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Les coptes d'Egypte célèbrent Noël après une année meurtrière

Les participants coptes campent au monastère de la Vierge Marie en attendant le début de l'événement à Assiout, en Egypte, le 20 août 2017. (H. Elrasam / VOA)

Les coptes d'Egypte célèbrent Noël samedi sous haute protection, après une année particulièrement meurtrière pour la plus importante communauté chrétienne du Proche-Orient.

Depuis plus d'un an, les coptes, dont le pape Tawadros II est un fidèle soutien au régime du président Abdel Fattah al-Sissi, ont été la cible de plusieurs attentats, notamment contre des églises, qui ont fait plus de 100 morts.

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Ce Noël fait donc l'objet de mesures de sécurité particulièrement ostensibles autour des principales églises du Caire quadrillées par les cordons de policiers.

"Cette année nous n'arrêterons pas de soutenir l'Etat, le président (Sissi) et de jouer notre rôle national mais nous espérons que les responsables trouveront un moyen de réduire ces attaques", confie à l'AFP le Père Makarios, évêque de Minya, une ville régulièrement secouée par les violences sectaires.

Et la menace reste grande: la semaine dernière, l'attaque par un jihadiste armé contre une église dans la banlieue sud de la capitale a coûté la vie à neuf personnes.

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Les récentes attaques, revendiquées par l'organisation Etat islamique (EI), s'inscrivent dans un cycle de violences entamé en 2013 avec la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, qui a provoqué une insurrection jihadiste principalement dans le nord du Sinaï.

Des centaines de policiers et soldats, ainsi que des civils ont été tués.

Les attaques à répétition contre les coptes, ont fait d'eux une cible de choix pour l'EI, qui ne se contente plus seulement de viser les membres des forces de sécurité.

La série noire a démarré en décembre 2016 avec un attentat suicide contre une église du Caire, contigüe à la cathédrale Saint-Marc, siège du pape de l'Eglise copte orthodoxe Tawadros II. Bilan 29 morts.

- Affrontements -

Puis, sous la menace d'extrémistes, des dizaines de familles coptes ont fui en février la région bouclée du Nord-Sinaï.

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En avril, deux autres attentats, contre deux églises à Tanta et Alexandrie (nord), ont fait 45 morts.

En mai, au moins 28 personnes, dont de nombreux enfants, ont été tuées dans l'attaque d'un bus transportant des pèlerins vers un monastère copte, dans la province de Minya, à plus de 200 km au sud du Caire.

Des manifestations de chrétiens succèdent parfois aux attaques, entre hommages aux "martyres" et protestations contre de supposées négligences sécuritaires autour des églises.

Les coptes représentent 10% des quelque 96 millions d'habitants de l'Egypte et sont présents dans tout le pays. Ils sont faiblement représentés au gouvernement et se disent marginalisés.

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De son côté, M. Sissi a multiplié les gestes d'ouverture en direction des chrétiens, participant aux grands événements cultuels aux côtés de Tawadros II.

Ce samedi, la messe de Noël se tiendra dans la plus grande cathédrale du pays, récemment érigée dans le désert où se construit la nouvelle capitale administrative, à environ 45 km du Caire.

Fin 2016, le chef de l'Etat a promulgué une loi sur la construction et la restauration des églises présentée comme une avancée. Nombreuses églises sont construites de manière illégale faute d'obtenir une autorisation administrative.

La présence de ces églises est parfois à l'origine d'affrontements inter-communautaires.

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Fin décembre, des centaines d'assaillants ont fait irruption dans une église construite illégalement à une centaine de kilomètres au sud du Caire, faisant plusieurs blessés, selon un communiqué de l'archevêché.

Après les attaques, "le deuxième dossier important (est celui des) tensions et (de) la violence liées à la pratique des rituels coptes", estime Ishak Ibrahim, auteur d'un rapport de l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) publié en décembre.

Les fermetures d'églises et d'édifices religieux fréquentés depuis des années ont augmenté cette année selon lui.

Avec AFP

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Référendum en Egypte: la révision constitutionnelle controversée renforçant Sissi approuvée

Un poster géant du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, en Égypte, le 25 mars 2018.

La révision constitutionnelle controversée permettant la prolongation de la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, et renforçant les pouvoirs de l'ex-maréchal, a été approuvée par référendum à 88,83%, a annoncé mardi l'Autorité nationale des élections.

Le président de cet organisme, Lachine Ibrahim, a précisé lors d'une conférence de presse au Caire que 11,17% des électeurs "se sont prononcés contre" cette réforme et que "le taux de participation (...) a atteint 44,33%".

Les Egyptiens ont voté du samedi 20 au lundi 22 pour ou contre la modification de plusieurs articles de la Constitution de 2014, qui limitait notamment la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans.

Le scrutin de trois jours s'est déroulé "dans un climat démocratique stimulé par la liberté", a insisté M. Ibrahim. Mais le référendum a été organisé en un temps record, quatre jours après un vote au parlement, et sans véritable débat de fond dans les médias sur les enjeux de la réforme.

"Le référendum s'est déroulé dans un environnement tellement injuste et non libre que ses résultats ne peuvent prétendre à une quelconque légitimité", a dénoncé Michael Page, directeur adjoint de l'ONG Human Rights Watch pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient.

Le président Sissi a rendu hommage sur Twitter à ses concitoyens "qui ont ébloui le monde par leur conscience nationale des défis auxquels est confrontée notre chère Egypte".

L'ex-maréchal, aujourd'hui âgé de 64 ans, a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%.

La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. L'ex-maréchal pourra se représenter à un troisième mandat, de six ans, lors de l'élection de 2024.

Environ 27 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes sur les plus 61 millions enregistrés dans le pays le plus peuplé du monde arabe, selon M. Ibrahim.

- "Dangereux précédent" -

Au-delà du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle permet le contrôle du chef de l'Etat sur le système judiciaire, avec un pouvoir de nomination des chefs de juridictions. La réforme octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi.

"Ces amendements constitutionnels renforcent l'exécutif et l'armée au détriment d'un système judiciaire et législatif affaibli", a expliqué à l'AFP Mai El-Sadany, responsable des questions juridiques au groupe de réflexion The Tahrir Institute for Middle East Policy (Timep), basé à Washington.

Selon elle, la réforme "mine la séparation des pouvoirs, porte atteinte à l'Etat de droit et réduit au silence les espaces pour la dissidence indépendante".

Pour Moustafa Kamel al-Sayed, professeur de sciences politiques à l'Université américaine du Caire, les amendements créent un "dangereux précédent".

"Le pouvoir sera concentré entre les mains d'un seul homme (le président). Il sera très difficile de revenir en arrière car qui abandonnera autant de pouvoir?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les partisans de la révision constitutionnelle défendent de leurs côtés sa nécessité pour la stabilité du pays, dans un pays en crise économique et voisin de plusieurs pays troublés, en Afrique et Moyen-Orient, comme le Soudan et la Libye.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

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