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Les États-Unis imposent des sanctions contre la junte birmane

Le président américain Joe Biden s'exprime sur la situation politique en Birmanie à la Maison Blanche à Washington, le 10 février 2021.

Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi des sanctions contre la junte qui a pris le pouvoir en Birmanie.

Dans une brève déclaration depuis la Maison Blanche, M. Biden a appelé la junte à "libérer immédiatement" les prisonniers politiques, dont la cheffe informelle de l’exécutif Aung San Suu Kyi, ainsi que le président et les manifestants, qui sont tous détenus. Il a également exigé que les généraux "renoncent au pouvoir".

Plus précisément, les sanctions annoncées par M. Biden comprennent le gel des avoirs détenus par les chefs des forces armées birmanes et des limites aux exportations des produits américains vers la Birmanie.

"Le peuple birman fait entendre sa voix", a dit le président Biden dont la déclaration intervient 10 jours seulement après que le département d'État américain ait officiellement constaté un "coup d'État" en Birmanie.

Manifestation contre le coup d'Etat militaire birman dans la ville de Yangon, Birmanie.
Manifestation contre le coup d'Etat militaire birman dans la ville de Yangon, Birmanie.

Entre temps, la junte birmane a déclaré le 1er février un état d'urgence d'un an, quelques heures après avoir arrêté les principaux dirigeants du parti au pouvoir, la Ligue nationale pour la démocratie, dont Mme Aung San Suu Kyi.

A l'époque, le gouvernement américain avait déclaré qu'il continuerait à financer des programmes d'aide aux citoyens birmans, notamment l'aide humanitaire et les initiatives de soutien à la démocratie. Dans sa déclaration de mercredi, Joe Biden a réaffirmé cet engagement.

Les sanctions imposées par M. Biden interviennent après des jours de protestations continues de Birmans qui réclament le retour à un leadership civil. Mercredi, des dizaines de milliers de personnes ont pris part à une manifestation menée par des moines bouddhistes à Mandalay, deuxième ville de Birmanie.

La veille, mardi, la police avait réprimé les manifestants dans la capitale Naypyitaw. Au moins deux manifestants auraient été gravement blessés. Une manifestante a reçu une balle dans la tête, selon des rapports de presse.

De nombreux pays dans le monde ont condamné le coup d'Etat, dont la Gambie qui, la semaine dernière, a demandé à l'armée birmane de tout faire pour protéger les Rohingyas, une minorité musulmane, au nom de laquelle la Gambie a intenté un procès à la Cour internationale de justice contre le gouvernement birman en 2019.

Ces derniers jours, un certain nombre d'investisseurs étrangers ont commencé à se retirer de la Birmanie, notamment des entreprises du Japon et de Singapour. Une campagne qui devrait avoir un impact sur les dirigeants militaires.

Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, où les États-Unis viennent de marquer leur retour, doit tenir une session spéciale vendredi pour discuter de la crise birmane, rapporte l'Agence France Presse.

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Une jeune domestique à Singapour ne pesait plus que 24 kilos à sa mort

Singapour

Une Singapourienne a reconnu avoir affamé, battu et tué sa domestique birmane qui ne pesait plus que 24 kilos au terme d'une année de sévices, selon les procureurs, qui y ont vu l'une des pires affaires de maltraitance de l'histoire de la cité-Etat.

Singapour compte environ 250.000 domestiques qui viennent généralement de pays asiatiques pauvres. Et les cas de mauvais traitement sont légions.

Mais les sévices endurés par Piang Ngaih Don jusqu'à son décès en 2016 avaient rarement été vus dans la ville, la jeune femme ayant reçu des coups de pied, de balai, été victime d'étouffement et de brûlures au fer à repasser, selon des documents judiciaires.

Gaiyathiri Murugayan, 40 ans, a plaidé mardi coupable de 28 chefs d'accusation, dont celui d'homicide volontaire. Passible de la prison à perpétuité, elle connaîtra sa peine ultérieurement.

"Le tribunal ressent une légitime colère à l'idée qu'un être humain en traite un autre d'une façon aussi inhumaine, et la loi doit s'appliquer dans toute sa force", ont affirmé les procureurs.

Piang Ngaih Don avait été embauchée en 2015 par Mme Gaiyathiri et son époux, un policier, pour s'occuper de leur fille de quatre ans et de leur garçon d'un an.

Mme Gaiyathiri infligea presque quotidiennement des sévices à son employée, et parfois plusieurs fois par jour, selon ces documents qui précisent que la mère de l'accusée, âgée de 61 ans, se livrait parfois aussi à des violences.

