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Le système électronique n'a "pas été piraté" au Kenya selon OT Morpho


Des électeurs regardent les noms sur un mur au bureau de vote de Kisumu, Kenya, le 6 août 2017.
Des électeurs regardent les noms sur un mur au bureau de vote de Kisumu, Kenya, le 6 août 2017.

La société française, qui a fourni à la commission électorale kényane les kits de reconnaissance biométrique des électeurs et de transmission des résultats pour les élections du 8 août, a défendu la fiabilité de son système, remis en cause par l'opposition.

"Le système qui a été déployé dans le cadre de la transmission des résultats est un système qui fait appel à des technologies éprouvées que nous avons déjà utilisées dans des contextes électoraux dans d'autres pays", a déclaré Olivier Charlanes, directeur Afrique et Moyen-Orient d'une des branches d'OT Morpho, sollicité par l'AFP.

Le leader de l'opposition kényane Raila Odinga, qui a obtenu l'invalidation de l'élection présidentielle du mois dernier devant la Cour suprême, a pointé du doigt mardi l'entreprise française Safran, désignant en fait son ex-filiale Morpho rachetée en mai par le groupe Oberthur Technologies et rebaptisée depuis OT Morpho.

"La compagnie française Safran devrait expliquer ce qui s'est exactement produit. Le gouvernement français devrait mener une enquête sur cette compagnie", a déclaré l'opposant, qui multiplie depuis la tenue du scrutin les accusations de manipulation électronique des résultats.

L'opposition affirme que le système de transmission des résultats a été piraté, et que ceux émanant des bureaux de vote ont été modifiés électroniquement en faveur du président sortant Uhuru Kenyatta.

"Le système n'a pas été piraté. Il n'a pas fait l'objet de tentative d'intrusion", a affirmé M. Charlanes.

Contractée en mars par la Commission électorale kényane (IEBC), OT Morpho a fourni les kits de reconnaissance biométrique des électeurs, qui ont également servi à la transmission électronique des résultats.

"La tablette n'est pas un outil de vote, elle permet de transmettre ce qu'on rentre dedans. Ce sont les équipes présentes dans un bureau de vote qui utilisent ce moyen de communication pour envoyer les informations" à la Commission électorale, a rappelé M. Charlanes.

Saisie par l'opposition, la Cour suprême a annulé vendredi contre toute attente le résultat du scrutin du 8 août, à l'issue duquel M. Kenyatta avait été proclamé vainqueur avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga.

La Cour suprême doit publier d'ici au 22 septembre les motivations de son jugement et M. Charlanes a dit attendre ces conclusions pour déterminer si la Cour reproche ou non d'éventuels manquements à la société française.

"Nous attendons les conclusions détaillées. Le passage sur la transmission, nous le comprenons comme la transmission physique des formulaires", a précisé le responsable d'OT Morpho.

Parmi ses griefs, l'opposition a accusé l'IEBC d'avoir déclaré le résultat final de la présidentielle sans avoir été destinataire de la totalité des formulaires des 40.883 bureaux de vote.

Avec AFP

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