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Les Etats-Unis disent avoir déjoué un attentat jihadiste prévu le 4 juillet

Les gens regardent des feux d'artifice pendant les célébrations de la fête de l'indépendancesur le Mall à Washington, États-Unis, le 4 juillet 2016.

La police fédérale américaine a annoncé lundi l'arrestation d'un homme, proche des réseaux d'Al-Qaïda, suspecté de planifier un attentat à Cleveland mercredi, jour de la fête nationale des Etats-Unis.

Demetrius Nathaniel Pitts, un Américain de 48 ans, a déclaré à un agent infiltré du FBI qu'il voulait tuer des militaires et leurs familles à l'aide d'un véhicule chargé d'explosifs à Cleveland, ville de l'Etat de l'Ohio.

Le suspect, qui se fait également appeler Abdur Raheem Rafeeq, a été interpellé et écroué dimanche. Il a été inculpé de soutien à une organisation terroriste et encourt 20 ans de réclusion.

"Son intention était de tuer des soldats et leurs familles", a précisé dans une conférence de presse l'agent spécial du FBI Steve Anthony.

Né aux Etats-Unis, Demetrius Pitts a un casier judiciaire chargé, ayant été condamné pour des vols commis avec circonstances aggravantes et des violences conjugales.

Il était depuis des mois surveillé par la police fédérale, après avoir publié sur les réseaux sociaux des messages favorables à Al-Qaïda et exprimé son désir de recourir à la violence armée.

"Ses messages sur Facebook étaient franchement inquiétants", a souligné M. Anthony. Demetrius Pitts appelait les musulmans à se former au maniement des armes et des explosifs et à s'entraîner à la lutte au corps à corps.

Comme beaucoup d'autres villes du pays, Cleveland, située dans la région des Grands Lacs, avait l'intention de procéder mercredi à un tir de feux d'artifice pour le jour de l'Indépendance, qui célèbre la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776.

"Les terroristes rejettent les idéaux sur lesquels a été fondée cette nation, idéaux que nous célébrons le 4 juillet", a commenté dans un communiqué le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions.

Il s'agit de la quatrième arrestation cette année aux Etats-Unis d'une personne soupçonnée de planifier une attaque en lien avec un groupe jihadiste, selon Seamus Hughes, un expert d'un programme de recherche spécialisé dans l'extrémisme musulman à l'université George Washington.

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Malaise chez Facebook qui refuse de censurer les messages de Trump

Donald Trump et Mark Zuckerberg se rencontrent le 19 septembre 2019 (Photo: Twitter Trump)

Le clash entre Twitter et Donald Trump éclabousse Facebook, en position délicate depuis que son patron, Mark Zuckerberg, a refusé de sanctionner des propos polémiques du président et est désavoué publiquement par des employés - un phénomène rare dans la Silicon Valley.

"Mark a tort, et je vais m'efforcer de le faire changer d'avis en faisant beaucoup de bruit", a tweeté dimanche Ryan Freitas, directeur du design pour le News Feed (fil d'infos) de Facebook.

Lundi, le mouvement a pris de l'ampleur avec une grève en ligne par plusieurs salariés, dont Sara Zhang, qui déclare sur Twitter: "Nous devons faire face au danger, pas rester à couvert."

A l'origine, deux interventions sans précédent de Twitter la semaine dernière.

La plateforme a d'abord signalé deux tweets du président américain sur le vote par correspondance avec la mention "vérifiez les faits".

Mark Zuckerberg a alors rappelé sur Fox News que les plateformes, selon lui, ne devaient pas jouer le rôle "d'arbitres de la vérité en ligne" - une interview retweetée par Donald Trump.

Puis, vendredi, Twitter a masqué un autre message du locataire de la Maison Blanche, sur les affrontements à Minneapolis après la mort d'un homme noir, George Floyd, pour violation des directives du réseau sur l'apologie de la violence.

"Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles", déclarait Donald Trump au sujet des manifestations qui dégénèrent en émeutes.

Ces propos apparaissent aussi sur Facebook, mais Mark Zuckerberg a décidé de les laisser visibles, "après avoir hésité toute la journée".

Dans une publication sur son profil, il dit condamner à titre "personnel" la "rhétorique clivante et incendiaire" du président, mais n'entend pas supprimer les messages, au nom de la liberté d'expression et de l'intérêt du public à s'informer.

- Les révoltés du réseau -

"Je sais que beaucoup de gens sont mécontents (...), mais notre position est de faciliter le plus d'expression possible, à moins d'un risque imminent d'atteinte aux autres ou de dangers tels que décrits dans notre règlement".

Twitter et Facebook ont mis en place des systèmes de lutte contre les contenus dangereux (appels à la haine, harcèlement...) et contre la désinformation.

Mais Facebook exempt les personnalités et candidats politiques de l'essentiel de ces mesures.

