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Les Etats-Unis admettent avoir tué 20 civils en Irak et en Syrie en 5 mois

Des résidents inspectent un site touché par trois frappes aériennes consécutives menées par les forces aériennes russes, dans la zone contrôlée par les rebelles de la ville Maaret al-Numan dans la province de Idlib, en Syrie le 12 janvier 2016. (REUTERS/Khalil Ashawi)

Les frappes aériennes des Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie ont coûté la vie à 20 civils et en ont blessé 11 autres, entre septembre et février, a admis le Pentagone.

"La majorité des indices indique que neuf frappes aériennes américaines distinctes, en Irak et en Syrie, entre le 10 septembre 2015 et le 2 février 2016, ont probablement coûté la vie à 20 civils et en ont blessé 11 autres", a précisé US Central Command, le commandement militaire en charge de la région et de l'Afghanistan.

"Nous regrettons profondément les pertes de vies et blessures involontaires résultant de ces frappes", a poursuivi le Centcom dans un communiqué, en adressant sa "profonde compassion" aux familles et aux personnes affectées.

Le Centcom a ajouté que des enquêtes étaient toujours en cours concernant d'autres signalements de victimes civiles lors de frappes visant le groupe jihadiste, indiquant que des informations à ce sujet seraient fournies ultérieurement.

Selon la liste transmise par le Pentagone, six frappes ayant causé des victimes civiles ont été menées en Irak (17 morts au total) et trois en Syrie (trois morts au total). Les frappes les plus meurtrières sont survenues en Irak les 15 octobre (8 morts) et 12 décembre (5 morts).

Une frappe le 11 janvier près de Mossoul en Irak a causé la mort d'un civil. Elle avait attiré l'attention internationale car elle visait une réserve d'argent liquide, et les images rendues publiques montraient des centaines de billets flottant dans les airs après le bombardement.

Des ONG affirment que le nombre de victimes civiles est bien supérieur, du fait des près de 12.000 frappes par avion ou drone.

L'ONG Airwars, basée à Londres, qui compile et recoupe les informations publiquement disponibles sur les bombardements, a indiqué fin mars que les frappes russes avaient probablement tué entre "1.096 et 1.448 civils" entre octobre et décembre 2015, dans 192 bombardements.

Par comparaison, les frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ont probablement tué 1.044 personnes en Irak et en Syrie depuis le début de la campagne contre l'EI à l'été 2014, selon cette ONG.

Au total, les Etats-Unis ont jusqu'à présent reconnu que 41 civils avaient été tués et 28 blessés depuis le début des frappes de la coalition internationale en Irak et en Syrie.

Avec AFP

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L'activité économique pourrait redémarrer en mai aux Etats-Unis

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin parle du coronavirus dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le jeudi 2 avril 2020, à Washington. (Photo AP / Alex Brandon)

Les entreprises américaines, contraintes d'arrêter leur activité dans un effort pour contenir la pandémie du coronavirus, pourraient "redémarrer" au mois de mai, a estimé jeudi le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

A la question d'un animateur de CNBC: "Pensez-vous que nous puissions reprendre une activité économique" le mois prochain ? Le ministre de Donald Trump a répondu: "Je le pense".

"A partir du moment où le président (Donald Trump) est à l'aise sur les questions de santé et que nous faisons tout ce qui est nécessaire pour que les entreprises américaines et les travailleurs américains puissent être ouverts aux affaires et qu'ils aient la liquidité dont ils ont besoin pour faire fonctionner leur entreprise", a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui brigue un second mandat, n'a pas caché sa volonté de redémarrer l'activité aussi vite que possible.

"Le président demande des conseils à tous, à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement", a déclaré jeudi à des journalistes le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow.

"Le président s'est entretenu avec ses conseillers économiques", a-t-il ajouté, soulignant qu'"il n'y a(vait) rien de formel".

Il a également émis l'idée, interrogé sur la chaîne Fox Business, de prendre en charge les investissements des entreprises américaines qui relocaliseraient leur activité de Chine vers les Etats-Unis.

De nombreux commerces, restaurants, petites entreprises ont dû arrêter net leur activité il y a près d'un mois, plongeant le pays dans une grave récession.

En trois semaines, 16,7 millions de personnes ont rempli un dossier de demande d'allocations chômage pour la première fois, du jamais-vu.

Plus tôt jeudi, le docteur Anthony Fauci --l'épidémiologiste en charge au niveau fédéral-- a apporté une lueur d'espoir en estimant que les Américains pourraient peut-être prendre des vacances d'été, mais sous conditions, alors que le pays espère atteindre dans les prochains jours le pic de la pandémie de Covid-19.

"Cela pourrait être au rendez-vous", a répondu dans un entretien sur CBS le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, représentant de la communauté scientifique dans le groupe de travail de la Maison Blanche qui conseille Donald Trump sur l'épidémie.

A l'approche du scrutin de novembre, le président américain espère une reprise alors que l'économie était, juste avant la pandémie, sa carte maîtresse pour la campagne.

Le coronavirus a affecté plus de 450.000 personnes et fait plus de 16.200 décès aux Etats-Unis, selon le comptage de Johns Hopkins University.

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Nouvel appel de l'ONU en faveur des femmes et des filles

Femmes et enfants séparant la terre du grain renversé par un camion dont le conducteur a perdu le contrôle, dans la forêt de Machinga au Malawi, 24 mai 2016. (AP Photo/Tsvangirayi Mukwazhi)

"Près de 60% des femmes dans le monde travaillent dans l'économie informelle, gagnant moins, épargnant moins, et font face à un plus grand risque de tomber dans la pauvreté" avec le Covid-19, a averti l'ONU, appelant à "les mettre au coeur" de la reconstruction des économies.

La pandémie "a des effets économiques et sociaux dévastateurs pour les femmes et les filles", souligne dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à l'occasion de la sortie d'un rapport soulignant que "des millions d'emplois de femmes ont disparu".

"Des adolescentes qui ne vont plus à l'école pourraient ne jamais y retourner", ajoute le chef des Nations Unies, craignant que "les progrès perdus ne mettent des années à revenir".

Antonio Guterres avait déjà lancé dimanche un appel aux gouvernements pour qu'ils protègent davantage les femmes et filles de la violence conjugale et familiale dans la période de confinement généralisé imposé par le Covid-19 à travers le monde.

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