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Droits humains

Le trafic humain en recrudescence dans les provinces du sud tchadien

Les jeunes Tchadiens en attente, au Tchad, le 28 avril 2016. (Photo d'illustration/VOA)

La semaine dernière, un groupe de jeunes des différentes localités de la province du Moyen Chari en partance vers l’Est à la recherche de travail ont été interceptés par les autorités judiciaires de la province.

Le phénomène est fréquent dans les provinces du Mandoul et du Moyen Chari, deux provinces à l’extrême Sud du Tchad. Les jeunes de ces localités dont l’âge varie entre 15 et 25 ans se font emmener par des individus dans l’est du pays.

Ces principaux employeurs invisibles promettent, aux jeunes désespérés, un avenir radieux à travers un travail décent qui pourra leur permettre de gagner la vie. Ils utilisent des intermédiaires pour payer leur transport jusqu’à la destination souvent inconnue de ces jeunes à la recherche de l’eldorado.

La semaine dernière, un groupe de plus de 30 jeunes en route vers l’Est a été appréhendé par les autorités judiciaires de la province de Sarh.

"C’est pour remonter cette ligne et rechercher les vrais auteurs, que nous avons intercepté ces gens-là", a déclaré le procureur de la République, près le tribunal de grande instance de Sarh Allarakété Sanéngar.

"Nous ne pouvons pas accepter que des jeunes qui sont la crème de notre société puissent se déplacer en masse, abandonner leurs parents et leurs villages pour des horizons douteux", a déploré Djimet Ngandéré, secrétaire exécutif de l’association "Caisse de solidarité et d’entraide", une association de la communauté Sara Kaba basée au sud du Tchad.

Pour Djida Oumar, président de la Commission nationale des droits de l’homme, la sensibilisation a échoué. Selon lui, les responsables de cette pratique sont connus.

"Un enfant ne s’achète pas. Il faut localiser les trafiquants, les juger et les condamner. Ce sont des délinquants", a indiqué Djida Oumar, président de la CNDH.

Selon les autorités judiciaires de la province du Moyen Chari, cinq groupes de jeunes en partance pour l’Est et le Nord, ont été interceptés de juillet à septembre.

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La justice confirme la décriminalisation de l'homosexualité au Botswana

Des militants brandissent des drapeaux arc-en-ciel devant la Haute Cour du Botswana à Gaborone le 29 novembre 2021.

La justice du Botswana a maintenu lundi en appel sa décision de décriminaliser l'homosexualité, rejetant un recours déposé par le gouvernement conservateur du pays enclavé d'Afrique australe.

"La demande en appel est rejetée", a déclaré la Haute Cour dans son arrêt dont l'AFP a eu copie.

En 2016, le tribunal de Gaborone, capitale du Botswana, avait ordonné que les lois punissant les relations entre personnes de même sexe soit amendées, les qualifiant de "reliques de l'ère (britannique) victorienne" qui "oppressent une minorité".


Ce jugement, salué comme "historique" au niveau international, était très attendu sur l'ensemble du continent africain où l'homosexualité reste illégale dans plus de la moitié des pays subsahariens.

Mais le gouvernement a fait appel de cette décision en octobre, estimant que cette "question politique" devait être tranchée par le Parlement et non par la justice.

Les citoyens botswanais homosexuels ont longtemps vécu dans "la peur constante d'être découverts ou arrêtés", a déclaré le juge Ian Kirby à la lecture de son arrêt. "Cela a parfois conduit à la dépression, au comportement suicidaire, à l'alcoolisme ou à la toxicomanie", a-t-il regretté.

Le Botswana est un des rares pays africains à avoir dépénalisé l'homosexualité. Les autres sont le Lesotho, le Mozambique, l'Angola et les Seychelles. L'Afrique du Sud est le seul pays africain autorisant le mariage gay, légalisé en 2006.

La justice s'était alors prononcée sur requête d'une personne contestant le code pénal qui réprimait depuis 1965 l'homosexualité avec des peines pouvant aller jusqu'à sept ans de prison.

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