"Je ne sais pas quoi faire, mais je sais que ne rien faire n'est pas acceptable. Je suis un employé de Facebook en désaccord complet avec la décision de Mark de ne rien faire au sujet des publications récentes de Trump, qui incitent clairement à la violence", a tweeté samedi Jason Stirman, un responsable en recherche et développement de la société, passé par Twitter.

"Je ne suis pas seul chez Facebook. Il n'y a pas de position neutre sur le racisme", a-t-il ajouté.

De fait, plusieurs autres salariés ont pris la parole ce weekend.

"Je pense que le tweet de Trump (sur les pillages) encourage la violence extra-judiciaire et attise le racisme. Respect à l'équipe de Twitter", écrit David Gillis, un designer.

Sara Zhang et d'autres employés appellent à changer le règlement, qui n'offre que deux choix : laisser les contenus ou les retirer.

"La décision de Facebook ne pas agir sur des publications qui incitent à la violence ignore d'autres options possibles pour assurer la sécurité de notre communauté", remarque-t-elle.

Sur Twitter, le message en question du président est resté visible malgré l'avertissement, mais les utilisateurs ne peuvent pas le retweeter, le "liker" ou y répondre.

- Appel à un ami -

Pour ne rien arranger, la presse américaine a révélé dimanche que Mark Zuckerberg et Donald Trump se sont entretenu vendredi par téléphone.

La conversation a été "productive", selon des sources anonymes du site spécialisé Axios et de la chaîne CNBC. Elle n'a été ni confirmée ni démentie par les intéressés.

La question se pose désormais sur la capacité de la toute nouvelle "Cour suprême" de Facebook à intervenir.

"Nous avons conscience que les gens veulent que le Conseil se penche sur beaucoup de questions importantes liées aux contenus en ligne", a tweeté le "Conseil de supervision" du réseau, qui a pris forme au début du mois.

Il est censé avoir le dernier mot sur le maintien ou non des contenus controversés, en toute indépendance.

Le géant des réseaux est directement concerné par la contre-attaque de Donald Trump contre Twitter.

Le président américain a signé jeudi un décret s'attaquant à une loi fondamentale de l'internet américain, la Section 230, qui offre aux plateformes numériques une immunité contre toute poursuite judiciaire liée aux contenus publiés par des tiers. Et leur donne la liberté d'intervenir à leur guise pour policer les échanges.

Affaire George Floyd: les dirigeants américains n'apprécient pas les critiques de l'étranger

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Affaire George Floyd: le Zimbabwe convoque l'ambassadeur américain

Des manifestants scandent des slogans et agitent le drapeau national du Zimbabwe au cours d'un rassemblement visant à dénoncer les sanctions économiques américaines et européennes, à Harare, le 25 octobre 2019. (AFP)

Le Zimbabwe a convoqué lundi l'ambassadeur américain à Harare pour dénoncer des commentaires de la Maison Blanche accusant le pays africain de tirer profit des manifestations contre les violences policières et le racisme aux Etats-Unis.

Plusieurs villes américaines, dont la capitale Washington, ont été placées sous couvre-feu après plusieurs nuits d'émeutes suscitées par la mort aux Etats-Unis à Minneapolis d'un homme noir, George Floyd, étouffé par un policier blanc lors de son arrestation.

Dimanche, le conseiller pour la sécurité nationale du président américain Donald Trump, Robert O’Brien, a dénoncé les commentaires critiques de la Chine, la Russie, l'Iran et le Zimbabwe sur cette affaire, les qualifiant "d'adversaires étrangers". C'était lors de l'émission This Week présentée par George Stephanopoulos sur la chaîne ABC.

Mécontent de ses propos, Harare a "convoqué l'ambassadeur américain", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère zimbabwéen des Affaires étrangères, James Manzou. "Il est en ce moment en réunion avec le ministre", a-t-il ajouté.

Dès lundi matin, un haut responsable du régime de Harare a qualifié sous couvert d'anonymat de "farce" les déclarations de M. O'Brien, dans le quotidien d'Etat The Herald.

"Le Zimbabwe ne se considère pas comme un adversaire de l'Amérique", a pour sa part tweeté le secrétaire à l'Information du gouvernement zimbabwéen, Nick Mangwana.

Les Etats-Unis maintiennent depuis près de vingt ans des sanctions contre quelque 100 personnes et entités juridiques zimbabwéennes, dont l'actuel président Emmerson Mnangagwa, en réponse à la répression sanglante infligée aux opposants.

Les relations entre Harare et Washington restent depuis extrêmement tendues, malgré la chute de Robert Mugabe et l'arrivée au pouvoir de M. Mnangagwa en 2017.

En mars, les Etats-Unis ont prolongé d'un an leurs sanctions contre le Zimbabwe, à cause notamment des "meurtres extra-judiciaires et viols" commis par les forces de sécurité de ce pays d'Afrique australe.

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