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Les travailleurs de l'Asecna disent non à la concession de l'aéroport de Cotonou


Façade de l'aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, le 17 mai 2017. (VOA/Ginette Fleure Adande)

Un gros nuage noir dans le ciel aéroportuaire béninois avec la menace de grève des travailleurs de l'agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Les négociations sont en cours pour une sortie de crise même si les travailleurs sont intransigeants sur la seule alternative possible.

Après l'assemblée générale de mardi, les travailleurs ont décidé d'aller en grève afin de protester contre la rapidité avec laquelle le gouvernement veut mettre en concession l'aéroport international cardinal Bernatin Gantin de Cotonou.

Ils s'insurgent contre cette action qui, selon eux, ne respecte aucunement le dialogue social et laisse penser à "des manœuvres douteuses pour brader le bien public".

"Nous demandons l'annulation pure et simple de la concession", ont déclaré les chef de file du mouvement social.

Nous demandons l'annulation pure et simple de la concession"

​Dans un même, les compagnies ont dû veiller pour que les vols à destination de Cotonou aillent vers Lomé.

Suite à leur sortie, pour menacer de paralysie les activités aéroportuaires, le ministre des transports a réuni la presse pour expliquer le bien fondé de la décision du gouvernement. Pour lui, la gestion de l'aéroport est catastrophique depuis quelques années.

Hervé Hehomey, ministre des transports du Bénin, à Cotonou, le 17 mai 2017. (VOA/Ginette Fleure Adande)
Hervé Hehomey, ministre des transports du Bénin, à Cotonou, le 17 mai 2017. (VOA/Ginette Fleure Adande)

"Quand vous allez dans les pays voisins, les aéroports ne sont plus comme il est à Cotonou", s'est indigné le ministre.

"Nous ne voulons plus faire de l'amateurisme et nous ne voulons plus confier notre aéroport à des amateurs", a-t-il également indiqué.

Alors que l'on s'attendait à une grève illimitée, un comité de crise a commencé à désamorcer la situation. La menace reste toujours évidente puisque les travailleurs exigent l'annulation du processus qui apparemment, selon le gouvernement, est à un niveau bien avancé.

Même si l'équipe dirigeante de l'Asecna se félicite de l'accalmie actuelle, les travailleurs ne comptent pas baisser la garde.

Le ministre maintient que la gestion de l'aéroport sera retirée à l'Asecna, mais les travailleurs exigent la suspension du processus de mise en concession.

Ginette Fleure Adandé, correspondante à Cotonou

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