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Les réfugiés en territoire tchadien contribuent à la lutte contre le coronavirus


Iriss Blom, représente adjointe du HCR Tchad remettant de dons matériels au responsable d'un centre hospitalier, le 23 juin 2020. (VOA/André Kodmadjingar).

La journée mondiale des réfugiés a été célébrée au Tchad dans un contexte marqué par la pandémie du nouveau coronavirus, alors qu’un plus grand nombre des réfugiés et demandeurs d’asile vivent sur son territoire.

Outre des émissions télévisées et des reportages des réfugiés impliqués dans la lutte contre la pandémie, le bureau du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a fait un don des matériels pour la lutte contre le coronavirus à un établissement sanitaire de la place. Il offre aussi un appui aux réfugiés urbains dans la confession des masques pour contribuer à la réduction de la propagation de la pandémie.

"Le Tchad compte à lui seul environ 474.000 réfugiés et demandeurs d’asile. Il se classe ainsi parmi les 10 plus grands pays d’asile au monde", a déclaré Iriss Blom, représentante adjointe du HCR au Tchad.

En dépit de difficultés sociales économiques et sécuritaires, les autorités de N’Djamena réaffirment au micro de VOA Afrique leur engagement de conserver le statut de terre d’hospitalité et d’asile.

"Le gouvernement a encore accueilli en janvier 2020 environ 16.000 réfugiés soudanais à l’Est du Tchad. Il est impérieux dans la logique du pacte mondial pour les réfugiés de renforcer la coopération internationale pour partager les fardeaux à travers les actions qui visent à soutenir les réfugiés et la communauté hôte", selon Mahamat Ismaël Chaïbo, le ministre tchadien en charge de l’administration du territoire​.

Cette année, la journée mondiale du réfugié a été célébrée sous le slogan "Chacun peut agir, chaque geste compte".

"Ce thème vise à mettre en exergue la solidarité internationale et à encourager les actions visant à promouvoir l’inclusion, le respect et la dignité de toutes les personnes y compris les réfugiés, les personnes déplacées internes et les apatrides", souligne Mme Blom.

A cette occasion, le bureau du HCR de N’Djamena a fait un don de matériels à un centre hospitalier de la place. Le chargé de la protection à base communautaire pour le HCR basé à N’Djamena, Yanick Yankeu Yankeu, se réjouit du fait que la situation épidémiologique des réfugiés dans une vingtaine de camps soit stable.

"Des mesures préventives ont été prises pour s’assurer le respect des consignes gouvernementales données, de ne pas pouvoir faire de mouvement hors camps", informe-t-il.

Des centres d’isolement ont été mis en place au cas où le virus venait à être détecté parmi les réfugiés.

"Jusque-là, on n’a pas enregistré le cas d’un réfugié contaminé par le Covid-19 au Tchad", se félicite Yanik Yankeu Yankeu.

Les réfugiés urbains mettent la main dans la patte pour aider la population vulnérable à avoir les masques pour se protéger.

"Le masque est obligatoire et tout le monde ne va pas avoir les 200 francs pour en acheter et donc on peut aussi donner notre contribution en tant que réfugiés", explique De-Maleyangue Layla Marie-Anne, en charge de la protection de l’enfance des réfugiés urbains.

Elle a constitué un groupe d’une vingtaine de femmes réfugiées qui ont des machines et c'est ainsi qu'elles ont confectionné des masques. Environ 20% ont été distribués gratuitement, le reste a été vendu pour acheter d’autres tissus.

Vu le nombre d’années vécus dans le sud du pays par les réfugiés centrafricains, le bureau du HCR au Tchad aide beaucoup de ces réfugiés à s'intégrer dans les communautés d’accueil. Un camp dans l’Est est aussi en phase de cette expérimentation.

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