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Nigeria

Les 2000 jours de captivité des écolières enlevées à Chibok

Les activistes du groupe Bring Back Our Girls à la place de l’Unité à Abuja, le 5 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigeria, cela fait 2000 jours que 112 écolières enlevées à Chibok par le groupe Boko Haram ne sont pas retournées dans les bras de leurs parents.

Samedi, les activistes du groupe Bring Back Our Girls se battent depuis l'enlèvement des élèves de Chibok pour leurs libérations. Le groupe a organisé un rassemblement lors de cette journée pour attirer l’attention des autorités fédérales.

Ils étaient plus d’une centaine d’activistes et certains parents des écolières, réunis à la place de l’Unité à Abuja pour réclamer la libération des 112 filles.

Les combattants de Boko Haram avaient pris d'assaut l'école secondaire publique pour filles à Chibok, dans l'État de Borno, le 14 avril 2014.

Plus de 200 filles avaient été enlevées, mais 57 filles avaient réussi à échapper.

Le gouvernement fédéral avait ensuite négocié avec les ravisseurs qui ont libéré 107 filles, laissant 112 autres en captivité, il y a de cela plus de 2000 jours ce samedi 5 octobre.

Depuis, les écolières sont devenues le symbole des victimes de l’insurrection du groupe Boko Haram qui ravage le nord-est du Nigeria.

Pour marquer les 2000 jours de captivité, les activistes du groupe Bring Back Our Girls créé en faveur de la libération des écolières ont exposé plus de 112 paires de chaussures portant les noms des écolières disparues.

"Le travail du gouvernement est de protéger et sécuriser ses citoyens lorsque les incidents pareils se produisent", explique Florence Ozor, membre du groupe. "Le travail des citoyens est de rassurer que le gouvernement n’oublie pas son travail et c’est ce que nous faisons".

Les parents des 112 écolières de Chibok déplorent que le gouvernement fédéral n'ait pas réussi à libérer les filles enlevées en 2014.

"2000 jours, cela fait cinq années et six mois que les filles ont été enlevées", se lamente Tunde Adegbezu, préoccupé par la situation. "Cet enlèvement signifie qu’il y a eu de sérieuses défaillances.112 filles, si ces filles étaient des filles de gouverneur par exemple, ou d’un haut cadre du cabinet ministériel, toutes les agences de sécurité seraient mobilisées pour les retrouver".

Les paires de chaussures exposées portant les noms des écolières disparues, le 5 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)
Les paires de chaussures exposées portant les noms des écolières disparues, le 5 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)

Le poids de cette tragédie pèse lourd sur certains parents des écolières portées disparues qui sont décédés ou sont malades. D’autres vivent toujours traumatisés par l’absence de leurs enfants.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a toujours déclaré que le gouvernement restait mobilisé pour parvenir à leur libération. Les parents attendent encore de voir la promesse du gouvernement se réaliser.

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Abuja face à l'afflux de jeunes innovateurs et entrepreneurs

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Cinq pays anglophones d’Afrique de l’Ouest, et la Guinée réunis à Abuja sur l'Eco

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La nouvelle monnaie commune Eco rejetée par six pays dont la Guinée

Le président français Emmanuel Macron (L) salue son homologue ivoirien, le président Alassane Ouattara, en marge d'une conférence de presse au Palais présidentiel à Abidjan le 21 décembre 2019.

Les Ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales de cinq pays anglophones d’Afrique de l’Ouest et la Guinée réunis à Abuja ont rejeté ce jeudi la nouvelle monnaie commune de l’espace Cédéao prônée par le président ivoirien Alassane Ouattara le 21 décembre dernier. 

Il s’agit des ministres des Finances du Nigeria, de la Guinée, de la Sierra-Leone, du Ghana, du Liberia et de la Gambie.

Les ministres à Abuja, le 16 janvier 2020. (VOA/Gilbert Tamba)
Les ministres à Abuja, le 16 janvier 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

A l’issue d’une concertation aujourd’hui à Abuja, ils ont accusé le président ivoirien Alassane Ouattara d’avoir unilatéralement pris la décision de création de l’Eco sans consulter les autres pays membres de la Cédéao.

Les gouverneurs des banques centrales de ces pays ont également pris part à cette rencontre.

Les six pays appellent une réunion urgente des chefs d’Etats et de gouvernement de la Cédéao pour discuter de la monnaie unique régionale. En décembre, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé que le franc CFA serait renommé "Eco".

Le franc CFA est utilisé par huit États d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Les ministres ont indiqué que l’action du président Ouattara n’est pas en droite ligne avec les décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao qui ont adopté "Eco", le nom de la nouvelle monnaie indépendante commune de la Cédéao.

Après 75 ans de son existence, le CFA - UEMOA s'efface au profit de l'ECO
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Libération de cinq travailleurs humanitaires enlevés par des jihadistes

Un véhicule appartenant au groupe djihadiste Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) vu à Gaga au Nigeria le 2 août 2019.

Le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) a libéré cinq travailleurs humanitaires qu'il avait enlevés en décembre dans le nord-est du Nigeria en proie  à une sanglante insurrection jihadiste, a-t-on appris jeudi de sources sécuritaires et auprès de l'un des ex-otages.

"Les cinq travailleurs humanitaires ont été libérés (...) après des jours de négociations avec l'Iswap", mercredi, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

Ces travailleurs locaux d'organisations humanitaires internationales avaient été enlevés, ainsi que plusieurs autres personnes, dans deux incidents séparés par des insurgés de l'Iswap, une faction dissidente du groupe Boko Haram, qui, déguisés en soldats, interceptaient des véhicules sur une route près de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno.

"Nous avons été libérés par nos ravisseurs aujourd'hui (mercredi)", a déclaré à l'AFP Asabe Musa, de l'ONG française Alima, précisant que deux des otages libérés travaillaient pour Alima et les trois autres respectivement pour la Croix-Rouge, Solidarity et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

"Nous avons été emmenés au quartier général de la DSS (l'agence nationale de renseignement) avant d'être remis à nos organisations", a-t-elle ajouté. "Nous sommes tous en bonne santé". Elle a précisé avoir passé la nuit avec ses "collègues (...) dans les locaux d'Alima à Maiduguri".

Les négociations pour la libération des otages avaient été initiées par la DSS, a précisé la source sécuritaire. On ignorait dans l'immédiat si une rançon a été versée aux ravisseurs.

Une soeur d'Asabe Musa, Vicky Musa, a déclaré à l'AFP que cette dernière avait pu parler à leur mère par téléphone depuis les locaux de la DSS après sa libération.

"Ma soeur a été autorisée à appeler notre mère et à confirmer sa libération ainsi que celle de quatre autres" otages, a-t-elle dit.

Asabe Musa et deux autres personnes avaient été enlevées le 22 décembre alors qu'elles se rendaient pour Noël de la ville de garnison de Monguno à Maiduguri, distante de 135 kilomètres.

Le 4 décembre, l'Iswap avait revendiqué l'enlèvement de deux employés de la Croix-Rouge et de 12 autres personnes sur une autre route près de Maiduguri.

L'Iswap enlève de plus en plus d'automobilistes aux check-points dans l'Etat du Borno, ciblant les forces de sécurité, les membres de milices antijhadistes et les chrétiens.

Selon les Nations unies, le conflit jihadiste qui dure depuis 10 ans dans le nord-est du Nigeria a fait plus de 36.000 morts et deux millions de déplacés. Il s'est propagé au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.

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