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Les élus exigent une enquête sur les échecs de la sécurité au Capitole

Une équipe tactique avec ATF se réunit dans la rotonde pour assurer la sécurité de la poursuite de la session conjointe de la Chambre et du Sénat pour compter les votes du Collège électoral émis lors des élections de novembre, à Washington, le mercredi 6 janvier 2021.

Les législateurs américains appellent à une enquête sur les forces de police qui protègent le Capitole, tout en louant leurs actions, après la prise d'assaut mercredi du siège de la branche législative du pays par une foule de partisans pro-Trump.

La pression pour obtenir des réponses a été menée par deux démocrates qui, au nouveau Congrès, dirigeront les sous-comités chargés de superviser le budget de la police du Capitole des États-Unis.

"Il y aura beaucoup de vidéos, certaines [susciteront] des inquiétudes, d'autres montreront de l'héroïsme. Nous avons besoin d'une enquête complète sur la façon dont la sécurité du Capitole a été violée aussi rapidement", a déclaré le sénateur Chris Murphy.

Le membre du Congrès Tim Ryan a souligné un manque de préparation avant les rassemblements prévus mercredi où les partisans du président Donald Trump se sont réunis pour soutenir son rejet sans fondement de sa perte électorale.

"Je pense qu'il est assez clair qu'il y aura un certain nombre de personnes qui vont être sans emploi très, très bientôt parce que c'est une gêne à la fois de la part de la foule, du président, de l'insurrection et de la tentative de coup d'État , mais aussi le manque de planification professionnelle et de gestion de ce que nous savions qui allait se produire", a-t-il déclaré.

La députée Ilhan Omar a ajouté: "Nous dépensons des milliards de dollars pour la sécurité nationale et n’avons pas réussi à protéger la capitale de notre nation contre une foule sans loi. Inacceptable!"

La série d'événements de mercredi a commencé lorsque Donald Trump a pris la parole lors d'un rassemblement à midi sur l'Ellipse, juste au sud de la Maison Blanche, exhortant la foule à continuer de lutter contre les résultats des élections alors que les membres du Congrès se préparaient à certifier le décompte à deux kilomètres de là.

"Nous allons descendre Pennsylvania Avenue ... et nous allons au Capitole ... nous allons essayer de donner à nos républicains ... le genre de fierté et d'audace dont ils ont besoin pour reprendre notre pays", a-t-il dit.

Les supporters de Donald Trump à Washington, le 6 janvier 2021.
Les supporters de Donald Trump à Washington, le 6 janvier 2021.

À 13h30, la police du Capitole des États-Unis a dit aux gens dans un immeuble de bureaux de la Chambre des représentants et dans un bâtiment adjacent de la Bibliothèque du Congrès d'évacuer. Juste après 14 heures, des alertes ont été lancées concernant "une menace de sécurité extérieure située sur le front ouest du Capitole américain", suivies bientôt d'une autre alerte signalant une "menace de sécurité à l'intérieur du bâtiment".

Les législateurs et le personnel ont été invités à trouver un abri, à verrouiller les portes et à rester à l'écart des fenêtres.

Robert Contee, chef du département de la police métropolitaine de la ville, a déclaré que la police du Capitole avait déjà appelé son département pour demander de l'aide.

À 18 heures, lorsque la police du Capitole, aidée par des agents locaux ainsi que par la Garde nationale et les forces de l'ordre fédérales, a repris le contrôle, la police avait abattu une femme et trois autres personnes étaient décédées à la suite d'urgences médicales, selon Robert Contee.

La police métropolitaine a déclaré avoir arrêté 52 personnes et 14 agents ont été blessés.

Des manifestants au Congrès pour protester contre la certification électorale
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Le maire de Washington, Muriel Bowser, a émis une ordonnance de couvre-feu qui est entrée en vigueur peu de temps après et devrait durer toute la nuit. Vers 21 heures, les législateurs étaient de retour à l'intérieur du Capitole pour reprendre leur session.

Le FBI a lancé un appel au public pour qu'il fournisse des photos, des vidéos ou des informations sur les émeutiers.

À 1h13 du matin, une dernière alerte de la police du Capitole des États-Unis a été lancée: "l'USCP a stoppé l'incident de la menace à la sécurité intérieure. Revenez aux opérations normales."

Alors que le front ouest du Capitole accueillera l'inauguration du président élu Joe Biden le 20 janvier, Muriel Bowser a déclaré qu'elle avait prolongé une commande d'urgence de 15 jours "pour assurer la paix et la sécurité".

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Un homme armé a tenté de pénétrer dans les bureaux du FBI dans l'Ohio

Un véhicule du FBI, police fédérale américaine.

Un homme armé a tenté jeudi de pénétrer dans les bureaux du FBI à Cincinnati dans le nord des Etats-Unis, avant de se lancer dans une course-poursuite avec les policiers qui le tenaient en joue en milieu d'après-midi.

