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Des volontaires initient les jeunes camerounais aux métiers de l'informatique

Une session d’initiation des enfants au codage informatique à Developer Institute Cameroon, à Yaoundé, le 22 juillet 2020. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Former des programmateurs informatiques camerounais plus compétents et qualifiés est le défi des nouvelles écoles créées par des entrepreneurs technologiques locaux. L'une de ces écoles a ouvert ses portes récemment à Yaoundé.

La programmation informatique est une niche idéale pour l'auto-emploi car, comme le souligne le concepteur de drones William Elong, "aujourd'hui à l'ère du numérique, avoir des compétences en coding, c’est extrêmement important".

A 27 ans, quoique nanti d’un baccalauréat littéraire, William Elong est promoteur d’une start-up de conception et d’emballage de drones et co- fondateur de l’école de programmation informatique Developers Institute Cameroon.

"Nous utilisons par exemple Facebook, mais derrière Facebook, ce sont des milliers de développeurs. Ce cursus de formation permet de travailler dans des grandes entreprises et c’est ce type de compétences qu’on veut mettre sur le marché local", précise le jeune entrepreneur.

Coder avec ou sans pré-requis

Au Cameroun, les écoles de codage informatique ont la particularité d’offrir des cursus de formation de courte durée avec ou sans pré-requis grâce à l'appui des partenaires nationaux et étrangers.

"Nous avons un effectif de 20 personnes parmi lesquelles quatre filles qui ont démarré la formation. Tous nos stagiaires n’avaient aucune compétence en matière informatique. On est sur une pédagogie dite active, c’est-à-dire qu'on apprend aux personnes à apprendre", se réjouit Evelyne Mbakop.

A Douala, sous le label MbCode Consulting, cette Camerounaise met justement un accent sur la formation gratuite des jeunes avec des sessions d'initiation aux métiers du numérique qui durent 7 mois.

"L'idée, c'est de permettre à tout le monde de créer des programmes, des logiciels, des outils à travers des lignes de code qui vont permettre d'exécuter certaines tâches", explique William Elong dans son bureau au quartier Bastos à Yaoundé.

Des jeunes compétents

Certaines écoles ont même recours à l’expertise internationale afin de mieux outiller les apprenants.

Arielle Kitio, 27 ans, co-dirige à Yaoundé un hub d’innovation dénommé Vilab dédié à la programmation informatique sur deux langages prisés, à savoir javascript et python. Une formation conçue en partenariat avec des Israéliens.

"Deux parcours métiers sont proposés aux jeunes camerounais. Le premier parcours qui permet de créer le moteur derrière une application et le deuxième sur les métiers de l’interface, donc tout ce qui est attractif dans une application", explique-t-il.

Simon Seroussi, l’ambassadeur adjoint d’Israël au Cameroun a exalté lors de l’inauguration de l’école, "un partenariat qui va permettre de former de nombreux jeunes camerounais aux métiers du coding grâce à un savoir-faire et des technologies israéliennes qui ont fait leurs preuves".

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Le codage informatique attire aussi les enfants

Plus d'une dizaine d'enfants dont l'âge varie entre 7 et 13 ans suivent actuellement des cours d’initiation à Yaoundé.

Excelle Kitio, leur monitrice, explique la méthodologie de travail. "Avant de développer toute application, il faut d’abord que l’enfant ait la pensée critique. On leur présente des images qu’ils observent, ils dénichent le problème que présente l’image en question et pensent à une idée innovante pour résoudre ce problème", dit-elle.

L’une des activités phares lors cette session porte sur l'initiation des enfants à la robotique.

"Nous allons travailler pour que les enfants puissent comprendre ce qui se passe derrière le robot. Nous avons notre robot éducatif qui est là et ça va aider les enfants sur les sentiers de la robotique", confie à VOA Afrique, Loïc Bogne, développeur d’applications et moniteur des enfants.

Une session de formation pour adultes commence en octobre dans les mêmes locaux.

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Lancement de la première usine de panneaux solaires en Afrique de l’ouest

Les panneaux solaires sur le site de Zagtouli, près de Ouagadougou, le 29 novembre 2017, le jour de son ouverture.

Le Burkina Faso a inauguré mardi une usine de production et d’assemblage de panneaux solaires, la première en Afrique de l’Ouest, selon un communiqué du Premier ministre publié mercredi.

D’un coût de 3,2 milliards de francs CFA (4,9 millions d'euros) et baptisée "Faso Energy", cette usine, construite dans la zone industrielle de Kossodo, en périphérie nord de Ouagadougou, aura une production journalière de 200 panneaux solaires.

Selon le promoteur de Faso Energy, Moussa Kouanda, la production annuelle permettra d'installer une puissance de 30 mégawatts, soit 3% de la consommation du pays.

Le Premier ministre Christophe Dabiré a souligné l'importance de "l'utilisation des ressources renouvelables, pour éviter de compromettre notre avenir", lors de l'inauguration de l'usine.

"Nous allons pouvoir offrir à nos concitoyens de l'énergie à bas coût, et faire en sorte qu'ils puissent contribuer au développement économique et social du pays", a-t-il estimé.

"Aujourd'hui, un rêve devient une réalité", s'est réjoui de son côté le ministre de l'Energie Bachir Ismaël Ouédraogo, soulignant que la production locale de panneaux solaires favorisera la construction en cours de seize centrales solaires, pour un potentiel de 250 mégawatts.

Le Burkina a lancé le programme "Yeleen" (lumière) pour construire une série de centrales solaires, profitant du fort ensoleillement de ce pays sahélien.

Dans le cadre de ce programme, la construction de nouvelles centrales solaires de 20 et 10 MW a été lancée il y a deux semaines dans les villes de Koudougou et Kaya.

Six autres centrales solaires photovoltaïques d’une puissance cumulée de 176 MW sont en projet.

Visite dans une usine qui fabrique des panneaux solaires au Faso
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Il est prévu dans le cadre du programme Yeleen l’électrification par des systèmes solaires photovoltaïques de 396 centres de santé, écoles et centres d’alphabétisation, de 18 centres hospitaliers et d’un hôpital de district, de 13 maisons d’arrêt et de 7 universités, selon le gouvernement.

L'électricité demeure encore une denrée rare pour plus de 80 % de la population du Burkina Faso, qui reste dépendant des importations d'électricité de Côte d'Ivoire et du Ghana, qui atteignent jusqu'à 30 % de sa consommation.

Le Burkina vise à couvrir d'ici 2030 30% de ses besoins en électricité avec le solaire.

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