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Les élus démocrates contestent le milliard du Pentagone pour le mur

Adam Smith, président du comité des forces armées de la Chambre des représentants, lors du débat sur lebudget de l'exercice 2019, le 12 avril 2018 à Washington.

Une commission du Congrès américain a contesté mardi le transfert d'un milliard de dollars du budget de la défense pour la construction du mur frontalier avec le Mexique voulu par Donald Trump, annoncé la veille par le chef du Pentagone Patrick Shanahan.

La commission des Forces armées de la Chambre des représentants "refuse" le transfert de ces fonds, a indiqué dans un communiqué le président démocrate de cette commission, Adam Smith.

Ce communiqué a été publié alors que M. Shanahan, qui remplit les fonctions de ministre de la Défense par intérim depuis la démission de Jim Mattis fin décembre, mais dont la confirmation à son poste n'a toujours pas été décidée par le président, défendait son budget 2020 devant le Congrès.

M. Shanahan a été questionné sur sa décision annoncée la veille au soir "d'entreprendre (...) la construction d'un mur de 91 km de long et de 5,5 m de haut, de construire et de réparer les routes et d'installer des éclairages" dans la région d'El Paso, à la frontière avec le Mexique.

Furieux de ne pas avoir été consultés alors que la Constitution leur donne le contrôle des dépenses publiques, les élus démocrates ont prévenu M. Shanahan que la Chambre ne lui permettrait plus de transférer de fonds d'un compte du Pentagone à un autre.

La Chambre des représentants, qui est contrôlée par l'opposition démocrate, se lance ainsi dans une nouvelle bataille judiciaire avec M. Trump sur le financement de cet ouvrage emblématique de sa politique de fermeté sur l'immigration.

Le milliard de dollars au centre du nouveau contentieux doit être ponctionné sur l'enveloppe que le Pentagone consacre annuellement aux opérations de lutte contre le trafic de drogue international.

Le Pentagone est de loin la plus grande source de fonds fédéraux d'urgence, et la Maison Blanche a décidé d'accéder à 6,1 milliards provenant de deux sources du ministère de la Défense: 3,6 milliards d'un fonds consacré à la construction militaire, et 2,5 milliards de fonds destinés aux activités de lutte contre la drogue.

Frustré par le refus du Congrès de lui accorder le budget qu'il réclamait pour construire le mur frontalier, Donald Trump a déclenché le 15 février une procédure d'"urgence nationale" qui lui permet de contourner les parlementaires afin de débloquer plus de huit milliards de dollars de financements sur le budget 2019.

Le Congrès avait voté mi-mars en faveur d'une résolution proclamant l'annulation de cette procédure d'urgence, grâce au soutien d'élus républicains. Mais Donald Trump avait fait usage de son premier veto pour bloquer cette résolution.

Mardi, la Chambre des représentants a échoué de peu à annuler le veto présidentiel, en n'atteignant pas les deux tiers de votes nécessaires (288). Quelque 248 élus se sont prononcés pour passer outre ce veto, et 181 contre.

"Merci aux républicains de la Chambre des représentants d'être restés soudés et pour la GRANDE VICTOIRE aujourd'hui sur la frontière", a réagi Donald Trump sur Twitter.

Avec AFP

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L'opposition canadienne réclame une enquête sur Justin Trudeau

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avant une conférence de presse à Ottawa. (Reuters)

L'opposition conservatrice a réclamé une enquête policière pour savoir s'il y a eu fraude dans l'octroi par le Premier ministre canadien d'un contrat à une association caritative ayant versé de l'argent à des membres de sa famille.

"Il y a suffisamment de motifs pour que la police enquête dans cette affaire", a déclaré Michael Barrett, porte-parole du Parti conservateur en matière d'éthique. "Nous avons un contrat de près d'un milliard de dollars qui a été accordé sans appel d'offres par le Premier ministre", a affirmé M. Barrett lors d'un point de presse à Ottawa. "Et nous savons qu'il y a des bénéfices financiers importants qui ont été touchés par la famille du Premier ministre", a-t-il dit.

Margaret Trudeau, la mère du Premier ministre, a touché 250.000 dollars pour des discours prononcés lors d'événements organisés par l'association WE Charity entre 2016 et 2020, selon la chaîne CBC. Le frère de M. Trudeau, Alexandre, a reçu 32.000 dollars pour sa participation à huit événements. La chaîne CTV a également révélé que l'épouse du Premier ministre avait reçu 1.500 dollars pour un événement en 2012, avant que M. Trudeau devienne chef du Parti libéral.

Le Commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, un officier indépendant du Parlement, a ouvert la semaine dernière une enquête sur le Premier ministre en lien avec le contrat de gestion d'un programme de bourses pour étudiants de 900 millions de dollars canadiens. Le Parti conservateur juge cette enquête insuffisante, compte tenu des révélations sur les sommes payées à la famille Trudeau.

"C'est beaucoup plus sérieux" qu'un "conflit d'intérêts", a déclaré Pierre Poilievre, porte-parole conservateur des finances, en demandant à la police fédérale d'examiner s'il y a eu "fraude contre le gouvernement".

Le Commissaire à l'éthique a déjà conclu deux fois que le Premier ministre avait enfreint la loi sur les conflits d'intérêts: en 2017, pour avoir accepté des vacances sur l'île privée de l'Aga Khan, et l'an dernier pour avoir tenté d'influencer une procédure judiciaire dans l'affaire SNC-Lavalin.

Le parlement vénézuélien rejette la suspension de la direction du parti de Guaido

Le président de l'Assemblée nationale et chef de l'opposition du Venezuela, Juan Guaido, lors d'une session parlementaire à Caracas, le 7 janvier 2020. (REUTERS/Fausto Torrealba)

Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, a estimé que la décision de la Cour suprême de suspendre la direction du parti du chef de l'opposition Juan Guaido, Voluntad Popular, était "nulle et non avenue". 

Mardi, la Cour suprême du Venezuela (TSJ), considérée comme acquise au camp du pouvoir, a suspendu toute la direction de cette formation politique et en a remis le contrôle à un des rivaux de Juan Guaido.

Au cours d'une séance par visioconférence jeudi, le Parlement a adopté une résolution pour "rejeter cette décision nulle et non avenue", accusant le TSJ d'être "au service des intérêt de la dictature de Nicolas Maduro".

Le 15 et 16 juin, le TSJ avait déjà pris des mesures similaires contre deux autres formations majeures de l'opposition, Accion Democratica (Action démocratique, social-démocrate) et Primero Justicia (Justice d'abord, centre).

Ces décisions interviennent à quelques mois des élections législatives du 6 décembre qui visent à renouveler le Parlement et que les grands partis anti-Maduro ont décidé de boycotter, dénonçant une "farce" électorale.

L'Assemblée nationale est actuellement présidée par Juan Guaido, qui considère comme illégitime la présence au pouvoir de Nicolas Maduro et s'est proclamé en janvier 2019 président par intérim du Venezuela.

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