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Les anciens patrons de la Fed demandent à Trump de respecter son indépendance

Jerome Powell, actuel président de la banque centrale américaine.(AP Photo/Manuel Balce Ceneta)

Quatre anciens présidents de la banque centrale américaine ont lancé un message solennel à Donald Trump lundi et ont demandé au président de respecter l'indépendance de l'institution, que le milliardaire républicain n'a de cesse d'accuser de freiner "son" économie.

La tribune commune dans le Wall Street Journa est signée par Paul Volcker, 91 ans; Alan Greenspan, 93 ans; Ben Bernanke, 65 ans et Janet Yellen, 72 ans.

Les quatre anciens dirigeants de la plus puissante banque centrale du monde prennent l'initiative extraordinaire de venir publiquement au secours d'une institution et de son président, Jerome Powell, constamment soumis à la pression et parfois aux insultes de Donald Trump. Sans jamais le citer.

En tant qu'anciens présidents "nous sommes unis dans la conviction que la Fed et son président doivent pouvoir agir indépendamment et dans le meilleur intérêt de l'économie, libérés de pressions politiques à courte vue et en particulier dans la menace de limoger les dirigeants de la Fed pour des motifs politiques", plaident-ils.

S'en suit une longue démonstration, exemples à l'appui, des raisons pour lesquelles une banque centrale indépendante est dans une meilleure position pour encourager une croissance économique saine et durable plutôt qu'un institut monétaire constamment soumis aux pressions de responsables politiques qui cherchant à être réélus -- ce qui est le cas de M. Trump qui brigue un second mandat.

Le président américain accuse la Fed et son président d'avoir mal évalué la situation à la fin de l'année 2018 et d'avoir augmenté les taux alors que l'économie américaine commençait à ralentir. Fidèle à son habitude de l'hyperbole, le locataire de la Maison Blanche n'hésite pas à affirmer que sans l'erreur de la Fed la croissance pourrait être plus du double des près de 2% actuels et le marché boursier de 10.000 points plus élevés.

Des affirmations qu'aucun économiste ne valide même s'ils sont nombreux à estimer avec le président américain que la Fed s'est trompée en relevant les taux en décembre.

L'institut d'émission a rétropédalé depuis janvier et finalement baissé les taux mercredi dernier pour la première fois depuis 11 ans.

Pas assez pour M. Trump.

Jerome Powell "nous a encore une fois déçus", a tweeté le président américain juste après la baisse.

Les anciens dirigeants de la Fed reconnaissent qu'eux-mêmes et l'institution ont pu commettre des erreurs, mais sont "convaincus que ces décisions étaient meilleures parce qu'elles ont été le fruit de l'évaluation non partisane, non politique basée sur les intérêts des citoyens américains sur le long terme".

Ils ont aussi souligné qu'indépendance ne signifiait pas manque de supervision ou opacité, en rappelant les rôles essentiels du Congrès, des citoyens et de la presse.

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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