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Crimes/enquêtes

Au moins 50 morts dans les attaques dans le nord-est de la RDC

Un personne passe devant un mur près du centre de traitement Alima Ebola à Beni, en République démocratique du Congo, le 1er avril 2019.

Au moins cinquante personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi dans l'attaque de deux villages dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un nouveau bilan provisoire donné par un groupe d'experts.

"Le bilan des attaques de la nuit dernière (dimanche à lundi) s'est alourdit à au moins 50 civils tués (bilan toujours provisoire) : 28 à Boga et 22 à Tchabi" dans le territoire d'Irumu en Ituri, a indiqué le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Un premier bilan communiqué par cette source faisait état d'au moins 39 civils tués.

Les assaillants ont attaqué le site de déplacés de Rubingo, non loin du centre de Boga, selon ces sources, précisant que les corps étaient encore en train d'être comptabilisés.

Parmi les victimes de l'attaque de Tchabi se trouve la femme du responsable de la chefferie de Banyali-Tchabi, a indiqué par ailleurs le KST.

Un responsable de la société civile locale a attribué ces tueries aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). La région est cependant aussi marquée par de forts antagonismes entre ethnies locales.

Les deux villages attaqués, distants d'environ 10 km, sont à la limite entre le Nord-Kivu et l'Ituri, dans une zone, frontalière avec l'Ouganda, où les ADF sont réputés actifs.

Les ADF sont un des groupes armés actifs dans cette région, en proie à des violences depuis près de 25 ans.

A l'origine rebelles musulmans ougandais installés en RDC depuis 1995 où ils ont fait souche, les ADF sont de loin le plus meurtrier des 122 groupes armés recensés dans l'Est congolais par le KST.

Le 11 mars, les Etats-Unis ont placé les ADF parmi les "groupes terroristes" affiliés aux jihadistes de l'organisation État islamique (EI).

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Attaque aux cocktails molotov contre l'ambassade de Cuba en France

Le président cubain Miguel Diaz-Canel.

L'ambassade de Cuba à Paris, en France, a déclaré mardi que son bâtiment avait été attaqué avec des cocktails Molotov, causant de sérieux dégâts, bien qu'aucun blessé parmi le personnel diplomatique n'a été signalé.

L'ambassade a publié des photos sur son compte Twitter officiel pour montrer les dégâts causés au complexe et condamner l'attaque qu'elle considère comme "des actes terroristes". Elle n'a pas précisé qui était considéré comme responsable, mais a toutefois blâmé des "les campagnes de gouvernement des Etats Unis" contre Cuba, selon un communiqué publié sur son site web.

"Les responsables directs de ces actes sont ceux qui incitent à la violence ou à la haine envers notre pays", a déclaré le ministre cubain des Affaires étrangères sur Twitter.

Une source policière a déclaré qu'une enquête était en cours et que les motifs de l'incident restent inconnus.

La source a également confirmé qu'il n'y avait pas de blessés.

La France a condamné l'attaque de mardi contre l'ambassade de Cuba, a déclaré une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

La porte-parole a ajouté qu'une enquête judiciaire a été ouverte sur cet incident.

Manifestations à Cuba

Cuba a connu des manifestations massives en raison de la crise de la pandémie et de la gestion de l'urgence sanitaire par le gouvernement. Les marches ont été rejointes par des demandes de renforcement des libertés civiles, incitant le gouvernement socialiste à restreindre l'accès aux réseaux sociaux et aux plateformes de messagerie.

Les ministres des affaires étrangères de deux douzaines de pays, dont les États-Unis, ont condamné les arrestations de manifestants à Cuba et demandé le rétablissement complet de l'accès à Internet.

Un émissaire envoyé pour payer une rançon est lui même enlevé au Nigeria

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Retour au calme à Kinshasa après une manifestation à l'université

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Malabo ferme son ambassade à Londres après des sanctions contre le vice-président Obiang

Teodorin Obiang Nguema arrive au stade de Malabo pour les cérémonies de célébration de son 41e anniversaire, le 24 juin 2013. (archives)

La Guinée équatoriale a annoncé lundi la fermeture de son ambassade à Londres après des sanctions imposées pour des faits de corruption présumée par le Royaume-Uni contre le vice-président équato-guinéen Teodorin Obiang Mangue, qui est aussi le fils du président, a-t-on appris de source officielle.

Ainsi, Malabo va "procéder à la fermeture totale" de sa mission diplomatique à Londres, a déclaré lundi Simeon Oyono Esono, ministre des affaires étrangères sur la TVGE, la télévision d’État.

Le vice-président Obiang Mangue a été sanctionné jeudi dernier par les autorités britanniques, qui l'accusent de "détournement de fonds publics" et des pots-de-vin qui lui auraient permis de financer un train de vie jugé somptueux.

Contraste d'images

Dans le pays, l'homme entretient une image soigneusement élaborée.

Dans un profil publié fin juin sur Youtube à l'occasion de son 53e anniversaire, le service de presse de la vice-présidence dépeint Obiang comme un haut fonctionnaire accompli.

Officier militaire ayant le grade de général de division, il est chargé de la défense du pays. Auparavant, il a été ambassadeur auprès de l'UNESCO et avait déjà occupé les fonctions de ministre. Il est également le propriétaire de la seule entreprise de médias privée de Guinée équatoriale, la radio-télévision Asonga. Philanthrope, il est surnommé "le Père Noël de la Guinée équatoriale", indique la vidéo.

Mais dans le monde occidental, M. Obiang est perçu d'une toute autre manière.

Fils de Teodoro Obiang Nguema, 79 ans, qui dirige la Guinée équatoriale depuis plus de 41 ans, Teodorin - Teodoro Nguema Obiang Mangue pour l'état-civil - aurait consacré plus de 500 millions de dollars à l'acquisition de résidences de luxe à travers le monde, d'un jet privé, de voitures et d'objets de collection liés au chanteur Michael Jackson.

Il avait également été nommé dans diverses affaires dites de "biens mal acquis" en Suisse et aux États-Unis. Des accusations qu'il rejette.

Un manoir de 101 pièces supposé appartenir à Teodorin Obiang mais qui, selon la Guinée équatoriale, est une mission diplomatique en France. (L. Bryant/VOA)
Un manoir de 101 pièces supposé appartenir à Teodorin Obiang mais qui, selon la Guinée équatoriale, est une mission diplomatique en France. (L. Bryant/VOA)

"Ingérence"

"Nous n'admettons pas d'ingérence dans les affaires internes de notre pays", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, poursuivant que les sanctions "violent le principe du droit international".

Ces mesures, qui prévoient un gel des avoirs et des interdictions d'entrée au Royaume-Uni, ont été prises dans le cadre d'un régime de sanctions anticorruption qui avait déjà permis de punir en avril 22 individus de six pays différents.

"Les sanctions sans fondement imposées par le gouvernement britannique trouvent leur justification dans les manipulations, les mensonges (...) que promeuvent certaines organisations non gouvernementales contre la bonne image de la Guinée équatoriale", avaient réagi samedi les autorités équato-guinéennes, demandant la levée de sanctions "unilatérales et illégales".

Les 28 adolescents nigérians libérés par leurs ravisseurs retrouvent leurs parents

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