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Les artistes de rue américains se jettent dans la bataille électorale aux Etats-Unis

La peinture murale anti-Trump de l'artiste new-yorkais Hanksy a triomphé à Manhattan et sur les réseaux sociaux.

Graffitis, pancartes, panneaux de circulation détournés, montages photo... La course à la Maison Blanche déborde dans les rues aux Etats-Unis à travers des oeuvres de "street art" qui défendent ou attaquent les candidats.

Le milliardaire Donald Trump, en tête de la course à l'investiture républicaine et qui a tenu des propos dénigrant les Hispaniques, les femmes ou les musulmans, est le candidat qui inspire le plus les artistes de rue.

"Beaucoup de gens se sont ligués pour créer de l'art qui le dénonce", constate Mitchel Dumlao, co-fondateur de la galerie de Los Angeles LA Street Art Gallery, interrogé par l'AFP.

"Plus un candidat est controversé, plus il récolte d'attention", ajoute-t-il.

La peinture murale anti-Trump de l'artiste new-yorkais Hanksy a triomphé à Manhattan et sur les réseaux sociaux: elle représente le visage du magnat de l'immobilier qui transparaît dans le dessin d'un tas d'excréments survolé de mouches.

"Donald tu es un crétin", un pochoir en noir et blanc qui montre le profil du candidat, fait aussi partie des oeuvres les plus visibles et populaires du moment. Sponsorisée par la marque d'alcool Ilegal Mezcal, elle a été reproduite à l'infini sur des posters placardés à New York, Los Angeles et Miami, ou sur des T-shirts.

A Chicago, Washington, New York et Los Angeles, le "street artist" Plastic Jesus a fait sensation avec le détournement de panneaux de stationnement portant la mention "interdiction de stationner à toute heure" en: "interdit à Trump à toute heure".

"Comme beaucoup de gens, je n'ai pas de voix en politique. Des journaux comme le New York Times ne m'ouvriraient jamais leurs pages pour écrire une tribune sur la politique, la guerre contre la drogue ou la crise économique", a expliqué à l'AFP l'artiste.

Générer un débat

"Pour moi, l'art de rue est donc une bonne manière d'exprimer mes opinions et, avec un peu de chance, d'aider à générer un débat dans le pays", poursuit celui qui avait déjà monté une opération similaire l'an dernier en s'en prenant cette fois aux soeurs Kardashian, stars de la téléréalité.

La politique a toujours fait partie de l'inspiration des artistes de rue dans le monde entier.

L'un des exemples les plus emblématiques est le célèbre baiser de l'ex dirigeant de l'URSS Leonid Brejnev et de l'ex-dirigeant de la RDA Erich Honecker, reproduit sur le mur de Berlin.

Aux Etats-Unis, l'image peut-être la plus influente de la campagne électorale de Barack Obama en 2008, le poster colorisé surmonté de la mention "Hope" (espoir), a été conçue par Shepard Fairey.

"Il a inspiré et aidé toute une génération de nouveaux électeurs à se sentir connectés au candidat Barack Obama. Son imagerie et son message simples ont touché le public américain qui cherchait un futur dans lequel croire après le gouvernement Bush", estime Souris Hong, présidente de la société de conseil artistique Creative Cabal et conservatrice de l'exposition "L'art de la révolution politique", organisée par l'équipe de campagne du candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders.

Pour elle, les murs des villes du monde entier offrent depuis longtemps des tribunes politiques aux artistes. "La différence, aujourd'hui, ce sont les réseaux sociaux, qui aident à répercuter le message plus loin et beaucoup plus vite", a-t-elle ajouté, interrogée par l'AFP.

Le candidat le plus à gauche en lice pour la présidentielle, Bernie Sanders, est le préféré des artistes.

Hillary Clinton, qui le devance cependant largement dans les sondages pour la course à l'investiture démocrate, est également l'un des sujets de prédilection des "street artists".

Son visage imprimé sur un sapin en carton - de type "arbre magique" désodorisant - frappé du slogan "Hillary Pue" et de la mention "odeur de scandale", a envahi Los Angeles.

L'ex-secrétaire d'Etat apparaît aussi sur certains posters travestie en ogre du film d'animation "Shrek", entre autres.

Trump et Clinton apparaissent aussi côte à côte dans certaines oeuvres, notamment sur l'une d'elles, dans une rue de New York, où ils sont transformés en boxeurs qui s'affrontent.

Avec AFP

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Primaires démocrates dans le Nevada : Bernie Sanders favori

Timothy Boytor, chef de bureau de vote au lycée Cheyenne High School, dirige les électeurs lors du caucus du Nevada, à North Las Vegas, le 22 février 2020. (REUTERS/Shannon Stapleton)

Troisième scrutin des primaires démocrates, le vote du Nevada pourrait encore accroître la dynamique du sénateur socialiste ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension.

