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Les hockeyeuses nord-coréennes débarquent au Sud pour les JO

Les 12 Nord-Coréennes se joindront aux 23 Sud-Coréennes initialement choisies pour la compétition.

Douze joueuses nord-coréennes de hockey sur glace sont arrivées en Corée du Sud jeudi pour former une équipe unifiée aux prochains jeux Olympiques d'hiver, la première du genre en près de trois décennies.

Les JO de Pyeongchang qui s'ouvrent le 9 février ont permis un rapprochement entre les deux frères ennemis après deux années de crispation due à l'accélération des programmes balistique et nucléaire de Pyongyang.

Mais les efforts de paix du président sud-coréen de centre-gauche Moon Jae-In sont loin de faire l'unanimité au Sud, certains l'accusant de sacrifier sur l'autel de la politique les chances de certains athlètes sud-coréens.

Les joueuses, qui portaient des survêtements siglés "DPR Korea", nom officiel de la Corée du Nord, ont franchi la frontière par la route non loin de Kaesong, la zone industrielle opérée conjointement par les deux Corées jusqu'en 2016. Puis, elles sont parties pour Jincheon, où se trouvent les infrastructures sud-coréennes de hockey sur glace, pour commencer à s'entraîner avec leurs nouvelles coéquipières.

>> Lire aussi : Une délégation sud-coréenne au Nord pour la première fois en près de deux ans

Elles étaient accompagnées par la délégation nord-coréenne chargée de préparer l'arrivée des autres athlètes de Pyongyang, a précisé le ministère sud-coréen de l'Unification.

Les 12 Nord-Coréennes se joindront aux 23 Sud-Coréennes initialement choisies pour la compétition, aux termes du récent accord trouvé par les deux Corées et le Comité international olympique.

Des voix se sont élevées au Sud pour s'inquiéter que cette addition soudaine d'un nombre imposant de sportives à quelques jours de la compétition -- pour laquelle le Sud s'est qualifié en tant qu'hôte plutôt qu'au mérite -- ne perturbe l'alchimie de l'équipe.

'A tous les Coréens'

De hauts responsables sud-coréens ont encore soufflé sur les braises quand ils ont justifié cette décision en expliquant que de toute façon, l'équipe féminine n'avait guère de chances de médaille.

La controverse a valu à M. Moon un plongeon de sa cote de popularité, à 60%, soit le niveau le moins enviable depuis sa prise de fonctions en mai 2017. Les enquêteurs du sondeur RealMeter imputent ce recul à cette équipe conjointe ainsi qu'au sentiment que le gouvernement a fait trop de concessions pour arracher la participation du Nord.

L'équipe unifiée de hockeyeuses disputera un match de préparation contre la Suède le 4 février à Incheon.

>> Lire aussi : Corée du Nord et Corée du Sud défileront ensemble aux JO 2018

C'est la première équipe intercoréenne depuis 1991, lorsque des joueurs de tennis de table des deux Corées avaient disputé les championnats du monde au Japon, et des footballeurs la coupe du monde des moins de 20 ans au Portugal.

Pyongyang, qui avait boycotté les jeux de Séoul en 1988, envoie dix autres athlètes à Pyeongchang, en ski de fond (trois), ski alpin (trois), patinage de vitesse (deux) et patinage artistique (un couple).

Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik sont les seuls Nord-Coréens qualifiés mais ils avaient raté la date-limite d'inscription.

Cette fébrilité intercoréenne fait suite à la main tendue par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un le jour du Nouvel An. Il s'est dit prêt à participer aux JO après des mois de mystère.

Le Nord a publié jeudi une adresse rarissime "à tous les Coréens" pour appeler à la réunification de la péninsule, objectif que les Nord-coréens avaient tenté de réaliser par la force en envahissant le Sud en 1950.

Investissement d'avenir?

"Menons une campagne énergique pour désamorcer les tensions militaires exacerbées et créer un climat pacifique sur la péninsule coréenne", dit le texte publié par l'agence officielle KCNA. Il faut "effacer la méfiance et l'incompréhension mutuelles" en multipliant les contacts et les échanges.

Tout contact civil est prohibé entre les deux Corées, toujours techniquement en guerre car le conflit s'est achevé en 1953 sur un armistice plutôt qu'un traité de paix.

M. Kim a saisi l'occasion de la compétition sportive pour faire retomber les tensions, apaisant du même coup les craintes des pays participant pour la sécurité de leurs athlètes.

Le Nord est soumis à de multiples sanctions de l'ONU du fait de ses ambitions militaires. En 2017, il a mené de multiples tirs de missiles et testé ce qu'il a présenté comme une bombe à hydrogène tandis que M. Kim et le président américain Donald Trump échangeaient insultes personnelles et menaces belliqueuses.

M. Moon, qui a toujours prôné le dialogue, souhaite que le Nord participe aux JO pour ouvrir la porte à un éventuel dialogue sur le désarmement nucléaire.

Faire venir le Nord est "un investissement d'avenir", souligne la présidence sud-coréenne. Mais de nombreux analystes doutent que cet élan pacifique durera au-delà des JO étant donné que Pyongyang assure être devenu un Etat nucléaire à part entière.

Avec AFP

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Le Sénat américain valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

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