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Les marchés russes chutent suite aux sanctions américaines

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, s'entretient avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev lors de leur réunion à Moscou, en Russie, 10 avril 2018.

Les marchés financiers russes chutaient jeudi après l'introduction de nouvelles sanctions américaines en lien avec l'empoisonnement à l'agent Novitchok au Royaume-Uni, portant la monnaie russe à son plus bas niveau depuis près de deux ans face au dollar.

Après un premier décrochage de la monnaie russe mercredi, le dollar a dépassé 66 roubles jeudi matin pour la première fois depuis novembre 2016 et l'euro a franchi le seuil de 77 roubles, une première depuis avril dernier.

Du côté des principaux indices boursiers à Moscou, le RTS perdait ainsi 3,20% et le Moex 1,16% vers 07h45 GMT, tirés vers le bas par la compagnie aérienne semi-publique Aeroflot (-10,59%) que l'administration Trump envisagerait d'interdire de desservir les Etats-Unis, selon les médias américains.

Les banques étaient également sanctionnées, le mastodonte semi-public Sberbank perdait 4,72% de sa valeur.

>> Lire aussi : USA et Chine font des dons de véhicules à l'armée en Centrafrique

Dès mercredi, les marchés russes avaient accusé le coup après des informations de la presse russe évoquant la volonté du Congrès américain de sanctionner notamment la dette souveraine russe.

Mais dans la soirée, c'est le département d'Etat qui a annoncé l'introduction de mesures, dont la teneur n'a pas été dévoilée officiellement, liées à l'empoisonnement début mars à Salisbury, au Royaume-Uni, de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia.

Les sanctions envisagées, qui portent sur l'exportation de certains produits technologiques, comme des appareils ou de l'équipement électroniques, pourraient coûter "des centaines de millions de dollars" à l'économie russe, a indiqué un responsable américain ayant requis l'anonymat.

>> Lire aussi : Washington annonce des sanctions contre la Russie

"Les Etats-Unis ont déterminé le 6 août (...) que le gouvernement russe avait utilisé des armes chimiques ou biologiques en violation des lois internationales", a indiqué la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert, dans un communiqué.

Conformément à la loi américaine sur les armes chimiques, cela entraîne l'imposition de sanctions économiques qui, si le Congrès ne s'y oppose pas d'ici là, entreront en vigueur le 22 août, a-t-elle ajouté.

Avec AFP

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La pandémie du Covid-19 a fait plus de 75.000 morts dans le monde

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ONU Femmes reporte à 2021 le Forum Génération Egalité

Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice d’ONU Femmes, s’exprimant sur l'autonomisation des femmes et des filles au siège de la Banque mondiale à Washington, 14 mai 2014. (AP Photo/Cliff Owen)

Cette rencontre organisée par ONU Femmes, en collaboration avec le Mexique et la France, a été reportée au premier semestre 2021 en raison de l'épidémie de coronavirus. Les nouvelles dates seront annoncées "dans les prochains mois".

La rencontre internationale axée sur l'implication de la société civile dans la promotion de l'égalité entre femmes et hommes devait s'ouvrir à Mexico début mai puis se poursuivre en juillet à Paris.

Elle devait commémorer le 25e anniversaire du "Programme d'action de Pékin", issu de la Conférence mondiale sur les femmes organisée en Chine en 1995.

L'objectif est de "dresser un bilan des progrès accomplis" et "d'élaborer des mesures concrètes pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes avant 2030", selon l'agence des Nations unies.

Pendant les dates prévues initialement pour la rencontre, ONU Femmes organisera des conférences numériques sur le sujet.

Première très brève session publique du Conseil de sécurité de l'ONU depuis le 12 mars

Le Conseil de sécurité de l'ONU le 10 mars 2020.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réunit désormais régulièrement par visioconférences en raison de la pandémie de Covid-19 qui interdit tout rassemblement physique, a tenu mardi sa première session publique - ultra-courte - depuis le 12 mars pour évoquer la situation au Mali.