Bernie Sanders réussira-t-il à transformer l'essai ? Les électeurs démocrates du Nevada, où se trouvent les célèbres casinos de Las Vegas au milieu du désert, sont appelés samedi à choisir leur candidat pour défier Donald Trump lors de la présidentielle de novembre.

Troisième scrutin des primaires démocrates, le vote du Nevada pourrait encore accroître la dynamique du sénateur socialiste ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension, avant l'avalanche du "Super Tuesday" le 3 mars lorsque quatorze Etats voteront.

"Il s'agit de faire en sorte que tous les habitants de la nation la plus riche de l'Histoire puissent vivre dans la sécurité et la dignité. Ce n'est pas trop en demander", a tweeté M. Sanders quelques heures avant le début du scrutin.

La course est encore longue jusqu'à l'investiture du candidat qui portera les couleurs démocrates face au républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 3 novembre.

Mais l'élan pris dans le Nevada puis en Caroline du Sud (29 février) pourrait être déterminant.

Contrairement à l'Iowa et au New Hampshire, cet Etat désertique a une population cosmopolite, avec un tiers d'habitants hispaniques. Une différence qui pourrait affecter les candidats modérés Pete Buttigieg et Amy Klobuchar, qui arrivent avec le vent en poupe mais qui sont moins populaires chez les minorités.

"Nevada, c'est le jour J !" L'ancien vice-président Joe Biden, deuxième dans les sondages du Nevada et à l'échelle nationale espère bénéficier samedi de son plus grand soutien chez les minorités, après deux résultats humiliants.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a repris pied dans la course grâce à une bonne performance lors d'un débat mercredi à Las Vegas.

Comme l'Iowa, le Nevada organise des "caucus" pour ses primaires, des assemblées d'électeurs qui exprimeront publiquement leur choix de candidat à partir de midi (20H00 GMT) sur quelque 2.000 sites.

Eviter le chaos

Après le chaos dans la publication des résultats en Iowa début février, les démocrates du Nevada cherchent à tout prix à éviter un même fiasco en simplifiant le mode de recensement des scores.

Plus de 75.000 électeurs ont déjà voté lors de scrutins anticipés dans cet Etat, selon le parti démocrate, dont une majorité participait pour la première fois à ces primaires ce qui pourrait présager une forte mobilisation.

Mais à qui profiterait-elle?

Fort de ses deux excellents résultats dans l'Iowa et le New Hampshire, Bernie Sanders, très populaire chez les jeunes séduits par son programme résolument à gauche, martèle qu'une bonne mobilisation le favorise.

Les révélations embarrassantes publiées vendredi soir sur une ingérence de la Russie en sa faveur pourraient contrarier sa candidature.

"Mon message (au président russe Vladimir) Poutine est clair: restez à l'écart des élections américaines et lorsque je serai président, je m'en assurerai", a réagi le sénateur indépendant.

Bernie Sanders "ne veut pas d'ingérence... Trump en veut, Trump s'en félicite", a abondé Brenda Bolton, vétéran de 67 ans lors de son dernier meeting de campagne à Las Vegas vendredi.

M. Sanders a confirmé avoir été informé par les services de renseignement américains d'une ingérence russe dans le processus électoral de novembre mais n'a pas fait allusion au soutien spécifique à sa candidature rapporté par le Washington Post.

De son côté, Donald Trump est furieux après d'autres informations selon lesquelles les Russes cherchaient spécifiquement à l'aider à remporter la présidentielle. Une "mascarade" alimentée par les démocrates "radicaux" a-t-il accusé.

Dans un tweet au ton moqueur samedi, il a appelé les électeurs du Nevada à "faire attention à la Russie, la Russie, la Russie".

Comme un pied de nez à ses rivaux, le milliardaire républicain a tenu un meeting électoral à Las Vegas à la veille du scrutin.

Bloomberg absent

Le multi-milliardaire Michael Bloomberg a quant à lui fait l'impasse sur les premiers Etats pour entrer en lice lors du "Super Tuesday".

Malgré cela, la fortune de l'ancien maire de New York lui a permis de se hisser à la troisième place dans la moyenne des sondages nationaux, à coups de spots publicitaires financés avec déjà plus de 360 millions de dollars depuis novembre.

Ses rivaux l'accusent sans relâche de vouloir "acheter" l'élection.

Déjà plombé par des accusations polémiques, cet ex-républicain essuie aussi des critiques nourries depuis sa piètre performance lors de son premier débat mercredi.

"Si cela se passe comme ça pour un débat démocrate, il est assez probable que Trump n'en fera qu'une bouchée", a jugé Bernie Sanders sur la chaîne CBS.

Le Panafrican Film Festival s’achève à Los Angeles

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Troisième primaire démocrate ce samedi au Nevada

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

Les Etats-Unis et les talibans signeront un accord le 29 février

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