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Les attaques des ADF le 31 mai ont fait 57 morts en RDC

Un soldat des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) participe à une patrouille à pied dans le village de Manzalaho près de Beni le 18 février 2020.

Les attaques menées le 31 mai par les Forces démocratiques alliées (FDA) dans le nord-est de la RD Congo, ont fait 57 morts civils dont sept enfants, a déclaré vendredi l'ONU, se disant indignée de ces violences exercées contre des villages et des camps de déplacés.

"Plusieurs autres personnes ont été blessées et 25 ont été enlevées tandis que 70 abris et magasins ont été brûlés" et leurs habitants parfois brûlés vifs, a dénoncé Babar Baloch, porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés, lors d'un briefing à Genève, qui a désigné nommément les FDA.

Les attaques ont été menées près des villes de Boga et de Tchabi, dans la province de l'Ituri.

"Dans la seule ville de Boga, 31 femmes, enfants et hommes ont été tués et les familles en deuil ont indiqué aux partenaires du HCR que de nombreux membres de leur famille ont été brûlés vifs dans leur maison", a raconté M. Baloch.

Selon le correspondant de l'AFP à Bunia, qui a pu se rendre sur place mercredi, ce sont 53 personnes qui ont été tuées: 21 à Tshabi, et 32 à Boga, où un site de déplacés a été visé en premier. Les victimes, hommes, femmes et enfants, ont été massacrés, la plupart à la machette, après avoir été ligotés.

Si le HCR affirme que les responsables sont les ADF, les sources locales sont beaucoup plus prudentes sur l'identité des assaillants, estimant qu'il pourrait aussi s'agir d'un réglement de comptes, dans une région marquée de fortes tensions ethniques.

Selon deux responsables locaux interrogés par l'AFP peu après la tuerie, "il est difficile d'attribuer ces attaques aux ADF" étant donné que d'autres conflits à caractère ethnique couvent dans la zone, notamment entre les Nyali et les Banyabwisha. Ces derniers sont des Hutu congolais d'origine rwandaise.

Le président Félix Tshisekedi avait décrété le 6 mai l'état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, pour venir à bout des groupes armés qui sévissent dans ces régions frontalières du Rwanda et de l'Ouganda.

Reconductible, cette décision avait été prise notamment après une vague de tueries perpétrées par les ADF. Des gouverneurs et administrateurs militaires ont été nommés dans les deux provinces, où aucune opération majeure n'a été cependant lancée à ce jour.

Le gouvernement n'a fait aucun commentaire sur la tuerie du 31 mai, ni condamnation ni déclaration.

Le HCR "appelle à un accroissement rapide de la sécurité dans la région pour protéger les vies des civils, dont un grand nombre a été attaqué et forcé de fuir déjà à plusieurs reprises et répète son appel à toutes les parties de respecter le caractère humanitaire des sites regroupant des déplacés", a ajouté son porte-parole, expliquant que des milliers de personnes ont fui avec pour seule possession leurs habits sur leur dos.

Il a aussi insisté sur le fait que les violences mettent un frein à l'aide humanitaire.

"Les centres de soins ont été forcés de temporairement évacuer leurs équipes sur Bunia, la capitale de l'Ituri", a déclaré le porte-parole, expliquant que des milliers de personnes étaient privées d'aide à cause du pillage des locaux d'un partenaire sur place du HCR.

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Des centaines de Soudanais ont manifesté contre les militaires au pouvoir

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Ouverture d'une enquête sur les activités de Castel avec des groupes armés centrafricains

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Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

Seun Kuti annule son concert au Maroc à cause du drame de Melilla


Seun Kuti annule son concert au Maroc à cause du drame de Melilla
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Le chanteur nigérian Seun Kuti annule un concert au Maroc en raison du drame de Melilla

Seun Kuti, fils de la légende de la musique afrobeat Fela Kuti, se produit à "Felabration", un événement annuel rendant hommage à son père, au New Afrika Shrine à Lagos, au Nigeria, aux premières heures du dimanche 20 octobre 2013.

L'artiste nigérian Seun Kuti a annoncé jeudi l'annulation de son concert qui était prévu samedi au festival marocain Jazzablanca, afin de "porter le deuil" des 23 migrants ayant péri en tentant de rallier l'enclave espagnole de Melilla au Maroc.

"C'est avec une grande tristesse que je vous annonce l'annulation de notre voyage au Maroc ce weekend pour Jazzablanca", a indiqué Seun Kuti, fils du légendaire précurseur de l'Afrobeat Fela Kuti, dans une vidéo postée sur son compte Instagram.

"Il m'est impossible en toute bonne conscience de monter sur scène et de passer du bon temps alors que tant d'Africains ont perdu la vie. Nous devons porter leur deuil", a ajouté l'artiste en référence aux 23 migrants qui ont perdu la vie vendredi en tentant de traverser vers l'enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc.

Il s'agit du bilan le plus meurtrier jamais enregistré lors des nombreuses tentatives de migrants subsahariens de pénétrer à Melilla et dans l'enclave espagnole voisine de Ceuta, qui constituent les seules frontières terrestres de l'UE avec le continent africain.

L'ONU a accusé le Maroc et l'Espagne d'avoir eu recours à "un usage excessif de la force" contre ces migrants.

Les organisateurs du Jazzablanca, prévu du 1er au 3 juillet à Casablanca, ont confirmé l'annulation du concert de M. Kuti à l'AFP.

"C'est une décision personnelle de l'artiste", ont-ils commenté.

Le légendaire Gilberto Gil, Mulatu Astatke, le père de l'éthio-jazz ou Asaf Avidan, figure du folk-rock israélien, sont au programme de la 15e édition de ce festival.

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