L'accès via le site internet de l'ONU à cette réunion des 15 membres du Conseil a été rendu possible par la République dominicaine, membre non permanent et président en exercice de cette instance en avril. En mars, sous présidence chinoise, aucune réunion n'avait été accessible aux médias et au grand public.

Cette absence de transparence a été critiquée dans une lettre du 31 mars envoyée à la présidence du Conseil par le Groupe Responsabilité, cohérence et transparence (Groupe ACT) auprès de l'ONU, coordonné par la Suisse qui réunit 25 pays représentant le monde entier.

"Le Groupe ACT s'inquiète de ce que les réunions du Conseil qui ont eu lieu depuis qu’il est devenu impossible, du fait de la crise, de tenir des réunions physiques dans la salle du Conseil, n"ont pas été intégrées dans le programme de travail, ou annoncées officiellement, ou diffusées sur le web", souligne dans cette missive l'ambassadeur suisse à l'ONU, Jürg Lauber.

La retransmission de la réunion mardi n'a duré que dix minutes, le temps pour l'émissaire de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, de prononcer son allocution de Bamako. Comme programmé pour toutes les réunions "publiques" en avril, l'écran est redevenu noir ensuite, les 15 membres du Conseil passant au huis clos sans exposer leur point de vue publiquement comme dans le passé.

- "Torture" -

Officiellement l'ONU évoque des problèmes techniques pour expliquer l'absence de visioconférences publiques. Interrogés, plusieurs pays membres du Conseil ont promis de diffuser leur allocution ultérieurement.

Sur l'image diffusée par le site web de l'ONU, les ambassadeurs, en vignettes de chez eux ou d'un bureau, semblent absorbés par le sujet de la réunion.

Le système de visioconférence utilisé par les Nations unies interdit jusqu'à présent les traductions simultanées dans les six langues en vigueur (anglais, espagnol, français, arabe, russe, chinois), ne permettant que des réunions en anglais.

"C'est une torture", confie à l'AFP un ambassadeur francophone sous couvert d'anonymat. "Avec l'anglais, il n'est plus possible de corriger son texte juste avant de le prononcer", ajoute-t-il, en craignant aussi les aléas d'une vision du monde à l'ONU de plus en plus anglosaxonne.

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Coronavirus: en Italie, bond sur internet du prix des chocolats de Pâques

Une femme portant un masque de protection promène son chien sur la Piazza Navona à Rome, le 4 avril 2020, alors que les Italiens restent confinés pour empêcher la propagation du COVID-19. REUTERS / Alberto Lingria

Les prix des brioches et des chocolats de Pâques ont explosé en ligne, avec des hausses pouvant atteindre 168%, a alerté mardi une association de consommateurs italiens, Federconsumatori, en demandant aux autorités et sites de lutter contre cette spéculation.

En revanche, selon l'Observatoire national de Federconsumatori, la hausse reste limitée à +0,6% en moyenne dans les magasins et supermarchés, avec par exemple une augmentation de 4% pour les brioches de Pâques, baptisées colombes en Italie, et de 12% pour les moules destinés à préparer soit-même ses chocolats.

Une colombe coûte en moyenne 19,90 euros sur internet, contre 9,69 euros en magasin, et peut même atteindre 29,99 euros, dénonce l'association.

Même phénomène pour les oeufs de Pâques, avec un prix supérieur en moyenne en ligne de 37%, et pouvant même atteindre 168% de plus.

Ces hausses "sont inacceptables à tout point de vue", a déploré le président de Federconsumatori, Emilio Viafora, cité dans le communiqué.

"Non seulement les familles vont devoir affronter une fête de Pâques terne, et souvent pleine d'angoisse et de souffrance, mais aussi faire les comptes avec les répercussions économiques" de la situation sanitaire, qui "rendent encore plus graves les hausses des prix des produits alimentaires."

L'association, qui va signaler ces pratiques aux autorités et forces de l'ordre, appelle aussi les plateformes de vente en ligne à avoir un rôle actif dans la lutte contre ce type de spéculation, qui s'est aussi produite pour les gels désinfectants ou les masques.

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