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Les Guinéens aux urnes pour les premières municipales depuis 2005

Elections en Guinée (vidéo)
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Elections en Guinée (vidéo)

Les Guinéens ont commencé à voter dimanche pour désigner leurs conseillers municipaux, avec pour la première fois une compétition a priori ouverte dans un pays marqué par plus de 50 ans de régimes autoritaires.

Devant l'école primaire publique de Simbaya, dans la banlieue de Conakry, de longues files se sont constituées dès 7 heures (GMT et locales) obligeant les responsables de ce bureau de vote à commencer les opérations avant 8 heures, heure prévue du début du scrutin, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les bureaux doivent fermer à 18 heures GMT alors que 5,9 millions d'inscrits sont appelés aux urnes. Le moment de l'annonce des résultats est incertain.

Quelques électeurs sont sortis très tôt pour accomplir leurs devoirs civiques.

Certains ont confié à VOA Afrique d'avoir le sentiment d'être enfin soulagé. Les Guinéen ont attendu ces élections qui leur donne le droit d'élir les dirigeants à la tête des 342 communes urbains et rurales.

Le scrutin est sécurisé par 22.000 policiers et gendarmes visibles dans les rues de Conakry et devant les bureaux de vote visités par le correspondant de VOA Afrique.

"Je suis content d'avoir accompli mon devoir civique pour des communales, pour lesquelles je n'avais jamais voté. C'est la première fois que je le fais pour un maire et j'espère que mon candidat va l'emporter, pour qu'il mette son programme en place, à savoir assainir notre commune, mettre en place un système pour la création de l'emploi et la sécurité de la cité", a déclaré devant l'école de Simbaya Aboulaye Soumah, un chauffeur de taxi.

>> Lire aussi : Campagne pour les élections locales en Guinée

Les dernières élections locales remontent à 2005, sous la présidence du général Lansana Conté (1984-2008), dont le parti avait raflé plus de 80% des suffrages, ainsi que 31 des 38 communes urbaines et 241 des 303 communes rurales que comptait alors le pays.

Les mandats des exécutifs municipaux étant arrivés à échéance, ils ont été remplacés sous Alpha Condé, élu président en décembre 2010, après une transition militaire de deux ans.

Depuis, le gouvernement invoquait des questions financières pour justifier le report de ce scrutin, l'opposition l'accusant de vouloir ainsi concentrer tous les pouvoirs.

Près de 30.000 candidats

Après de nombreuses manifestations de protestation, souvent meurtrières, et à la suite d'un accord entre le pouvoir et l'opposition et de l'élection présidentielle de 2015, ces exécutifs ont été renouvelés, au prorata des voix obtenues par chaque parti aux derniers scrutins nationaux.

Malgré un nouvel accord, en octobre 2016, fixant enfin les élections locales à février 2017, elles avaient été encore retardées en raison de divergences sur l'organisation.

En septembre, des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau manifesté à Conakry pour exiger l'organisation de ce scrutin finalement convoqué en décembre par le président Condé pour le 4 février.

Pour désigner les dirigeants des 342 communes guinéennes, les électeurs doivent choisir parmi 29.554 candidats, dont 7.055 femmes, répartis sur plus de 1.300 listes de partis, de coalitions ou se présentant comme candidats indépendants. Les élus constitueront les conseils municipaux, chargés ensuite de désigner les exécutifs locaux.

Ces élections sont un "aboutissement", a estimé la semaine dernière Ibrahima Camara, directeur de campagne du parti de l'ancien Premier ministre Sidya Touré (1996-1999), candidat malheureux aux présidentielles de 2010 et 2015.

Une Guinéenne montre une affiche du parti de l'opposition UDFG, le 2 février 2018 à Conakry.
Une Guinéenne montre une affiche du parti de l'opposition UDFG, le 2 février 2018 à Conakry.

Il y voit une "de rampe de lancement pour enfin amener Sidya Touré en 2020 à la magistrature suprême", alors que la Constitution n'autorise pas le président Condé à briguer un troisième mandat.

En province, si des villes comme Kankan (est) et Labé (centre) apparaissent respectivement acquises au pouvoir et à l'opposition, la bataille s'annonce rude à Kindia (ouest) ou N'Zérékoré (sud).

A Kindia, le maire, appartenant à l'opposition, aura fort à faire face au candidat du parti présidentiel, qui a reçu le renfort de deux ministres, Cheick Taliby Sylla (Energie) et Oyé Guilavogui (Transports), tous deux natifs de la ville.

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2 civils et 4 miliciens tués à Beni, un centre de triage d'Ebola pillé

Le centre de traitement Ebola à Beni en RDC le 16 juillet 2019.

Deux civils et quatre miliciens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une offensive pour chasser des membres présumés du groupe armé musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF), dans l'est de la RDC, a-t-on appris de sources militaire et administrative.

"Dans l'offensive dans le nuit de dimanche à lundi menée par l'armée contre les ADF à Magboko, quatre ADF ont été tués", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu.

"Dans la localité de Mayimoya située à 15 km de Magboko, un autre groupe d'ADF a malheureusement tué deux civils dans une attaque dans le nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont aussi enlevé trois personnes au cours de leur incursion à Mayimoya", a ajouté M. Kibwana, indiquant que "le calme est revenu après la panique".

Par ailleurs, à Bashu, près de Butembo, des inconnus ont saccagé un centre de santé chargé du triage des cas d'Ebola. "Ils ont également pillé des médicaments", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (nord-Kivu).

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Selon un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

Des prédicateurs luttent contre le jihadisme

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