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Les applications Made in Togo ne répondent pas aux besoins des usagers

Interface de l’application Gozem à Lomé, 14 mars 2021. (VOA/Kayi Lawson)

Selon une étude, les Togolais ne sont pas très portés sur les applications mobiles locales, car ces dernières ne répondent pas à leurs besoins. Quelques applications séduisent les utilisateurs même si des déceptions sont parfois au rendez-vous.

L’utilisation des applications made in Togo se limite dans quelques domaines précis. Ce sont les résultats d’un sondage, réalisé sur les applications mobile et web développées et utilisées au Togo, qui l’indiquent.

"Les Togolais utilisent certaines applications togolaises. Des applications qu’ils jugent utiles. Au besoin, ils téléchargent, ils l’utilisent pour après la désinstaller. Donc en gros, il y a des applications dans les domaines des transports, les logistiques, les banques et finances/assurances, santé aussi qui sont utilisées", explique Emefa Kpegba, responsable de E-Technopole et qui a participé à cette étude.

Emefa Kpegba, directrice de E-Technopole à Lomé, 14 mars 2021.
Emefa Kpegba, directrice de E-Technopole à Lomé, 14 mars 2021.

Le constat relevé par ce sondage est qu’il n’y a pas assez d’applications made in Togo qui répondent spécifiquement aux vrais besoins des Togolais.

"Les Togolais veulent bien utiliser des applications mais des applications qui leur rendent service et qui leur facilitent la vie. Il faut vraiment que les innovateurs utilisent les technologies adaptées et moins gourmandes en data et en stockage", ajoute Mme Kpegba.

Dans le domaine de la santé, Marthe, une jeune maman de deux enfants, a eu un coup de cœur pour une application. "J’utilise surtout l’application Santé Plus. Parce qu'à chaque fois, il fallait aller sur internet taper quelles sont les pharmacies de garde ? Quels sont les hôpitaux qu’on a un peu dans les environs ? Et surtout, vu que j’ai une assurance santé, quel hôpital, quelle pharmacie est conventionnée ou non? En tout cas, Santé Plus a été une découverte pour moi et je ne m’en passe plus", a-t-elle dit sur les raisons qui l’ont poussée à adopter Santé Plus.

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Le Top des applications utilisées au Togo est dans le transport et la logistique. "L’application Gozem m’aide beaucoup dans mes courses. C’est une application qui permet à ce que votre chauffeur vienne directement vous chercher pour vous déposer à un point donné. Ça vous évite d’aller rester au bord de la route", souligne Afiwa, une jeune commerçante.

"J’ai installé Gozem il y a un an. Ma voiture était au garage et j’avais besoin de me déplacer. C’est comme cela que j’ai commencé à utiliser Gozem", nous confie Ester, une cheffe d’entreprise.

"Je suis très habituée à l’application Gozem. C’est le Uber togolais en fait", va renchérit Shalom, une esthéticienne.

"J’utilise plusieurs applications togolaises dont Gozem, Délivroum, pour manger de temps à autre. J’utilise également Kaba, pour quelques petites livraisons rapides", détaille pour sa part Marthe.

Des déceptions et des ratés

Dans un paysage où les applications sont devenues indispensables pour certaines personnes, le service proposé ne suit pas toujours. "Ce qui est un peu embêtant avec l’application, une fois que vous lancez votre commande de taxi, le chauffeur vous appelle pour avoir des précisions quant à votre situation géographique. Alors que normalement avec la géolocalisation, cet appel ne devrait pas être", déplore Ester qui estime que les chauffeurs doivent suivre une formation pour pouvoir bien utiliser le GPS.

De la déception, il en a eu aussi. "J’ai 4 ou 5 fois commandé des repas de restaurant différent, via une application, la commande est arrivée chaque fois en retard, très en retard. Du coup, le repas est froid, désagréable à manger", se rappelle-t-elle.

"J’ai déjà désinstallé plusieurs applications, parce que parfois l’application vend ce qu’elle ne contient pas ou il est tout simplement difficile d’avoir accès au menu", révèle pour sa part Marthe, soulignant que les aspects esthétique et design doivent être revue sur certaines applications pour les rendre plus attractives.

Plusieurs caractéristiques concourent au succès d’une application sous nos cieux, soutient Séti Afanou, développeur.

"En Afrique, je dirai que le succès d’une application réside dans l’ergonomie de l’application, sa valeur ajoutée et aussi la convivialité de l’application. Il ne faut pas oublier la manière dont l’application gère les ressources matérielles. Si l’application est très gourmande en termes de ressources internet, ça peut bloquer des utilisateurs à vraiment l’adopter", fait-il remarquer.

Les Togolais ne sont pas très portés sur les applications mobiles locales
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Pénurie de semi-conducteurs: Biden veut réduire la dépendance envers l’Asie

Le président américain Joe Biden est flanqué de la vice-présidente Kamala Harris et de la secrétaire au Trésor Janet Yellen lors du briefing économique hebdomadaire alors que Brian Deese, directeur du Conseil économique national, le 9 avril 2021.

La pénurie mondiale de semi-conducteurs, essentiels dans les équipements de communication, fait l’objet d’un sommet virtuel lundi a la Maison Blanche. Objectif : pousser à la production, aux Etats-Unis, de ces équipements dont dépendent plusieurs industries de pointe.

La Maison Blanche a annoncé que le président Joe Biden allait faire acte de présence "brièvement" à cette réunion, dirigée par le directeur du Conseil économique de la Maison Blanche, Brian Deese, le conseiller pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, et la secrétaire au Commerce, Gina Raimondo.

