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Mandats d'arrêt contre des paramilitaires au Soudan après la mort d'un civil torturé

Des manifestants soudanais défilent lors d'une manifestation dans la capitale Khartoum, au Soudan, le 1er août 2019. Ils réclament justice pour le meurtre d'au moins six personnes pendant cette semaine.

Au Soudan, le procureur général a émis lundi des mandats d'arrêt contre plusieurs responsables d'une force paramilitaire soudanaise soupçonnés d'avoir enlevé à Khartoum et torturé à mort un civil. Cette affaire avait provoqué une vive indignation.

Dans un communiqué publié par l'agence Suna, le bureau du procureur affirme que l'autopsie du corps de Bahaa Eddin Nouri montre qu'il a souffert de plusieurs blessures ayant conduit à sa mort.

Une procédure a été engagée pour "arrêter immédiatement et transférer devant le procureur tous les membres des Forces de soutien rapide impliqués dans l'arrestation puis dans la mort de Nouri afin qu'ils soient poursuivis" par la justice, est-il ajouté dans le communiqué.

Bahaa Eddine Nouri, âgé de 45 ans, membre du "comité de résistance" de son quartier, une association très active dans la dénonciation du régime de l'ex-président Omar el-Béchir, avait été enlevé le 16 décembre alors qu'il était attablé à une terrasse de café à Kalakla, un quartier du sud de Khartoum, par des hommes en civil circulant à bord d'une voiture sans plaques, selon la presse locale.

Son corps avait été retrouvé cinq jours plus tard à la morgue de l'hôpital d'Omdourman, grande ville qui fait face à Khartoum. La famille avait refusé de l'enterrer après avoir découvert des traces de coups et de torture.

Selon les premiers éléments de l'enquête, Baha Eddine Nouri est mort pendant son interrogatoire par les paramilitaires des Forces de soutien rapide, avait déclaré dans un premier temps le porte-parole du gouvernement, Fayçal Mohamed Saleh. Son décès avait provoqué une vague d'indignation.

Dimanche, dans un communiqué, l'Association professionnelle soudanaise, qui fut à l'initiative du vaste mouvement de protestation ayant mené à la destitution d'Omar el-Béchir, a donné 15 jours au gouvernement et aux Forces de soutien rapide pour "engager des actions contre les personnes ayant tué Bahaa Eddine Nouri, sinon la rue parlera".

L'association a exigé la levée de l'immunité contre toutes les personnes ayant participé à l'enlèvement, aux tortures et à la mort de Nouri.

Accusées d'avoir commis des atrocités durant la guerre au Darfour (2003-2019), les Forces de soutien rapide sont dirigées par le général Mohamed Hamdan Daglo, "numéro deux" du Conseil de souveraineté, plus haute instance exécutive du pays et formée après un accord entre civils et militaires à la suite de la chute de Béchir.

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Au moins une dizaine de civils tués dans deux attaques au Burkina Faso

Au moins une dizaine de civils ont été tués jeudi lors de deux attaques de jihadistes présumés dans le centre-ouest du Burkina Faso, à environ 140 km de Ouagadougou,

Au moins une dizaine de civils ont été tués jeudi lors de deux attaques de jihadistes présumés dans le centre-ouest du Burkina Faso, à environ 140 km de Ouagadougou, a appris vendredi l'AFP de sources sécuritaire et locale.

Jeudi en fin de journée, "un groupe d'individus armés et à bord de motos ont fait irruption à Doh, un village de la commune de Dassa et ouvert le feu sur des habitants. Six d'entre eux sont morts sur le coup et deux autres ont été blessés", a indiqué à l'AFP un habitant.

"Au même moment, un autre groupe d'hommes armés a attaqué une autre localité de la commune, Bachoukorêpoun, située à quelques kilomètres, faisant également six morts", a poursuivi le même habitant.

Une source sécuritaire anonyme jointe par l'AFP, a confirmé les deux attaques évoquant de son côté un "bilan provisoire" d'une "dizaine de victimes". "Des opérations (de ratissage) sont en cours pour ramener la quiétude et rassurer les populations" qui avaient commencer à quitter la zone, a indiqué la même source.

Selon plusieurs habitants de la commune de Dassa, des incursions de membres de groupes jihadistes présumés sont fréquentes depuis quelques mois, à la suite d'une vaste opération anti-jihadiste lancée par les forces de défense et de sécurité dans la province voisine du Nayala.

Celle-ci contraint les jihadistes présumés à se replier dans la province du Sanguie où se trouve Dassa. La semaine dernière, le Burkina Faso a connu une série d'attaques dans plusieurs régions du nord et du nord-ouest du pays faisant une trentaine de morts, dont une quinzaine de Volontaires de la défense de la patrie (VDP), des supplétifs civils de l'armée.

Le Burkina Faso, en particulier dans sa moitié nord, est confronté depuis 2015 aux attaques de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'Etat islamique qui se multiplient. Elles ont fait des milliers de morts et au moins deux millions de déplacés.

Le capitaine Ibrahim Traoré, président de transition issu d'un coup d'Etat militaire le 30 septembre le deuxième en huit mois s'est donné pour objectif "la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes".

Le Burkina Faso était aidé depuis plusieurs années dans sa lutte contre les jihadistes par des forces spéciales françaises, mais les autorités de la transition leur ont demandé cette semaine de plier bagage d'ici un mois.

