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Les déplacés de Boko Haram commencent à rentrer chez eux au Nigeria


Des baraques et des hangars dans un camp de déplacés de Gamboru/Ngala à Borno, Nigeria, 27 avril 2017.
Des baraques et des hangars dans un camp de déplacés de Gamboru/Ngala à Borno, Nigeria, 27 avril 2017.

Plus de 1.000 civils déplacés par le conflit de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria sont rentrés à Bama, quatre ans après la destruction de la ville par les jihadistes, dans le cadre d'un vaste programme de reconstruction et de retour lancé par les autorités.

Depuis lundi, 1.200 personnes ont été convoyées à Bama pour permettre le "retour progressif des habitants de la ville qui avaient fui après l'invasion de Boko Haram en 2014", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Information du Borno, Mohammed Bulama.

"Nous voulons faire revenir plus de 100.000 personnes à Bama dans les mois à venir" dans le cadre du programme de "reconstruction, réinstallation et réhabilitation" organisé par l'Etat du Borno, le plus touché par le conflit, a-t-il ajouté.

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Le nord-est du Nigeria a été dévasté par l'insurrection ayant fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est depuis 2009.

Les "retournés" ont été minutieusement contrôlés avant de se voir remettre un badge et de monter à bord de camions escortés par l'armée jusqu'à Bama, a expliqué l'un d'eux, Umar Bukar.

Chacun a ensuite reçu un sac de riz, un sac de mil ainsi que 10.000 nairas (22,7 euros) en espèces pour pouvoir "démarrer une nouvelle vie".

Les jihadistes s'étaient emparé en septembre 2014 de Bama, carrefour commercial stratégiquement situé près de la frontière avec le Cameroun, et deuxième agglomération de l'Etat du Borno avec près de 270.000 habitants.

La plupart des habitants avaient fui à Maiduguri, la capitale régionale, rejoignant des camps surpeuplés sous perfusion de l'aide humanitaire internationale, ou accueillis par la population locale.

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Même après la reprise de la ville par l'armée en mars 2015, ils n'étaient pas rentrés chez eux, en raison de l'insécurité persistante et des dommages causés par les insurgés.

Détruite à 85%, Bama est devenue le symbole de la destruction à grande échelle orchestrée par le groupe islamiste, qui a brûlé l'immense majorité des bâtiments et jonché les rues de cadavres avant de partir.

Avec AFP

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