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Les diplomates occidentaux préoccupés par le contrôle des réseaux sociaux au Rwanda

Paul Kagame au stade Amahoro de Kigali, Rwanda, le 7 avril 2014

Des diplomates en poste au Rwanda se sont dits préoccupés par une directive de la commission électorale l'autorisant à contrôler les publications de campagne sur les réseaux sociaux des candidats à la présidentielle du 4 août.

"Nous sommes tous préoccupés par ce récent développement et je pense qu'il est important de vraiment comprendre ce qui sous-tend cette très très sérieuse limitation de la liberté d'expression", a déclaré Erica Barks-Ruggles, l'ambassadrice des Etats-Unis lors d'un dialogue organisé par l'Union européenne en présence du ministre rwandais de la justice et portant sur les droits de l'homme au Rwanda.

La commission électorale nationale (NEC) a récemment publié une directive prenant effet à partir du 14 juillet - date du début de la campagne électorale - qui oblige tous les candidats à la présidentielle à lui soumettre au moins 48h avant leur utilisation tous les "messages, photographies ou autre matériel de campagne" qu'ils souhaitent publier sur les réseaux sociaux.

Cette mesure vise à "éviter des expressions, des paroles, des actes qui peuvent amener la population à des actes d'insécurité, au réveil du divisionnisme dans la population rwandaise", a expliqué Kalisa Mbanda, président de la commission électorale rwandaise.

"Nous avons les mêmes problèmes dans nos pays, nous discutons de comment contrôler Facebook, comment limiter les discours haineux et tout cela, mais la censure est-elle la voie à suivre ?", s'est interrogé Peter Woeste l'ambassadeur d'Allemagne.

La mesure a été critiquée par l'opposition rwandaise qui craint son utilisation pour empêcher toute critique du régime du président Paul Kagame.

"Je pense que c'est trop limitatif", a expliqué à l'AFP Michael Ryan, l'ambassadeur de l'Union européenne, s'inquètant de savoir "où les lignes sont tracées".

"L'important est d'avoir des élections libres et équitables dans le sens où les candidats ont le droit d'accéder au public avec leurs programmes et leurs politiques", a-t-il conclu.

"La commission électorale nationale a le droit de réfléchir, d'agir, de publier des lignes directrices", a répondu Johnston Busingye, le ministre rwandais de la Justice, tout en reconnaissant que la "la société a également le droit de réagir" y compris par voie légale.

Quatre candidats d'opposition ont déclaré leur intention d'affronter le président Kagame mais ils doivent encore recevoir l'aval de la commission électorale.

Une réforme controversée de la constitution adoptée en décembre 2015 permet à l'homme fort du Rwanda depuis 1994 de se représenter cette année et, potentiellement, de diriger le pays jusqu'en 2034.

Si la Constitution consacre le multipartisme, il n'existe pratiquement pas d'opposition, le FPR contrôlant d'une main de fer les sphères politique, sociale et économique.

Depuis la fin du génocide qui a fait d'avril à juillet 1994 environ 800.000 morts - essentiellement parmi la minorité tutsi - le Rwanda est salué pour ses résultats économiques et sa stabilité mais critiqué pour ses atteintes à la liberté d'expression et son manque d'ouverture politique.

Avec AFP

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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