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Le Soudan du Sud congédie 40 diplomates introuvables depuis des mois

Le président du Sud-Soudan Salva Kiir (à droite) et son ancien vice-président, le chef des rebelles Riek Machar (à gauche), se serrent la main à Addis-Abeba, le 12 septembre 2018.

Le Soudan du sud a congédié 40 diplomates en poste à l'étranger qui ne s'étaient pas présentés au travail depuis des mois, voire pour certains depuis des années, a-t-on appris auprès du ministère sud-soudanais des Affaires étrangères.

Le ministère a indiqué dans un communiqué publié mercredi soir avoir tenté en vain "d'engager le dialogue avec ces diplomates qui étaient absents sans autorisation depuis des mois ou des années".

Mais aucun d'entre eux n'a répondu ni n'est rentré à Juba à la fin de sa mission. "Malheureusement le ministère n'a eu d'autre choix que de renvoyer ces diplomates, après de vaines tentatives pour les convaincre de rentrer travailler à Juba", a ajouté le communiqué.

Le porte-parole du ministère, Mawien Makol, a indiqué jeudi à l'AFP que ces diplomates n'avaient pas pu être localisés. Certains d'entre eux étaient en poste aux États-Unis ou au Royaume-Uni, d'autres étaient plus proches, au Kenya ou en Ouganda, selon la même source.

Ils ont été limogés avec effet immédiat et enlevés de la liste des salariés du ministère. Il leur est également demandé de ramener leur passeport diplomatique et celui des membres de leur famille à l'ambassade la plus proche de leur lieu de résidence.

M. Makol a affirmé que ces renvois n'avaient aucunement pour but de faire des économies dans le budget du ministère, alors que le gouvernement est à court d'argent.

Le Soudan du Sud a fermé certaines de ses ambassades ces dernières années, et le personnel diplomatique s'est parfois plaint de retards dans le versement des salaires.

"C'est juste une procédure normale et ça n'a rien à voir avec des problèmes économiques", a déclaré le porte-parole.

Plus jeune pays au monde, le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011, après 22 ans de conflit. Il a basculé en décembre 2013 dans la guerre civile, qui a fait plus de 380.000 morts selon une étude récente.

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Plusieurs blessés suite à l'attaque de la base militaire française à Gao

Des soldats français font exploser des mines terrestres sur le site où un kamikaze a commis un attentat, dans le nord de Gao, sur la route de Gourem, le 10 février 2013.

Un véhicule-suicide a explosé lundi à l'entrée de la vaste base française de Gao, dans le nord-est du Mali, faisant plusieurs blessés militaires et civils, selon les autorités des armées concernées.

"L'attaque a été menée par un véhicule-suicide à 15h45 (locales et GMT) à l'entrée de la partie française du camp de Gao", partagé entre la force française antijihadiste Barkhane, la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (FAMa), a précisé mardi à l'AFP le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Frédéric Barbry.

"Deux militaires estoniens et un militaire français, blessés, demeurent hospitalisés" sur la base de Gao mais "leur état n'inspire pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. Le précédent bilan donné côté français lundi soir faisait état de "trois blessés français et estoniens", sans plus de précision.

Le ministère estonien de La Défense a quant à lui parlé de cinq soldats estoniens blessés.

Une cinquantaine de militaires estoniens assurent à Gao des missions de patrouille et de protection des installations de l'opération Barkhane, qui mobilise 4.500 Français au Sahel et dont la principale emprise militaire au Mali est située à Gao.

Deux civils maliens ont également été blessés dans l'attaque, selon l'état-major français.

A Bamako, une source sécuritaire malienne avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'attaque avait fait "plusieurs blessés dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans". L'explosion a "soufflé des portes et des fenêtres", selon cette source.

"Deux personnes étaient à bord du véhicule-suicide qui arborait les couleurs de la Minusma", a précisé mardi le porte-parole de l'état-major français, confirmant partiellement des informations de source sécuritaire malienne, selon lesquelles "il y avait au moins trois kamikazes dans le véhicule piégé" qui était "peint aux couleurs des véhicules de l'ONU".

L'un des assaillants, vêtu d'un uniforme rappelant celui des forces armées maliennes, "a été neutralisé par les gardes après être sorti du véhicule armé et faisant des gestes agressifs", selon le colonel Barbry. Le second individu est mort dans l'explosion de la voiture piégée.

Selon l'état-major français, le véhicule s'est d'abord présenté à l'entrée du camp des FAMa, devant lequel se trouvait une longue file de voitures. Les attaquants se sont alors rabattus sur la porte principale de la base côté français.

Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils.

En avril 2018, des jihadistes avaient tenté de prendre le contrôle du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali: un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d'un assaut d'environ quatre heures.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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