La participation de 19 entreprises a aussi été annoncée.

Les PDG des constructeurs automobiles Ford et General Motors, des groupes américains de technologie Alphabet, maison-mère de Google, et Intel, doivent être présents, ainsi que Mark Liu, président exécutif de la Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), l'un des principaux fabricants de semi-conducteurs.

Le renforcement de la fabrication de semi-conducteurs dans le pays est un des points importants de la rencontre.

La pandémie de Covid 19 est la principale cause de cette pénurie de semi-conducteurs à travers le monde. En effet la crise du nouveau coronavirus a fait exploser la demande en équipements électroniques comme les consoles de jeux, les ordinateurs et les smartphones avec l’expansion du télétravail, autant d'appareils qui nécessitent les mêmes matériaux.

A cela s'ajoutent les horaires réduits dans les usines.

Du coup, quasiment tous les secteurs, y compris l'aviation, sont frappés par cette interruption de la chaîne d'approvisionnement.

Il en va de même pour l'industrie automobile, qui est désormais la victime la plus visible de cette pénurie avec une production fortement ralentie. General Motors et Ford ont ainsi été contraints, à plusieurs reprises, de suspendre provisoirement des lignes de production.

L’Europe et les Etats-Unis dépendent pour beaucoup des importations en provenance d’Asie, notamment de Taiwan et de la Corée du Sud.

Les semi-conducteurs sont des matériaux (l'un des plus connus est le silicium) et les composants électroniques, les puces permettant à des appareils de capter, traiter ou stocker des données.

Tout ceci étant, à bien des égards une question sécuritaire, la Maison Blanche essaie donc de pousser au renforcement de la fabrication de semi-conducteurs aux Etats-Unis.

Du Spoutnik-1 au Spoutnik V: quelques prouesses scientifiques russes

Photo d'archive datée de 1958, de la fusée russe Spoutnik III, présentée à Bruxelles lors d'une exposition internationale.

Espace, armement, médecine... Du satellite Spoutnik au vaccin anti-Covid du même nom, voici un tour d'horizon de prouesses scientifiques et techniques russes et soviétiques, à l'occasion des 60 ans du vol spatial de Iouri Gagarine.

Spoutnik et Gagarine

Son "bip bip" est le plus célèbre du monde. Le 4 octobre 1957, Spoutnik-1, sphère métallique agrémentée de quatre antennes, est placé en orbite autour de la Terre et l'URSS prend la tête de la course spatiale.

Ce succès signifie également que Moscou a pris une longueur d'avance dans la course aux armements, les Américains réalisant alors que leur adversaire géopolitique peut frapper le territoire des Etats-Unis avec des missiles intercontinentaux.

Les Soviétiques multiplient ensuite les succès dans l'espace, avec le premier vol habité de Iouri Gagarine le 12 avril 1961, la première sortie spatiale en 1965 par Alexeï Leonov et la première sonde lunaire (1966).

AK-47

AK-47
AK-47

Inventé en 1947 par l'ingénieur soviétique Mikhaïl Kalachnikov, le fusil d'assaut automatique Avtomat Kalachnikov 1947, AK-47 pour faire court, est l'arme la plus célèbre du monde.

Peu coûteuse, extrêmement solide, simple et fiable, sous la neige comme dans le sable, elle a été adoptée par les armées, rébellions et gangs criminels du monde entier.

Copiées, trafiquées, vendues et revendues: quelque 100 millions de Kalachnikovs seraient en circulation selon diverses ONG et études.

Décliné dans de multiples versions, ce fusil d'assaut était notamment l'arme de référence des guerres de décolonisation. Il orne encore le drapeau du Mozambique, y représentant "la résistance au colonialisme et la souveraineté nationale".

Tetris et Kaissa

Qui n'a jamais joué au jeu de briques Tetris? Ce casse-tête hautement addictif a été inventé en 1984 par le programmeur soviétique Alexeï Pajitnov, dont l'ambition proclamée était d'inventer des jeux pour rendre les gens heureux.

Dans ses différentes versions, Tetris garde son âme russe par sa musique, et certains graphismes incluant les bulbes de la cathédrale Saint-Basile sur la place Rouge de Moscou.

Autre grand succès de l'informatique soviétique: Kaissa, le programme qui remportera le premier championnat du monde informatique des échecs en 1974.

Hypersonique

Le complexe militaro-industriel est central à l'économie et à la puissance russe. Et c'est ici qu'on trouve aussi l'une des dernières grandes innovations en matière d'armements.

Le président Vladimir Poutine a annoncé lui-même en 2018 que les scientifiques russes étaient parvenus à construire des missiles supersoniques "Avangard", si rapides qu'aucun système de défense anti-missile ne peut leur résister.

Des armes "invulnérables" et, dit-il, un succès comparable uniquement à celui du vol de Spoutnik. Ces nouveaux missiles apparaissent alors que Russes et Occidentaux sont engagés dans ce que certains considèrent comme une nouvelle course aux armements.

Spoutnik V

C'est aussi par la voix de M. Poutine que la Russie revendique à l'été 2020 une grande première: l'invention en pleine pandémie du premier vaccin anti-Covid.

Son nom, Spoutnik V, témoigne du message que Moscou veut envoyer au reste du monde: la Russie, honnie en Occident, est une superpuissance.

L'annonce de ce vaccin (testé sur la fille de M. Poutine, qui plus est) après des essais sur quelques dizaines de personnes seulement a d'abord été critiquée comme prématurée.

Mais la fiabilité du produit a été établie dans les mois qui ont suivi. Près d'une soixantaine de pays l'ont homologué.

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