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Les autorités sénégalaises démantèlent des réseaux de vente de faux médicaments

Un lot de faux médicaments à Dakar, le 30 avril 2021.

La police nationale a récemment démantelé un réseau de trafiquants de faux médicaments en arrêtant un ressortissant chinois et des pharmaciens sénégalais. La douane a aussi intercepté un convoi de faux médicaments d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

Les forces de défense et de sécurité sénégalaises ont de nouveau démantelé des réseaux de trafiquants de faux médicaments. Une pratique qui, quoique combattue, persiste malheureusement. Les consommateurs sont les plus exposés dans cette histoire.

"Les médicaments de la rue sont très nocifs sur la santé. Il est impossible de savoir s'ils sont périmés ou pas, s’ils sont bons ou pas. Sincèrement moi j'achète mes médicaments à la pharmacie", assure Samba Dieye.

"Un médicament doit être vendu et acheté à la pharmacie. Les médecins nous prescrivent des ordonnances pour que l'on les achète à la pharmacie, pas dans la rue. C'est mauvais pour la santé. En plus les enfants sont les plus vulnérables", se désole Mamadou Thiam.

C'est par manque de moyens financiers que beaucoup de patients achètent les médicaments dans la rue. Les prix sont largement moins chers, confie Abdoulaye Fall. "Je sensibilise souvent sur les l'achat des médicaments dans la rue. Mais beaucoup de gens me disent que les médicaments de la rue coûtent moins chers et sont plus accessibles. Je peux les comprendre car les gens vivent dans la précarité. Donc ils sont souvent obligés d'acheter les médicaments de la rue. Pourtant dans les pharmacies il y a la formule générique qui est accessible à toutes les bourses", confie-t-il.

Les experts sont unanimes: la vente de médicaments dans la rue est un réel problème de santé publique.

Docteur Ndiaye, médecin généraliste, affirme que pour combattre cette pratique, il faut sensibiliser les patients et sanctionner les responsables.

"Il faut sensibiliser les populations sur la dangerosité des médicaments de la rue. Alerter sur les nombreux cas de maladies causées par ses médicaments comme par exemple l'insuffisance rénale, d'hépatite ou encore de cancer", explique-t-il. Pour ce professionnel de la santé, l'État doit "sévir et sanctionner les auteurs de ces pratiques. Il doit prendre son courage à deux mains et éradiquer une telle pratique".

Ces nouvelles saisies d’avril 2020 ne sont ni des nouveautés ni les plus impressionnantes. Entre 2019 et 2021, la douane sénégalaise indique avoir saisi d'importantes quantités de médicaments contrefaits d'une valeur de près de 3 milliards de FCFA.

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Des hommes armés dynamitent un pont sur un important axe routier au Burkina

Des soldats burkinabé patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région du Sahel, Burkina Faso, le 3 mars 2019.

Des individus armés ont dynamité dans la nuit mercredi à jeudi un pont à Naré, localité située entre Kaya et Dori sur l'un des principaux axes routiers reliant Ouagadougou au nord du pays, accentuant un blocus déjà en cours sur d'autres tronçons.

"Le pont de Naré a effectivement subi d'importants dommages après avoir été dynamité par des hommes armés non identifiés", a déclaré une source sécuritaire.

"Depuis ce matin il y a un long convoi de camions de part et d'autre de l’infrastructure qui a été saboté mais tout est mis en œuvre pour le passage", a expliqué cette source, précisant que des "dispositions sécuritaires ont été prises pour sécuriser la zone où il y a naturellement une concentration de personnes et de leurs biens".

Selon un habitant de Kaya, joint par l'AFP depuis Ouagadougou, "des camions qui avaient quitté la ville pour Dori ont dû rebrousser chemin tandis que des voyageurs ont du rejoindre à pied d'autres véhicules de l'autre côté du pont pour ralier Dori".

La route nationale numéro 3 est le principal axe reliant Ouagadougou à Dori, chef lieu de la région du Sahel. La nationale numéro 2 qui relie Ouahigouya à Dori via Djibo est sous blocus jihadiste depuis plusieurs mois, tout comme l'axe Kongoussi-Djibo.

Plusieurs autres communes du nord et de l'est comme Titao ou Madjoari sont placées sous blocus par des jihadistes.

L'armée parvient parfois à y faire parvenir des convois de ravitaillement.

"Il s'agit d'un plan savamment orchestré par les groupes terroristes pour mettre sous blocus, isoler les populations et faire échouer les tentatives de ravitaillement de ces localités d'une part et d'autre part, rendre difficile l'évacuation de ces zones pour d'éventuelles opérations militaires", a expliqué à l'AFP, Drissa Traoré, analyste politique.

Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences, attribuées à des mouvements armés jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés.

Plus de 40% du territoire sont hors du contrôle de l'Etat, selon des chiffres officiels.

Fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d'avoir été incapable d'enrayer la violence jihadiste, et fait du rétablissement de la sécurité sa "priorité".

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