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Le Zimbabwe reçoit ses premiers vaccins de Chine

Arrivée des vaccins Sinopharm contre le COVID-19 en provenance de Chine à l'aéroport international Robert Gabriel Mugabe, le 15 février 2021 (Crédit: Columbus Mavhunga / VOA)

Le Zimbabwe, pays d'Afrique australe à l'économie et au système de santé sinistrés, a reçu lundi un premier lot de 200.000 vaccins contre le Covid-19 donnés par la Chine et fabriqués par le laboratoire Sinopharm.

Protégées par une bâche, les précieuses doses sont arrivées tôt lundi matin par avion à l'aéroport d'Harare, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les vaccins ont voyagé à bord du seul avion du pays en état de marche, un Boeing 767 d'Air Zimbabwe, souvent utilisé par l'ancien président Robert Mugabe pour recevoir des traitement médicaux ou passer des examens à l'étranger.

"Nous n'oublierons pas qu'en situation de besoin, la Chine a réagi rapidement", a déclaré à l'aéroport le vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga, saluant un don "opportun" et "une nouvelle preuve du long lien d'amitié et de solidarité" entre les deux pays.

Les vaccins devront encore être vérifiés par l'autorité locale de contrôle des médicaments avant de pouvoir être administrés cette semaine, selon le gouvernement.

Le Zimbabwe est le premier pays d'Afrique australe à recevoir le vaccin chinois contre le Covid-19. Son efficacité contre le variant apparu dans l'Afrique du Sud voisine, et qui s'est largement répandu, n'a pas été révélée publiquement.

"Le mois prochain, nous allons acquérir 600.000 doses supplémentaires auprès de la Chine et le programme se poursuivra jusqu'à atteindre l'objectif de 1,8 million de doses", a déclaré le ministre des Finances Mthuli Ncube aussi présent à l'aéroport.

Le gouvernement est en négociations avec d'autres laboratoires et notamment le fabricant du vaccin russe Spoutnik V.

La Guinée équatoriale a aussi reçu récemment des vaccins du chinois Sinopharm. Ils ont déjà été utilisés dans des campagnes d'immunisation notamment aux Seychelles et en Egypte.

Le Zimbabwe a pour objectif de vacciner 10 millions de personnes, soit environ deux-tiers de la population, pour atteindre l'immunité collective.

Ruiné, le pays a toutefois prévu un budget de 100 millions de dollars pour la vaccination, qui sera gratuite dans le pays.

Touché par une deuxième vague de la pandémie plus violente que la première, le Zimbabwe compte officiellement plus de 35.000 cas d'infection, dont 1.400 décès.

Le président Emmerson Mnangagwa a annoncé lundi prolonger de deux semaines le confinement réinstauré dans le pays le mois dernier.

"Le nombre de cas actifs et de décès est encore très élevé", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée, ajoutant: "l'objectif ultime est de revenir à une vie normale".

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Omicron: la Guinée équatoriale suspend tous ses vols internationaux

Un vol de South African Airways (SAA) est vu sur le tarmac avant de quitter l'aéroport international de Tambo à Johannesburg le 23 septembre 2021.

La Guinée équatoriale a décidé de suspendre tous les vols internationaux du 6 décembre au 2 janvier 2022, afin d'éviter l'arrivée dans ce petit pays d'Afrique centrale du nouveau variant Omicron, selon un décret communiqué jeudi à l'AFP.

Le décret présidentiel pris mercredi réinstaure par ailleurs un couvre-feu, supprimé le 15 novembre, de 23 heures à 6 heures et impose l'obligation vaccinale à tous les résidents dans le pays, Equato-guinéens ou étrangers.

"Compte tenu du contexte épidémiologique international observé dans le dernier rapport hebdomadaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui constate une augmentation à la fois des nouveaux cas et des décès" et de "l'annonce récente du nouveau variant Omicron, récemment détecté dans plusieurs pays", ces nouvelles mesures doivent "empêcher de nouvelles transmissions", indique le décret lu sur les médias d’État.

Le décret signé par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui dirige la pays d'une main de fer depuis 42 ans, souligne toutefois que le nombre de nouveaux cas positifs au Covid-19 dans le pays est en baisse avec un taux de positivité de 0,4%.

Malabo avait étendu le 17 septembre de manière drastique l'obligation vaccinale à tous les fonctionnaires, mais aussi à toute personne effectuant physiquement une démarche auprès d'une administration.

Sur les 1,3 million d'Equato-guinéens, 247.515 personnes ont été vaccinées avec au moins une dose, et 198.169 ont reçu les deux doses.

Seuls les déplacements professionnels ou médicaux à l'intérieur du pays sont autorisés, selon le nouveau décret, et les voyageurs devront être munis, en plus d'un carnet de vaccination, d'un test PCR négatif.

13.592 personnes ont été testées positives et 175 personnes sont mortes dans le pays depuis le début de l'épidémie.

Pour vacciner en masse, le Nigeria se tourne vers les églises et les mosquées

Des fidèles musulmans font la queue en attendant de recevoir une dose du vaccin Vaxzevria Covid-19 d'Astrazeneca à la mosquée centrale de la communauté du Secrétariat, Alausa, Ikeja à Lagos, le 26 novembre 2021.

Les prières et les chants s'envolent vers les cieux dans l'église Baptiste d'Ikoyi, laissant place au pasteur qui finit son prêche d'une façon un peu particulière ce dimanche de novembre: "Faites le bon choix, faites vous vacciner".

Sur le parking de l'église située dans un quartier riche de Lagos, la capitale économique du Nigeria, des fidèles en habit du dimanche forment une longue queue dans l'attente de recevoir leur première injection de vaccin contre le Covid-19.

