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Les démocrates assènent un premier coup au mur voulu par Trump

Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a voté mardi à une confortable majorité contre la situation d'"urgence nationale" décrétée par le président américain Donald Trump pour pouvoir construire un mur anti-immigration clandestine à la frontière avec le Mexique.

Les démocrates ont remporté mardi une victoire parlementaire face à Donald Trump avec le rejet, à la chambre basse du Congrès, de l'"urgence nationale" décrétée par le président américain pour pouvoir construire son mur anti-immigration clandestine.

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, a planté la première banderille. Le Sénat, contrôlé par les républicains, donnera-t-il l'estocade?

Cette perspective semble de plus en plus probable à mesure que des sénateurs républicains expriment leur malaise face à la déclaration d'"urgence nationale", et après le vote à la Chambre, mardi, de plus d'une dizaine de républicains en faveur de la résolution démocrate.

Même si ce texte était finalement approuvé par les deux chambres du Congrès, il n'irait très probablement pas plus loin: Donald Trump a promis de le bloquer.

Si cette résolution arrivait sur le bureau du président pour qu'il la promulgue, "ses conseillers lui recommanderaient qu'il y mette son veto", a encore martelé la Maison Blanche mardi.

Les démocrates auraient alors peu de chances d'outrepasser ce veto, puisqu'ils restent loin de la majorité des deux-tiers nécessaires au Congrès.

Reste que cette perspective marquerait un coup dur pour le président républicain, qui serait contraint d'utiliser le premier veto de sa présidence pour forcer le passage d'une de ses décisions les plus controversées.

Introduite par les démocrates, la résolution a été approuvée à la Chambre par 245 voix pour --dont 13 républicains-- face à 182 votes contre, tous du parti de Donald Trump.

En quelques lignes seulement, elle proclame que "l'urgence nationale déclarée par le président le 15 février 2019 (...) est par la présente annulée".

Toute la bataille va désormais se déplacer au Sénat.

Le texte doit arriver dans les prochains jours à la chambre haute, contrôlée par les républicains (53 sièges sur 100), où il n'a besoin que d'une majorité simple pour être adopté.

L'influent chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, a reconnu mardi l'incertitude planant dans son camp, alors que déjà trois sénateurs ont indiqué qu'ils voteraient certainement, ou très probablement, avec les démocrates.

Si les 47 démocrates votent en bloc, il ne manquera plus qu'une voix républicaine pour approuver le texte. Or, plusieurs autres sénateurs républicains, comme Marco Rubio et Mitt Romney, ont exprimé leur désaccord avec la déclaration d'"urgence nationale".

Toujours très populaire auprès de la base du parti républicain, Donald Trump, a mis en garde publiquement les "rebelles" potentiels, en les appelant, lundi, à ne pas "tomber dans le +piège+ des démocrates".

- Bataille judiciaire -

C'est pour honorer l'une de ses grandes promesses de campagne de 2016 que le président américain a décidé de contourner le Congrès, qui ne lui attribuait qu'un quart du budget réclamé pour son mur.

En décrétant une "urgence nationale", il compte débloquer des fonds fédéraux --notamment destinés au Pentagone-- et atteindre un budget total de huit milliards de dollars pour ériger ce mur le long de la frontière avec le Mexique. Objectif, selon Donald Trump: freiner l'immigration clandestine.

L'initiative a provoqué une immédiate levée de boucliers, dans l'opposition démocrate, mais aussi chez certains républicains qui y voient une atteinte grave aux prérogatives du Congrès, normalement responsable de l'attribution des fonds fédéraux.

Une féroce bataille judiciaire a en parallèle été lancée par 16 Etats américains, avec une plainte déposée devant un tribunal fédéral en Californie dès le 18 février. Elle pourrait remonter, à terme, jusqu'à la Cour suprême.

Outre la question des pouvoirs présidentiels, c'est celle de la réalité de la "crise" migratoire et de "l'urgence" à la frontière qui pourrait être déterminante.

Donald Trump lui-même, en décrétant la situation d'urgence contre une "invasion", avait déclaré: "Je n'avais pas besoin de le faire mais je préfère le faire beaucoup plus rapidement".

"Il n'y pas d'urgence, il le dit lui-même", a asséné mardi le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer.

Plusieurs présidents américains ont déjà eu recours à cette procédure, mais dans des circonstances bien particulières, comme le républicain George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, le démocrate Barack Obama en pleine épidémie de grippe H1N1, ou pour décréter des sanctions économiques.

Avec AFP

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Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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