La domestique ne recevait que très peu à manger et perdit près de 40% de son poids pour ne peser finalement que 24 kilos au moment de son décès en juillet 2016. Elle n'était autorisée à dormir que cinq heures par nuit.

L'accusation n'a pas retenu la qualification la plus lourde qui aurait été passible de la peine capitale en prenant en compte le fait que l'accusée souffrait de plusieurs maladies, dont la dépression.

Son mari est également poursuivi.

Un homme condamné à payer son ex-épouse pour les tâches ménagères

Photo d'illustration.

La justice chinoise a obligé un homme à verser à son ex-femme plus de 7.700 dollars en guise de dédommagement pour les tâches ménagères effectuées pendant leur mariage, entraînant des discussions enflammées sur les réseaux sociaux.

En vertu du code civil chinois, entré en vigueur cette année, les conjoints en instance de divorce ont, pour la première fois, le droit de demander une indemnisation s'ils ont assumé davantage de responsabilités à la maison.

Mme Wang, une femme au foyer, a déclaré devant un tribunal de Pékin s'être ainsi occupée au cours de son mariage "de son fils et des tâches ménagères" tandis que son mari, "en dehors de son travail, ne se souciait pas et ne participait pas aux tâches familiales".

L'épouse a par conséquent réclamé le versement d'un dédommagement financier, selon un compte-rendu de justice publié le 4 février.

Le tribunal a estimé que la mère de famille avait effectivement assumé davantage de tâches ménagères. Il a ainsi exigé de l'ex-mari qu'il lui verse 50.000 yuans (7.745 dollars) à titre de compensation, ce qui semble être une première en Chine.

Mais Mme Wang, qui avait demandé 160.000 yuans (24.784 dollars), a fait appel de la décision cette semaine, selon les médias locaux. Une initiative qui a suscité un débat enflammé sur le réseau social Weibo.

"Juste 50.000 yuans de compensation pour le ménage pendant cinq ans de mariage? C'est plutôt rentable pour le mec!", a réagi un internaute.

"En six mois, une nounou à plein temps revient plus cher que ça", s'est insurgé un autre.

Le montant du dédommagement a été défini par la justice en fonction de plusieurs critères, dont la durée du mariage, "les efforts consentis par Mme Wang pour (effectuer) les tâches ménagères, les revenus de (son mari) et le coût de la vie locale", a expliqué l'un des juges, cité par plusieurs médias.

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L'Inde durcit les restrictions sur les réseaux sociaux américains

Cette combinaison de photos réalisée le 22 août 2018 montre les logos de Twitter et du réseau social Facebook, deux réseaux sociaux très utilisés.

Le gouvernement indien s'apprête à imposer de nouvelles règles strictes aux réseaux sociaux américains les accusant de déséquilibre dans leur traitement des contenus litigieux. 

Le bras de fer du gouvernement indien avec Twitter et Facebook se poursuit par l'entrée en vigueur de nouvelles règles dans trois mois qui obligeront les réseaux sociaux, les services de streaming en ligne et les services d'information numérique à retirer tout contenu qui aura fait l'objet d'une plainte d'un individu ou d'une organisation, et ce, dans les 24 heures.

Ils devront également divulguer l'origine d'un "tweet ou message malveillant" si un tribunal indien ou le gouvernement l'exige.

Afin de défendre cette mesure, le ministre des Technologies de l'information, Ravi Shankar Prasad, a rappelé le refus de Twitter de retirer des messages relatifs à de violentes manifestations d'agriculteurs à New Delhi en janvier, alors que le réseau avait agi autrement lors de l'assaut du Congrès américain par des militants pro-Trump à Washington vingt jours plus tôt en supprimant des comptes.

"Quand le Congrès américain à Capitol Hill est attaqué, les réseaux sociaux soutiennent l'action de la police. Mais lors d'une violente attaque contre Lal Qila (Fort Rouge, à Delhi), vous avez deux poids, deux mesures", a-t-il déclaré en qualifiant une telle politique d'"inacceptable".

Le 26 janvier, jour de fête nationale en Inde, des manifestations contre des réformes agricoles avaient dégénéré en émeutes à travers la capitale, des agriculteurs avaient pris d'assaut le Fort Rouge, symbole de l'indépendance de l'Inde.

Le gouvernement nationaliste hindou avait alors ordonné à Twitter de supprimer des centaines de comptes et de tweets soutenant les manifestations.

Twitter avait suspendu quelques comptes de façon permanente et en avait brièvement bloqué d'autres au grand dam du gouvernement.

