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Les Mexicaines marquent une journée de grève pour protester contre les fémicides


Chaussures représentant des femmes assassinées, dans le cadre d'une représentation lors de la grève des femmes à Mexico, le 9 mars 2020. (photo AP/Fernando Llano)

A Mexico, les femmes ont déserté lundi les rues, les transports en commun et les bureaux afin de protester contre les fémicides. Au moins 1.006 femmes ont été victimes en 2019 d'une violence qui ne faiblit pas.

En février, le meurtre d'une fille de 7 ans qui avait subi des violences sexuelles, ainsi que celui d'une jeune femme de 25 ans tuée sauvagement par son partenaire, avaient déclenché l'indignation dans le pays.

Dans la capitale, le spectacle est pour le moins inhabituel: très peu de femmes au volant ou marchant sur les larges avenues, pas de serveuses dans les cafés et les restaurants, pas d'enseignantes dans des écoles qui sont pour beaucoup restées fermées. "Parents, le personnel féminin se joint à cette grève nationale des femmes", pouvait-on lire sur une pancarte accrochée à l'extérieur d'un de ces établissements.

Sur l'avenue Eje Central, au centre-ville, la plupart des commerces qui sont tenus par des femmes sont restés fermés. Les vendeuses de tacos n'ont pas ouvert leurs kiosques, surtout dans le métro où les employées du nettoyage étaient aussi absentes.

Ailleurs, les femmes qui avaient choisi de travailler arboraient un ruban ou un vêtement violet, en solidarité avec la lutte des femmes contre la violence. Les quotidiens les plus importants du pays affichaient des Unes violettes. Les espaces dédiés aux chroniqueuses étaient vides ou remplis de la phrase "Un jour sans elles".

Les informations radiophoniques et télévisées du matin n'ont été présentées que par des hommes. Les employées de banque n'étaient pas en reste. Un tiers des succursales de Banamex ont ouvert, alors que seulement 40% des succursales de BBVA étaient en activité, rapporte le quotidien El Universal.

Lorsque cette "journée sans femmes" a été annoncée, les entreprises et les agences gouvernementales se sont empressées de faire savoir que les employées seraient payées normalement.

Outre la fin de la violence, ces dernières militent aussi en faveur d'une diminution des disparités salariales, une meilleure parité dans le milieu professionnel et la fin du harcèlement sur les lieux de travail.

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