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Les Etats-Unis dénoncent la violence politique en Tanzanie après la mort d'un opposant

Le candidat de l'opposition Chadema à la présidentielle, Edward Lowassa, au centre, parle aux journalistes à Dar es-Salaam, le 29 octobre 2015, après.

L'ambassade des Etats-Unis en Tanzanie a dénoncé la violence à caractère politique dans ce pays d'Afrique de l'Est après la mort d'un responsable local de l'opposition, et appelé à une enquête "transparente".

"Les Etats-Unis sont profondément attristés par les informations faisant état de l'enlèvement et de la violence qui ont conduit à la mort de Daniel John", le responsable d'opposition tué, a indiqué l'ambassade américaine dans un communiqué publié sur son site internet.

>> Lire aussi : Un leader local de l'opposition en Tanzanie "assassiné" selon son parti

"L'escalade des confrontations et de la violence à caractère politique est inquiétante, et nous appelons toutes les parties à sauvegarder la paix et la sécurité du processus démocratique, du pays et du peuple tanzanien", a ajouté la même source.

Daniel John était responsable du principal parti d'opposition tanzanien (Chadema) pour la municipalité de Hananasif, dans un des districts de la capitale économique Dar es Salaam, où se déroule actuellement une âpre campagne électorale pour le remplacement du député de la circonscription, qui a démissionné.

Selon son parti, il a été enlevé lundi en pleine rue avant d'être retrouvé mort mardi dans un hôpital de Dar es Salaam, le corps marqué de coups de machette. Freeman Mbowe, chef de l'opposition au parlement, assure que "cet attentat" est lié à la campagne électorale en cours et a été perpétré par la ligue de jeunesse du Chama cha Mapinduzi (CCM), le parti au pouvoir.

"Nous nous joignons également aux Tanzaniens pour appeler à une enquête transparente pour que tous les responsables de la violence répondent de leurs actes conformément aux lois tanzaniennes", a conclu l'ambassade américaine.

>> Lire aussi : L'Église catholique dénonce les atteintes à la démocratie en Tanzanie

Des élections partielles sont prévues ce week-end dans plusieurs circonscriptions tanzaniennes afin de remplacer des députés et élus locaux démissionnaires.

Dans une lettre pastorale publiée dimanche dernier, les Evêques catholiques de Tanzanie avaient regretté les tensions qui accompagnent ces élections, tout en dénonçant les violations des principes démocratiques et de la liberté d'expression par le gouvernement du président John Magufuli.

En septembre 2017, le député Tundu Lissu, également membre du Chadema et numéro deux de l'opposition au Parlement, avait été atteint de plusieurs balles à son domicile au siège de l'Assemblée nationale.

Tundu Lissu, qui est également président de l'Ordre des avocats de son pays, est actuellement hospitalisé à Bruxelles, après des mois de soins intensifs au Kenya.

Le Chadema accuse le gouvernement d'être derrière l'attaque.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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