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Les compagnies et les pays qui clouent au sol leurs Boeing 737 MAX

Le crash d'un Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines près d'Addis Abeba dimanche, un peu plus de quatre mois après un accident similaire d'un appareil de Lion Air en Indonésie, a conduit l'Union européenne et plusieurs autres pays à fermer leur espace aérien à ce modèle d'avion.

De nombreuses compagnies aériennes ont par ailleurs décidé de clouer au sol cet appareil ou d'autres de la même gamme.

- Les pays qui interdisent leur espace aérien -

- En Europe :

L'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a décidé mardi de fermer l'espace aérien européen aux Boeing 737 MAX 8 qu'ils soient à destination, au départ, ou à l'intérieur de l'Union européenne, que les opérateurs soient européens ou issus de pays tiers.

Plus tôt dans la journée, l'Allemagne avait banni les 737 MAX 8 et 9 et la Pologne les 737 MAX 8 de leur espace aérien national, tandis que la France, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Autriche, l'Irlande et les Pays-Bas avaient exclu tous les 737 MAX.

- Ailleurs dans le monde :

L'Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, les Emirats arabes unis et le Koweït ont interdit tous les Boeing 737 MAX dans leur espace aérien. La Malaisie a fait de même avec les Boeing 737 MAX 8.

- Les pays qui suspendent les vols -

- La Chine :

La Chine a suspendu les vols des Boeing 737 Max 8 jusqu'à confirmation par les autorités américaines et Boeing des "mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols".

Un total de 76 Boeing de la famille 737 MAX ont été livrés à une dizaine de compagnies aériennes chinoises.

- L'Indonésie :

L'Indonésie, dont la compagnie Lion Air a perdu un Boeing 737 MAX 8 le 29 octobre 2018 avec 189 personnes à son bord, a décidé lundi d'immobiliser sa flotte de 11 Boeing 737 MAX 8. Lion Air a annoncé mardi le report de la réception d'une commande de quatre Boeing 737 MAX.

- Autres pays :

Oman a suspendu les opérations des 5 Boeing 737 MAX de la compagnie nationale Oman Air, la Corée du Sud a requis l'immobilisation des deux appareils de la compagnie locale à bas prix Eastar Jet dans l'attente des résultats d'une inspection, et la Mongolie a cloué au sol l'unique 737 MAX 8 du transporteur national Mongolian Airlines.

- L'Inde a annoncé mardi avoir cloué au sol sa flotte de Boeing 737 MAX. "Ces avions ne voleront pas tant que des modifications appropriées et des mesures ne seront pas prises pour assurer leur sûreté", selon le ministère de l'Aviation civile.

- Les compagnies qui immobilisent leurs avions ou suspendent leurs commandes -

- Ethiopian Airlines, à la suite de l'accident subi par un de ses avions dimanche, a cloué au sol ses 4 Boeing 737 MAX.

- Tuifly (Allemagne et Grande-Bretagne, 15 avions), flyDubai (Emirats arabes unis, 13), Gol (Brésil, 7), Aeromexico (Mexique, 6), LOT (Pologne, 5), Aerolineas Argentinas (Argentine, 5), Icelandair (Islande, 3), Comair (Afrique du Sud, 1) et Cayman Airways (Iles Caïmans, 2) ont immobilisé leurs Boeing 737 MAX 8.

- Norwegian Air Shuttle (Norvège, 18 avions) et Turkish Airlines (Turquie, 12 avions) ont cloué au sol leurs Boeing 737 MAX.

- Ceux qui continuent l'exploitation -

- Les Etats-Unis estiment qu'il n'y a pas de raison de clouer au sol le Boeing 737 MAX 8. "Jusqu'à présent notre examen du dossier ne montre aucun problème de performance et ne fournit aucune raison pour ordonner l'immobilisation de cet avion", a affirmé l'Agence fédérale de l'aviation (FAA) dans un communiqué, confirmant l'isolement des Etats-Unis par rapport au reste du monde sur cette affaire.

- Les compagnies américaines Southwest (34 appareils) et American Airlines (24) ont fait savoir que les vols de leurs Boeing 737 MAX se poursuivaient pour le moment, de même que ceux de l'italienne Air Italy (3) et la russe S7 (2).

Avec AFP

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La Chine lance son Nasdaq pour rivaliser avec les USA dans la tech

L'ex-chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne prononçant un discours devant la Bourse de Shanghai, Chine, le 22 septembre 2015.

La Chine dispose désormais d'un équivalent à l'indice new-yorkais Nasdaq: les premières cotations ont débuté lundi sur une nouvelle plateforme de la Bourse de Shanghai dédiée aux valeurs du secteur technologique, qui fait l'objet d'une rivalité croissante entre Pékin et Washington.

Il s'agit de l'une des réformes les plus importantes du marché chinois, à l'heure où le géant asiatique s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers les nouvelles technologies et les produits à haute valeur ajoutée, et en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Baptisé "STAR Market", le Nasdaq chinois dispose de règles d'introduction en Bourse considérablement assouplies pour aider les entreprises prometteuses à lever plus facilement des capitaux afin de financer leur développement.

L'objectif affiché est aussi de retenir en Chine continentale les pépites nationales de la tech, à l'heure où le géant asiatique rivalise avec les États-Unis pour dominer le crucial secteur technologique.