Le FBI, la police fédérale américaine, a indiqué dans un communiqué qu'une personne armée avait tenté d'"entrer par effraction" dans ses bureaux de Cincinnati dans l'Ohio jeudi en début de matinée.

Les faits se sont produits alors qu'une spectaculaire perquisition du domicile de Donald Trump par le FBI lundi a provoqué la colère des milieux d'extrême droite dans le pays, bien que rien n'indique que les deux évènements soient liés.

"L'alarme s'est déclenchée et des agents armés du FBI sont arrivés, et le suspect s'est enfui", a précisé la police fédérale.

Selon un média local, l'homme a fait usage d'un pistolet à clous et brandi une arme semi-automatique de type AR-15, avant de s'enfuir en voiture.

Un porte-parole de la police a précisé que les forces de l'ordre s'étaient lancées à sa poursuite.

"Une fois que le véhicule s'est arrêté, il y a eu un échange de coups de feu entre les policiers et le suspect", a-t-il indiqué. "L'événement est toujours en cours".

Le directeur du FBI, Christopher Wray, a annoncé mercredi que le FBI avait reçu des menaces après la perquisition chez M. Trump, les qualifiant de "déplorables et dangereuses".

"La violence contre les forces de l'ordre n'est pas la réponse, quel que soit votre problème", a-t-il ajouté.

La traçabilité du diamant brut, casse-tête camerounais

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Avortement illicite: une Américaine et sa fille incriminées par des chats sur Facebook

Les messages privés ont été donnés à la police, dans le Nebraska.

Selon la presse, Facebook a remis à la police une copie des conversations privées entre une mère et sa fille adolescente. Les autorités s'appuient sur ces échanges pour les accuser d'avoir avorté illégalement et d'avoir dissimulé le fœtus.

Au Nebraska, une quadragénaire et sa fille de 17 ans sont accusées d'avoir pratiqué un avortement illégal et d'avoir dissimulé un fœtus après que la police a obtenu l'historique de leurs conversations privées sur Facebook.

Selon le quotidien USA Today, en 2010 les législateurs de l'État ont adopté une loi qui limite à 20 semaines le moment où une interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée. Or, selon la police, Celeste Burgess et sa mère Jessica Burgess, ont acheté un médicament appelé Pregnot conçu pour mettre fin à une grossesse et l'ont utilisé pour faire avorter le jeune fille après 24 semaines de grossesse.

Selon un article de Motherboard, la justice s'appuie sur des preuves provenant des messages Facebook privés de l'adolescente, obtenus directement de Facebook par ordonnance d'un tribunal, qui montrent que la mère et la fille se sont accordées pour acheter ce médicament en ligne afin de provoquer l'avortement, puis elles se sont débarrassées du fœtus.

Jessica Burgess, 41 ans, est inculpée de cinq chefs d'accusation dont dissimulation illicite d'un cadavre. Celeste fait face à trois chefs d'accusation et elle sera jugée comme une adulte.

Prison de Butembo: seuls 49 détenus n'ont pas pris la fuite

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Une étudiante égyptienne poignardée par un camarade

Mohamed Adel (au centre) lors de son procès pour le meurtre de Nayera Achraf, fin juin.

Le parquet égyptien a annoncé tôt mercredi avoir placé en détention un étudiant pour le meurtre d'une camarade ayant refusé ses avances, deux mois après qu'un assassinat similaire avait provoqué l'indignation dans le pays.

Il y a deux semaines, un tribunal demandait à diffuser en direct l'exécution du meurtrier de Nayera Achraf, une étudiante poignardée à mort devant son université en juin pour "dissuader le plus grand nombre".

Mardi pourtant, un Égyptien de 22 ans a "poignardé à plusieurs reprises avec un couteau la victime, Salma", à quelques pas du palais de justice de Zagazig, rapporte le parquet. Elle aussi âgée de 22 ans selon la presse locale, la victime étudiait le journalisme dans cette ville à 60 km au nord du Caire.

Le meurtrier présumé risque désormais la peine de mort dans le pays qui distribue le plus de peines capitales au monde pour avoir tué celle que de nombreux Égyptiens appellent désormais "la nouvelle Nayera Achraf" sur les réseaux sociaux, où l'affaire fait débat.

Pour beaucoup d'internautes, "Salma a été assassinée simplement parce qu'elle est née femme dans une société misogyne". Mais dans le pays conservateur, de nombreux autres blâment la jeune fille qui "n'aurait pas dû être amie avec un homme". "Tant qu'il y aura des sympathisants qui donnent des excuses aux auteurs de ces crimes, ils continueront", conclut une autre internaute.

Les Égyptiennes se disent régulièrement exposées à la violence et lésées par la loi, dans un pays où l'islam rigoriste n'a cessé de gagner du terrain depuis les années 1970. Selon les autorités, près de huit millions de femmes avaient subi des violences en 2015 de la part d'un époux, d'un proche ou d'un étranger dans l'espace public.

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