs et sa mauvaise gouvernance.

"Plus de la moitié (55%) des élèves de 15 pays d'Afrique francophones débutent leur scolarité dans le secondaire sans savoir écrire, ni lire", souligne un récent rapport du Programme d'analyse des systèmes éducatifs (PASEC) des ministres de l'Education d'Afrique francophone.

"Ces élèves éprouvent des difficultés d'apprentissage (...) relativement importants dans le déchiffrage de l'écriture et la compréhension des mots", indique ce rapport financé notamment par l’Agence française de développement (AFD).

Une question récurrente en Côte d'Ivoire, essentielle à la fois pour les institutions et pour les parents d'élèves, est la qualité de l'enseignement et donc la qualité de la prestation des enseignants, selon un expert.

"Le facteur qui a le plus d’influence sur la réussite des élèves, c'est l'enseignant. Un bon enseignant, c'est celui qui va faire progresser très vite ses élèves", note Julie Higounet, responsable ingénierie formation à la Mission laïque française qui pilote le projet.

"Je souhaite vivement que ce Centre de développement professionnel nous aide à écrire ensemble de belles pages de l'histoire de notre école (...)", a poursuivi la ministre ivoirienne de l'Education.

Pour Théodore Gnagna Zadi, à la tête d'une plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats du public et du privé, en majorité d'enseignants, "notre pays a commencé à régresser dans la qualité de l'enseignement: nos camarades ont besoin de cet instrument pour stopper l'hémorragie et relancer le système".

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