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Les consommateurs tchadiens se plaignent des taxes sur les factures téléphoniques


Des boutiques de télécommunications à N'djamena, au Tchad, le 2 avril 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, les abonnés des téléphonies mobiles se plaignent du prélèvement des taxes sur chaque appel qu’ils estiment "abusives".  Cette situation oblige certaines organisations de la société civile à mener plusieurs actions et un appel à des journées sans téléphone, mais sans succès.

Sur toutes les factures, 18% sont prélevés systématiquement en guise des droits d’assises sur chaque coup de fil.

Ce prélèvement est l’une des conséquences des mesures prescrites par le FMI aux pays membres de la CEMAC, lors du sommet tenu à Yaoundé au Cameroun en décembre 2016 afin de donner de l’oxygène à leurs économies.

Ces mesures sont produites dans le cadre d'un plan d’urgence visant à sortir la sous-région du marasme économique de peur, de subir le réajustement du Franc CFA.

En bon élève, le Tchad a voulu faire mieux pour renflouer son trésor public à travers ce secteur prometteur en instaurant ces droits d’assise dans son budget général de 2017 plutôt que de subir les coups de fouet du FMI. Les abonnés des téléphonies mobiles trouvent cette facturation abusive.

L'État utilise les réseaux téléphoniques pour nous arnaquer".
Ndigamnayel Nelly Versinis, président de "Contre la vie chère"

Le président du Collectif tchadien "Contre la vie chère", qui en est à sa quatrième action pacifique, ne baisse pas les bras. Après avoir appelé à des journées sans téléphone pour demander de compte à ces opérateurs, Ndigamnayel Nelly Versinis, entend changer de stratégie.

"Nous souhaitons faire des sittings devant les bureaux", indique-t-il, avant d'accuser le coup : "l'État utilise les réseaux téléphoniques pour nous arnaquer".

"Il faut que l'État cesse de taxer ces produits et nous allons lancer une pétition pour faire reviser cette loi".
Daouda El-haj Adam, Association pour la défense des droits des consommateurs

Du côté de l’Association pour la défense des droits des consommateurs, une pétition est lancée pour recueillir plus de signatures afin d’amener le gouvernement à revenir sur cette décision.

"Il faut que l'État cesse de taxer ces produits et nous allons lancer une pétition pour faire réviser cette loi", explique Daouda El-haj Adam, le secrétaire général.

Contactées par VOA Afrique, les institutions chargées de gérer et réguler ce secteur opposent un refus poli.

André Kodmadjingr, correspondant à N'Djamena

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