Redoutant un pic de contaminations durant la période de Noël, où un grand nombre de Nigérians de la diaspora reviennent au pays et avec l'apparition de premiers cas du variant Omicron, le pays le plus peuplé d'Afrique se tourne vers les chefs religieux, les églises et les mosquées pour lancer une campagne de vaccination de masse.

Depuis le début de la pandémie il y a presque deux ans, le Nigeria a quasiment échappé au coronavirus qui a ravagé les systèmes de santé en Europe et ailleurs comptabilisant officiellement moins de 215.000 cas pour un pays de 210 millions d'habitants (avec toutefois un nombre de tests réalisés très insuffisants).

Le pays n'a jusqu'ici vacciné que 3,5 millions de personnes, soit moins de 2% de la population, bien loin de l'objectif du gouvernement de vacciner 112 millions de personnes d'ici fin 2022.

Au Nigeria où la religion occupe une place prépondérante, les églises et les mosquées servent désormais une double cause, la gloire de Dieu et la vaccination.

"Les mosquées et les églises accueillent de grandes foules. C'est à la fois un moyen de réduire les risques et d'accéder à plus de personnes", déclare à l'AFP la docteure Atinuke Onayiga, présente à l'église d'Ikoyi.

Car l'implication des chefs religieux dans des campagnes de vaccination de masse au Nigeria a déjà fait ses preuves dans le passé. C'est notamment grâce à ces relais que le gouvernement avait finalement réussi en 2020 à éradiquer la polio du pays.

La méfiance envers les autorités et les vaccins est forte au Nigeria, où la mort en 1996 de 11 enfants après des essais de traitement menés par le géant pharmaceutique Pfizer contre la méningite a laissé des traces.

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"Peur de me faire vacciner"

De l'autre côté du lagon, sur la partie continentale de Lagos, la prière du vendredi à la mosquée d'Alausa est aussi devenue jour de vaccination.

Dans la cour, une équipe de médecins et d'infirmières attendent des fidèles, devant des dizaines de chaises en plastique blanc, à la sortie de la prière.

"J'avais peur de me faire vacciner, mais comme notre imam nous l'a conseillés, et que je vois de mes yeux les autres se faire piquer sans avoir de problèmes, j'ai changé d'avis", dit Muslimat Abdurasaq, une vendeuse âgée de 45 ans, qui vient de recevoir sa première dose d'AstraZeneca.

"Je ne veux pas non plus rater une éventuelle opportunité professionnelle parce que je ne serais pas vaccinée", ajoute la femme, dont un voile violet entoure le visage.

Afin d’accélérer les vaccinations, les employés du gouvernement fédéral doivent désormais présenter une preuve de vaccination ou un test Covid avant d'entrer dans les bâtiments administratifs.

Mercredi, à l'extérieur de certains bâtiments fédéraux d'Abuja, des dizaines de travailleurs ont été refoulés en raison de l'application des nouvelles règles. Certains ont été dirigés vers des centres de vaccination.

"Je ne suis pas malade. Je ne vais pas faire de test", souffle un fonctionnaire, Ifeanyi Nwazo. "Ils veulent nous forcer à prendre une injection. Pourquoi ?"

Scepticisme

"L'absence de vaccination constituera un terrain fertile pour le développement de mutations du virus, ce qui menacera à son tour les progrès déjà enregistrés", a déclaré le responsable national des incidents au Nigeria, Mukhtar Muhammed.

Le Nigeria a reçu environ 30 millions de doses, et 60 millions d'autres sont en route.

Selon le directeur national de l'Unicef, Peter Hawkins, 2,5 millions de doses d'AstraZeneca doivent être utilisées avant décembre tandis que d'autres vaccins ont une durée de conservation plus longue, ce qui complique la livraison sur le terrain.

A la mosquée d'Alausa, les dizaines de chaises devant les infirmières ont été prises d'assaut. Mais pour certains fidèles comme Mustapha Adetay, des inquiétudes demeurent.

"Je doute encore pour être sincère, certains disent qu'il a des effets négatifs sur la santé", a déclaré l'ingénieur, âgé de 53 ans, en sortant de la mosquée.

"Si j'étais convaincu, je demanderais à toute ma famille de le prendre. Mais je ne le suis pas vraiment. Je vais y réfléchir".

Trois cas du variant Omicron détectés au Nigeria

Une femme subit un test de dépistage du COVID-19 à Abuja, au Nigeria, le 29 novembre 2021.

Le Nigeria a confirmé mercredi ses premiers cas de la variante Omicron du COVID-19 chez des voyageurs, a-t-on appris de source officielle.

Selon le NCDC, le bureau de gestion des grandes endémies du Nigeria, le variant a été détecté chez "trois personnes ayant des antécédents de voyage en Afrique du Sud".

Une annonce qui intervient alors que le président sud-africain Cyril Ramaphosa est en tournée en Afrique de l'Ouest, où il devrait visiter quatre pays.

Restrictions

Plusieurs nations ont imposé des restrictions de voyage aux pays d'Afrique australe, tandis que Hong Kong et le Canada ont interdit aux voyageurs non résidents de se rendre au Nigeria. La Corée du Sud a déclaré avoir détecté la variante Omicron chez des voyageurs entièrement vaccinés arrivés la semaine dernière du Nigeria.

Des données provenant d'autres pays indiquent que la variante circulait avant d'être officiellement identifiée en Afrique australe et qu'elle a depuis été détectée dans plus d'une douzaine de pays. Les travaux visant à établir si elle est plus infectieuse, mortelle ou si elle échappe aux vaccins prendront des semaines.

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