En vertu des nouvelles règles, les réseaux sociaux devront en outre nommer un responsable de la conformité et un "agent chargé du règlement des plaintes", tous deux basés en Inde.

Parallèlement, un "organisme d'autorégulation" dirigé par un fonctionnaire nommé par le gouvernement aura l'autorité de mettre en garde ou de censurer une plateforme, de la forcer à présenter des excuses ou d'inclure un "avertissement" ou une "clause de non-responsabilité" concernant du contenu.

"Le gouvernement accepte la critique et le droit au désaccord, mais il est important que les utilisateurs des réseaux sociaux disposent d'une tribune pour exprimer leurs griefs contre l'utilisation abusive des dits réseaux sociaux", a ajouté le ministre.

Un porte-parole de Facebook a réagi en déclarant que le groupe américain était "un allié de l'Inde" et qu'il allait "étudier soigneusement ces nouvelles règles".

"Nous avons toujours dit clairement, en tant que compagnie, que nous accueillons les règlementations qui fixent des lignes directrices pour répondre aux défis les plus difficiles autour d'internet", a-t-il poursuivi.

L'annonce de ces nouvelles mesures a été accueillie avec inquiétude par certains défenseurs de la liberté d'expression sur internet en Inde.

"Je pense que ces nouvelles règles sont extrêmement préoccupantes car elles imposent une réglementation sur la liberté d'expression et la confidentialité sans aucune soutien juridique", a déclaré à l'AFP Nikhil Pahwa, fondateur d'un portail d'informations sur internet et cyberactiviste.

L'Inde a régulièrement recours à la fermeture d'accès à Internet, comme ce fut le cas sur les sites des manifestations d'agriculteurs, pour limiter le partage d'informations pendant les troubles.

Au classement mondial 2020 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, l'Inde se place au 142e rang sur 180 pays.

Lutte contre la pauvreté: Xi Jinping vante le "miracle" chinois

Le président chinois Xi Jinping lève son verre et propose un toast lors d'une cérémonie au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 26 avril 2019.

Le président Xi Jinping a qualifié jeudi de "miracle" l'élimination de l'extrême pauvreté en Chine, un objectif que Pékin se devait d'atteindre à tout prix avant le centenaire du Parti communiste chinois (PCC) qui sera célébré en juillet.

Depuis le lancement de ses réformes économiques à la fin des années 1970, la Chine affirme avoir sorti 800 millions d'habitants de la misère. Et le pays asiatique, aujourd'hui deuxième puissance économique mondiale, dit avoir officiellement éradiqué la pauvreté absolue l'an dernier.

"Aucun autre pays ne peut sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté en si peu de temps", s'est félicité le président chinois, au cours d'une cérémonie en grande pompe au Palais du peuple à Pékin.

Le niveau de vie en Chine a considérablement changé depuis les années 1970 lorsque la population vivait dans un système collectiviste. Le pays est aujourd'hui un gigantesque marché avec des centaines de millions de consommateurs que lorgnent les multinationales étrangères.

"C'est un miracle humain qui restera dans l'histoire", a estimé l'homme fort du régime communiste, qui a promis de partager "l'expérience chinoise" avec d'autres pays en développement.

Un homme passe en tricycle devant une affiche publicitaire montrant une vue nocturne de la ville sur le chantier de construction d'une tour d'appartements à Pékin, le 19 juillet 2016.
Un homme passe en tricycle devant une affiche publicitaire montrant une vue nocturne de la ville sur le chantier de construction d'une tour d'appartements à Pékin, le 19 juillet 2016.

Xi Jinping, qui a fait de la lutte contre la pauvreté l'une de ses priorités depuis son arrivée au pouvoir fin 2012, a par ailleurs remis des médailles à des fonctionnaires méritants.

Le seuil de pauvreté en Chine est défini comme un revenu inférieur à 2,30 dollars (1,90 euro) par jour et par personne, soit un niveau un peu plus élevé que le plancher de la Banque mondiale (1,90 dollar).

Mais ce niveau est bien inférieur aux préconisations de la Banque mondiale (5,50 dollars) pour les pays à revenu intermédiaire comme la Chine. Et si l'on suit ce critère, c'est près du quart de la population chinoise qui vit toujours dans la pauvreté.

Alors que le Parti communiste chinois (PCC) va fêter son centenaire le 1er juillet 2021, le régime a multiplié ces derniers mois les initiatives pour repérer les ménages dans le besoin, distribuer des subventions et achever des grands travaux.

En jeu: la légitimité d'un Etat fondé sur l'égalitarisme socialiste mais qui détient le record du monde du nombre de milliardaires en dollars.

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