"Si la Chine n'avait pas lancé une nouvelle plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, elle aurait raté une opportunité de basculer son développement économique vers celui de la nouvelle économie", estime Yang Delong, économiste en chef chez First Seafront Fund Management, basé à Shenzhen.

Les géants chinois Alibaba (commerce en ligne) et Baidu (moteur de recherche) se sont introduits il y a plusieurs années à Wall Street. Le mastodonte Tencent (internet) a lui choisi la Bourse de Hong Kong.

Lorsque de grandes entreprises chinoises sont cotées à l'étranger, Pékin a moins d'influence sur leurs levées de fonds. Les restrictions de la Chine sur l'achat d'actions étrangères empêche par ailleurs les investisseurs chinois de participer au succès de ces sociétés.

Plus de 3.000 sociétés sont actuellement cotées au Nasdaq à Wall Street, quand son équivalent chinois à Shanghai n'en compte pour le moment que 25, sans aucun nom connu.

Contrairement à la législation actuelle qui prévaut, le "STAR Market" permet à des entreprises n'ayant pas encore généré de bénéfices d'être cotées en Bourse.

Lors des cinq premiers jours de cotation, aucune limite de fluctuation journalière n'est imposée (elle est de 10% pour les Bourses de Shanghai et de Shenzhen). Après cette courte période, la limite sera toutefois fixée à 20%.

Ce projet de créer à Shanghai une plateforme boursière dédiée aux valeurs technologiques, sur le modèle de l'indice Nasdaq new-yorkais, avait été dévoilé en novembre par le président Xi Jinping.

Jusqu'alors, c'est surtout Shenzhen, deuxième place boursière de Chine continentale après Shanghai, qui se distinguait par la coloration technologique de sa cote.

Avec AFP

Presque 100% de participation à des élections locales en Corée du Nord

Des groupes d'animation le jour du scrutin dans un bureau de vote de Pyongyang, en Corée du Nord, le dimanche 10 mars 2019. (Photo AP / Dita Alangkara)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a voté lors d'élections locales organisées dans tout le pays dimanche, avec une participation avoisinant les 100% comme lors de chaque scrutin en Corée du Nord.

En l'absence totale de compétition électorale, les analystes estiment que les opérations de vote tiennent lieu de rite qui permet aux autorités de revendiquer un mandat populaire et de renforcer la fidélité envers le régime.

D'après l'agence nord-coréenne KCNA, le taux de participation s'est élevé à 99,98%, soit 0,01% de mieux que lors des précédentes élections locales de 2015.

Seuls les électeurs "se trouvant à l'étranger ou travaillant en mer" n'ont pas pu prendre part au vote, a précisé l'agence officielle. En revanche, les "électeurs en proie à des problèmes liés à l'âge ou à la maladie ont pu glisser leur bulletin de vote dans des urnes mobiles".

Ces élections sont destinées à pourvoir des assemblées au niveau des provinces, des villes et des comtés. Généralement, 99% des électeurs votent "oui" pour des candidats uniques.

Kim Jong Un s'est rendu dans un bureau de vote de la province de Hamgyong Nord et a voté pour deux candidats, Ju Song Ho et Jong Song Sik se présentant à des responsabilités dans des comtés de la région, selon KCNA.

Il "les a chaudement encouragés à devenir les fidèles serviteurs du peuple en accomplissant leur devoir de manière à répondre aux espoirs du peuple", ajoute l'agence.

En 2014, le dirigeant suprême s'était lui-même porté candidat à l'Assemblée suprême du peuple (ASP), le Parlement nord-coréen. Il avait été élu avec 100% des voix dans la circonscription du Mont Paektu, un volcan à la frontière chinoise révéré comme le berceau mythique du peuple coréen.

Avec AFP

L'ONU veut "renforcer l'action mondiale" contre les liens criminalité/terrorisme

Le secretaire d'Etat américain Rex Tillerson lors du conseil de sécurité de l'ONU, à New York, le 15 decembre 2017.

Le Conseil de sécurité a adopté vendredi à l'unanimité une résolution appelant les Etats membres de l'ONU à "mieux coordonner leurs efforts à tous les niveaux afin de renforcer l'action mondiale visant à rompre les liens entre terrorisme international et criminalité organisée".

Ces liens au niveau national ou transnational pourront être mieux combattus avec un effort accru dans "la collecte d'informations" et "les échanges d'informations opérationnelles et de renseignements financiers", précise la résolution rédigée par le Pérou.

Lorsque ces renseignements financiers portent sur "les activités, les déplacements et les circuits des terroristes et des réseaux de terroristes, notamment les combattants terroristes étrangers", ils peuvent aider à "mieux connaître et comprendre la nature et l'étendue des liens qui peuvent exister entre le terrorisme et la criminalité organisée", ajoute le texte.

La résolution appelle aussi les "Etats membres à enquêter sur les réseaux criminels organisés impliqués dans la traite des personnes, à les désorganiser et à les démanteler", en application de leur législation nationale, incluant les lois contre le blanchiment d'argent, la corruption ou la lutte contre le terrorisme.

Lors des prises de parole, la Russie, sans autre précision, a notamment appelé ses partenaires au Conseil de sécurité à ne pas politiser cette question des liens entre criminalité et terrorisme, soulignant que le travail devait se poursuivre après le premier pas engagé par cette résolution.

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