Cette décision est motivée par "la volonté des autorités de la transition et de l'ensemble des Burkinabè, d'être les acteurs premiers de la reconquête de notre territoire", a justifié lundi le porte-parole du gouvernement, Jean-Emmanuel Ouédraogo.

Un mort dans une attaque à l'ambassade d'Azerbaïdjan en Iran

L'ambassade d'Azerbaïdjan à Téhéran après l'attaque, le 27 janvier 2023.

Un homme a été arrêté vendredi à Téhéran après avoir tué une personne dans l'ambassade d'Azerbaïdjan, a indiqué la police iranienne, qui parle de motifs personnels selon les premiers éléments de l'enquête.

Plus tôt, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères avait fait état d'une attaque armée contre l'ambassade ayant fait "un mort et deux blessés". Selon la police de Téhéran, l'agresseur a été immédiatement interpellé. "L'assaillant contre l'ambassade d'Azerbaïdjan a été arrêté", a déclaré le chef de la police de Téhéran, le général Hossein Rahimi, à l'agence de presse iranienne Tasnim.

Selon lui, "cette personne était entrée à l'ambassade avec ses deux jeunes enfants". "Lors de l'enquête préliminaire, l'agresseur a évoqué comme motif des problèmes personnels et familiaux", a-t-il précisé.

Plus tard, le même général a indiqué à la télévision que l'agresseur est un Iranien marié à une Azerbaïdjanaise. "Il prétend que son épouse est retenue à l'ambassade depuis neuf mois", a-t-il dit, sans plus de détails. "Un ressortissant d'Azerbaïdjan a été tué lors de l'attaque qui semble être un membre de l'ambassade et, selon des collègues, le premier secrétaire de l'ambassade", a-t-il ajouté.

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre la présence de plusieurs policiers et membres des forces de sécurité devant l'ambassade. Les images montrent le corps d'un homme au sol, recouvert d'un drap et entouré par du personnel médical.

Dans un communiqué, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères avait indiqué plus tôt qu'un "homme armé d'une Kalachnikov" avait tué "le chef de la garde de la mission diplomatique". Deux autres gardiens de l'ambassade ont été blessés et se trouvent dans un "état satisfaisant", selon la même source.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a fermement condamné dans un communiqué "l'attaque armée (...) qui a malheureusement entraîné la mort d'une personne". "D'après l'enquête préliminaire, il s'agit de motifs personnels", a déclaré M. Kanani.

La diplomatie russe s'est, elle, déclarée "choquée" par cette attaque. "Nous exprimons nos condoléances et notre soutien à nos collègues azerbaïdjanais", a écrit sur Telegram la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

L'Iran, où résident des millions d'Azéris, un groupe ethnique vivant principalement en Azerbaïdjan, en Iran et en Russie, a longtemps accusé son voisin d'attiser un sentiment séparatiste sur son territoire.

Les relations entre Bakou et Téhéran sont traditionnellement délicates, l'Azerbaïdjan turcophone étant un proche allié de la Turquie, une rivale historique de l'Iran. Téhéran redoute également que le territoire azerbaïdjanais ne soit utilisé pour une éventuelle offensive contre l'Iran par Israël, le principal fournisseur d'armes à Bakou.

Cinq policiers inculpés pour le meurtre d'un Afro-Américain à Memphis

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Sénégal: condamnation des propriétaires de 2 bus après un accident ayant fait plus de 40 morts

La justice sénégalaise a condamné mercredi à une peine de deux ans avec sursis les deux propriétaires des deux bus dont la collision a fait plus de 40 morts le 8 janvier dans le centre du pays

La justice sénégalaise a condamné mercredi à une peine de deux ans avec sursis les deux propriétaires des deux bus dont la collision a fait plus de 40 morts le 8 janvier dans le centre du pays, a appris l'AFP auprès de la défense.

Le tribunal de Kaolack (centre) a en outre condamné les deux prévenus à payer chacun une amende de 106.000 FCFA (environ 163 euros), a déclaré à l'AFP l'avocat Me Abdy Nar Ndiaye.

Le parquet avait requis deux ans dont un an ferme contre l'un des propriétaires et un an dont six mois ferme à l'encontre de l'autre lors du procès le 18 janvier. Les prévenus, écroués le 13 janvier, étaient notamment poursuivis pour "mise en danger de la vie d’autrui et défaut d'assurance pour l'un et pneumatiques défectueux pour l'autre".

Par ailleurs, une partie des transporteurs, en grève depuis une semaine pour protester contre une vingtaine de mesures décidées par le gouvernement après l'accident du 8 janvier, ont annoncé avoir suspendu leur mouvement mercredi après une demande du khalife général de la confrérie des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, guide religieux très influent dans ce pays musulman à plus de 95%.

Les transporteurs décriaient nombre de ces mesures, par exemple l'interdiction faite aux bus et minibus de circuler la nuit, ou l'interdiction d'importer des pneus usagés. L'accident du 8 janvier à Sikilo (centre), causé par l'éclatement d'un pneu ayant provoqué la collision des deux bus, a fait 42 morts, selon un dernier bilan. Il a été suivi le 16 janvier par un autre accident ayant fait 22 morts dans le nord du pays.

Les accidents de la route tuent officiellement 700 personnes chaque année au Sénégal, pays de plus de 17 millions d'habitants. Le Sénégal accusait en 2019 une mortalité sur les routes de 24 pour 100.000 habitants, et l'Afrique subsaharienne de 27 pour 100.000, pour un taux de 6 pour 100.000 dans l'Union européenne et de 2 en Suisse, selon la Banque mondiale.

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