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États-Unis

Le tueur d'un garde-chasse exécuté au Texas

Une salle d’exécution, McAlester, Oklahoma, 15 janvier 2015

L'Etat américain a exécuté un homme de 35 ans qui avait tué un garde-chasse à l'issue d'une course-poursuite il y a neuf ans.

James Freeman a reçu une injection létale et est décédé, a annoncé à l'AFP un porte-parole de l'administration pénitentiaire locale.

Il est le quatrième condamné mis à mort depuis le début de l'année aux Etats-Unis et le deuxième en huit jours au Texas, l'Etat américain qui exécute le plus.

Une nuit de mars 2007, James Freeman s'était rendu au volant de son pick-up dans une réserve de chasse où les tirs depuis la route étaient prohibés. Entendant un coup de feu partir du véhicule, un garde-chasse sur place avait donné l'alerte.

La course-poursuite avait ensuite rassemblé des policiers, gendarmes, des employés du bureau du shérif et des gardes-chasse.

Parmi ces derniers se trouvait Justin Hurst, un homme de 34 ans qui a été mortellement blessé dans l'échange de tirs qui a suivi la neutralisation du véhicule de M. Freeman.

Les Etats-Unis ont exécuté 28 personnes en 2015, le chiffre le plus bas depuis 1991, selon le Centre d'information sur la peine capitale (DPIC).

Avec AFP

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Le FBI augmente son personnel de femmes cadres

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Le Conseil de l'Europe opposé à l'extradition d'Assange aux Etats-Unis

Des manifestants devant le Westminster Magistrates Court pour soutenir le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à Londres, le 13 janvier 2020. (AP)

L'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis, où il est accusé d'espionnage, aurait un "effet paralysant sur la liberté de la presse", a mis en garde jeudi la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic.

La "possible extradition" du fondateur de Wikileaks, actuellement détenu au Royaume-Uni, "a des implications en termes de droits de l'homme qui dépassent largement son cas individuel", a estimé Mme Mijatovic dans un communiqué.

"Les accusations générales et vagues contre (lui) et les délits mentionnés dans l'acte d'accusation (le visant) sont troublants, dans la mesure où beaucoup d'entre eux concernent des activités qui sont au coeur même du journalisme d'investigation", a insisté la commissaire.

"Autoriser l'extradition de Julian Assange sur cette base aurait "un effet paralysant sur la liberté de la presse" et pourrait "empêcher" les médias "d'accomplir leur tâche de fournisseurs d'informations" et de "garde-fous dans les sociétés démocratiques", selon Mme Mijatovic.

Le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzner, a par ailleurs estimé que, dans l'hypothèse d'une extradition, "tant les conditions de détention aux Etats-Unis que la peine qui pourrait lui être infligée" par la justice américaine présentent un risque de torture ou de traitements inhumains ou dégradants, rappelle encore la Commissaire.

Julian Assange "ne doit pas être extradé", conclut Mme Mijatovic, qui assure qu'elle va continuer "à surveiller de près" la situation de l'activiste australien.

Détenu à Belmarsh, dans le sud de Londres depuis son arrestation en avril 2019 à l'ambassade d'Equateur, Julian Assange, 48 ans, est réclamé par Washington. Il encourt aux Etats-Unis jusqu'à 175 ans d'emprisonnement pour espionnage.

Les autorités américaines lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250.000 câbles diplomatiques et d'environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.


Un débat crucial entre six candidats démocrates

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Bloomberg vertement critiqué lors du débat de mercredi

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Le milliardaire Bloomberg assailli par ses rivaux pour son premier débat démocrate

L'ancien maire de New York Mike Bloomberg et la sénatrice Elizabeth Warren du Massachusetts lors du débat de Las Vegas (Photo by Mark RALSTON / AFP)

"Un milliardaire arrogant" qui a soutenu des "politiques racistes": le candidat à la Maison Blanche Michael Bloomberg a été vertement critiqué mercredi par ses rivaux pour l'investiture démocrate dès l'ouverture de son premier débat télévisé de la campagne.

D'une intensité rare, le ton est immédiatement monté lors du débat démocrate organisé à Las Vegas, dans le Nevada, entre les candidats qui espèrent défier le républicain Donald Trump lors de la présidentielle de novembre.

Le sénateur indépendant Bernie Sanders, grand favori dans les sondages, a également reçu sa part d'attaques nourries.

