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Les 8 candidats de la présidentielle d'août peuvent se représenter au Kenya

Ezra Chiloba, directeur exécutif de la Commission électorale (IEBC), donne un discours à Nairobi, Kenya, 6 juillet 2017.

La Commission électorale kényane a annoncé que les huit candidats en lice lors de l'élection présidentielle du 8 août, invalidée par la justice, peuvent se représenter au scrutin du 26 octobre, se conformant ainsi à une décision de justice.

A la suite de l'annulation par la Cour suprême du Kenya de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, la Commission électorale (IEBC) avait convoqué une nouvelle élection, fixée au 26 octobre, entre M. Kenyatta et l'opposant Raila Odinga. A eux deux, ils avaient raflé la quasi-totalité des voix.

​Mais mercredi, saisie par un des six autres candidats de l'élection du 8 août, la Haute cour de Nairobi a jugé que tous les candidats du premier scrutin devaient pouvoir, s'ils le souhaitent, se représenter à l'élection du 26 octobre.

"Dès lors, la position de la Commission est que les candidats à la nouvelle élection présidentielle prévue le 26 octobre devraient comprendre l'ensemble des huit candidats qui ont participé à l'élection présidentielle du 8 août", a annoncé l'IEBC dans un communiqué publié mercredi soir.

Mardi, Raila Odinga avait annoncé son retrait de l'élection du 26 octobre, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour garantir un scrutin libre et équitable.

Selon l'opposition, qui se fonde sur une analyse de la jurisprudence et de la loi électorale, le retrait de M. Odinga devrait automatiquement conduire à l'annulation de l'élection du 26 octobre et à l'organisation d'un nouveau processus électoral à une date ultérieure.

Sur ce point, la Commission électorale a précisé que M. Odinga et son co-listier ne lui avaient pas transmis le formulaire nécessaire pour pouvoir entériner leur retrait.

"La Commission ne peut obliger un candidat à participer à une élection. La loi autorise un candidat à retirer sa candidature en transmettant à la Commission le formulaire 24A dûment rempli", a expliqué l'IEBC.

Précisant avoir reçu de M. Odinga et son co-listier un courrier signifiant leur retrait de la présidentielle, l'IEBC ajoute: "Ils n'ont toutefois pas soumis le formulaire 24A". Un fois reçu, "la Commission le traitera en accord avec les dispositions de la loi", selon le communiqué.

L'IEBC appelle par ailleurs "l'ensemble des acteurs au calme et au dialogue afin de s'assurer que les élections puissent être organisées avec succès et que le pays puisse aller de l'avant".

On ignorait mercredi soir si l'éventuelle officialisation du retrait de M. Odinga, telle que préconisée par l'IEBC, conduira à une annulation du scrutin du 26 octobre comme le soutient l'opposition, ou si l'élection se tiendra quand même, en son absence.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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