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Les autorités nigérianes suspendent Twitter "pour une durée indéterminée"

Le ministre de l'Information du Nigeria, Lai Mohammed, dans l'État de Yobe, dans le nord-est du pays, le 22 février 2018.

Le gouvernement nigérian a annoncé vendredi dans un communiqué avoir suspendu les activités de Twitter dans le pays le plus peuplé d'Afrique, deux jours après la suppression par le réseau social d'un tweet du président Muhammadu Buhari.

"Le gouvernement fédéral a suspendu, pour une durée indéterminée, les activités du service de microblogging et de réseau social Twitter au Nigeria", indique le ministère de l'Information et de la Culture dans ce communiqué.

Mercredi, Twitter avait supprimé un message du président Buhari qui menaçait les responsables des violences actuelles dans le Sud-Est du Nigeria, le réseau social estimant que le chef de l'Etat enfreignait ses règles d'utilisation.

Le ministre de l'Information de M. Buhari, Lai Mohammed, avait accusé le réseau social de tolérer les messages du chef d'un groupe séparatiste actif dans le Sud-Est du Nigeria qui, selon lui, encouragent la violence.

Le ministre avait également fait référence à l'appel lancé l'année dernière par le PDG de Twitter, Jack Dorsey, à donner des bitcoins pour soutenir les manifestations contre les violences policières qui secouaient le pays.

"La mission de Twitter au Nigeria après ces deux exemples est très suspecte. Quelles sont ses intentions?", avait-il lancé aux journalistes.

Le Nigeria est la plus grande démocratie en Afrique, mais le gouvernement est très régulièrement pointé du doigt par les organisations de défense des droits humains.

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Les quatre travailleurs chinois enlevés au Nigeria ont été libérés

Un panneau à l'entrée principale du centre commercial China Commercial City, populairement appelé "China Town", à Ojota à Lagos, le 27 février 2020.

Les quatre Chinois employés sur un site de construction ferroviaire enlevés la semaine dernière dans le Sud du Nigeria ont été libérés, a annoncé mardi la police nigériane.

Ils avaient été enlevés le 16 juin sur un chantier de construction ferroviaire dans le village d'Alaagba, dans l'État d'Ogun, par des hommes armés non identifiés qui ont également tué un agent de police affecté à leur protection.

"Les quatre ressortissants chinois ont été libérés hier" (lundi), a déclaré à l'AFP un haut responsable de la police de l'Etat d'Ogun, sans donner de détails.

Il n'a pas dit si une rançon avait été payée, mais les enlèvements contre rançon sont très courants au Nigeria.

En avril, deux travailleurs chinois ont été enlevés et leurs gardes de sécurité privés ont été abattus sur un site minier dans l'Etat d'Osun (Sud-Ouest). Ils ont été libérés quatre jours plus tard.

Les entreprises chinoises travaillent au Nigeria sur des projets d'infrastructures de plusieurs milliards de dollars, notamment dans le domaine minier, ferroviaire, aéroportuaire et routier.

Les enlèvements ciblant des employés de compagnies pétrolières étrangères, souvent protégés par des escortes de police, sont fréquents dans le sud-est du pays.

Mais ce type de criminalité s'est récemment propagé à d'autres régions, et même les plus pauvres sont désormais menacés d'être kidnappés tandis que des bandes armées se livrent à des enlèvements de masse dans les écoles ou les universités du Nord et du Nord-Ouest du pays.

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Le TAS réduit la suspension de Siasia, ex-entraîneur du Nigeria

Samson Siasia lors d'une conférence de presse à Abuja, le 4 novembre 2010.

Le Tribunal arbitral du sport a réduit lundi à cinq ans la suspension pour "corruption" de l'ancien entraîneur de l'équipe nationale du Nigeria et ancien joueur du FC Nantes, Samson Siasia, dans une affaire de rencontres arrangées.

La juridiction a estimé "disproportionnée" la suspension à vie infligée en avril 2019 par la Fifa au technicien de 53 ans, accusé d'avoir accepté en 2010 de se joindre à une tentative de manipulation de matches.

S'il est important "que les sanctions soient suffisamment élevées pour éradiquer la corruption" dans le football, cette affaire est "une première infraction", qui n'a "procuré aucun bénéfice à M. Siasia" et n'a "pas eu d'effet négatif ou immédiat" sur d'autres personnes, relève le TAS dans son communiqué.

Le panel arbitral a par ailleurs annulé l'amende de 50.000 francs suisses prononcée par la Fifa, jugeant l'ancien international suffisamment sanctionné financièrement par sa mise au ban du football.

Sa suspension "de toute activité liée au football, au niveau national ou international", reste prononcée à compter du 16 août 2019 et prendra donc fin en 2024.

Champion de France avec Nantes en 1995, puis éphémère sélectionneur du Nigeria entre 2010 et 2011, l'ancien attaquant avait disputé le Mondial 1994 aux Etats-Unis.

Une enquête à son encontre avait été ouverte en février 2019, à la suite des investigations plus larges menées autour des manipulations de matches orchestrées par Wilson Raj Perumal, en lien avec des paris sportifs, selon la Fifa.

Perumal, originaire de Singapour, a été arrêté puis incarcéré en 2011 en Finlande pour de nombreux matches truqués, en lien avec des paris sportifs. Il a ensuite collaboré avec les enquêteurs.

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