"J'aimerais parler de notre adversaire. Un milliardaire qui traite les femmes de grosses nanas et de lesbiennes à tête de cheval. Et non je ne parle pas de Donald Trump. Je parle de Michael Bloomberg", a lancé la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, provoquant des cris stupéfaits dans la salle.

Elle l'a dans la foulée accusé d'avoir "soutenu des politiques racistes", en référence notamment aux interpellations et fouilles arbitraires ("stop-and-frisk"), accusées d'avoir suscité une explosion des contrôles au faciès à New York lorsqu'il était maire de la ville.

Cette pratique, pour laquelle M. Bloomberg s'est récemment excusé après l'avoir longtemps défendue, visait les "Afro-américains et les Hispaniques de façon indécente", a tonné Bernie Sanders.

Face à ces accusations reprises par d'autres sur le plateau, Michael Bloomberg a cherché à se présenter en démocrate le plus apte à gagner la présidentielle du 3 novembre, en taclant notamment le socialiste Bernie Sanders, qui n'a, selon lui, "aucune chance de battre le président Trump".

"Qui peut battre Donald Trump? Et qui peut faire le travail s'il arrive à la Maison Blanche? Je dirais que je suis le candidat qui peut faire ces deux choses", a ajouté M. Bloomberg en rappelant son passé de maire d'une ville cosmopolite et ses investissements dans des causes philanthropes.

"Les démocrates prennent un énorme risque si on ne fait que remplacer un milliardaire arrogant par un autre", a au contraire lancé Mme Warren.

N'ayant pas affronté de débat depuis plus d'une décennie, M. Bloomberg a parfois semblé en retrait, passant d'un ton hésitant à des accents plus fermes. Trop, parfois, au goût du public qui l'a hué après certaines réponses jugées cassantes.

- Buttigieg attaque Sanders -

Neuvième homme le plus riche du monde en 2019 selon Forbes, Michael Bloomberg se présente en candidat capable de rassembler au centre. Le patron de l'agence de presse Bloomberg finance sa candidature à coup de centaines de millions de dollars tirés de ses fonds personnels.

Bernie Sanders, âgé de 78 ans, connaît lui une forte poussée depuis ses excellents résultats dans les deux premiers Etats qui ont voté: l'Iowa et le New Hampshire.

Il arrive désormais nettement en tête de la moyenne nationale des sondages établie par le site RealClearPolitics (27,8%), devant l'ancien vice-président modéré Joe Biden (17.8%), 77 ans.

Sans s'être encore présenté à une seule primaire, Michael Bloomberg, 78 ans, a lui grimpé jusqu'à la troisième place (16,1%).

Elizabeth Warren est en perte de vitesse à la quatrième place (12,3%), suivie par deux modérés avec le vent en poupe, l'ex-maire de South Bend Pete Buttigieg (10,3%) puis la sénatrice Amy Klobuchar (6,4%).

Forts de ses réussites dans l'Iowa et le New Hampshire, M. Buttigieg a tenté mercredi de se présenter en alternative entre MM. Sanders et Bloomberg.

"La plupart des Américains ne s'y retrouvent pas s'ils doivent choisir entre un socialiste qui pense que le capitalisme est à la racine de tous les maux et un milliardaire qui pense que l'argent doit être à la racine de tous les pouvoirs", a-t-il lancé.

- Bloomberg, ex-républicain -

Après une entrée très tardive dans la campagne, en novembre, M. Bloomberg a opté pour une stratégie rarissime dans l'histoire des primaires américaines: faire l'impasse sur les quatre premiers Etats qui votent en février.

A 78 ans, il entrera donc dans la course lors du "Super Tuesday" du 3 mars, lorsque 14 autres Etats voteront.

Disposant d'une fortune personnelle estimée à environ 60 milliards de dollars, il a déjà dépensé plus de 300 millions en spots publicitaires. Il y souligne son engagement pour la lutte contre le changement climatique et contre les violences par armes à feu.

Ancien républicain devenu indépendant avant de passer démocrate, Bloomberg y met aussi en avant ses propositions censées aider les minorités.

Observateur régulier, et ironique, de la course démocrate, Donald Trump surnomme M. Bloomberg "Mini Mike", en allusion à sa taille (1,70 m). Par tweets moqueurs interposés, ce dernier affirme que M. Trump a peur de l'affronter dans les urnes.

"J'ai entendu qu'il se faisait démolir ce soir", a lancé le président républicain devant des milliers de partisans, depuis l'Arizona.

Le débat de mercredi s'est tenu dans le Nevada car cet Etat organisera samedi le troisième vote des primaires.

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