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Le secrétaire général de l'ONU au Mali pour la Journée des Casques bleus


Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, en compagnie du Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga (à g.), le 29 mai 2018, à Bamako. (VOA/Kassim Traoré)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est arrivé mercredi à Mopti, dans le centre du Mali, au second jour de sa visite dans ce pays où les Nations unies mènent actuellement leur plus périlleuse mission de paix.

L'avion de M. Guterres et sa délégation s'est posé peu avant 11H00 (locales et GMT) à Mopti, ont constaté les correspondants de l'AFP. Une étape prévue à Tombouctou (nord-ouest) a été annulée en raison des mauvaises conditions météorologiques, a indiqué son entourage.

Le secrétaire général de l'ONU a expliqué sa visite par sa volonté de passer la Journée internationale des Casques bleus, le 29 mai "avec les hommes et femmes courageux qui servent dans notre mission au Mali", la Minusma.

Reportage de Kassim Traoré, correspondant VOA Afrique à Bamako
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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au milieu de deux casques bleus, déposent une gerbe de fleurs en mémoire des soldats onusiens décédés au Mali, 30 mai 2018. (VOA/Kassim Traoré)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au milieu de deux casques bleus, déposent une gerbe de fleurs en mémoire des soldats onusiens décédés au Mali, 30 mai 2018. (VOA/Kassim Traoré)

"C'est un honneur pour moi de passer la Journée des Casques bleus avec les hommes et femmes courageux qui servent dans notre mission au Mali, la plus meurtrière pour nous l'année dernière. A leurs risques et périls, ils sauvent des vies au service de la paix", a-t-il déclaré.

Déployée en 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, a perdu plus de 160 Casques bleus, dont 104 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde.

>> Lire aussi : Le secrétaire général de l'ONU mardi au Mali auprès de Casques bleus éprouvés

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (2e à g.), salue le drapeau aux côtés du Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga (1er à g.), le 29 mai 2018, à Bamako. (VOA/Kassim Traoré)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (2e à g.), salue le drapeau aux côtés du Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga (1er à g.), le 29 mai 2018, à Bamako. (VOA/Kassim Traoré)

"Nous vivons un moment clé de l'histoire du Mali. Nous voulons appuyer les Maliens, les autorités maliennes, pour garantir le succès du Mali", a expliqué le secrétaire général de l'ONU lors d'un point de presse.

"Nous avons trois chantiers", a-t-il détaillé, évoquant "la concrétisation totale des accords de paix, des élections transparentes, facteur de légitimation d'un pouvoir démocratique, et enfin le projet du gouvernement de sécurisation de la région Centre, projet essentiel pour la stabilisation du Mali".

Des casques bleus lors de la visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres à Bamako, Mali, 30 mai 2018. (VOA/Kassim Traoré)
Des casques bleus lors de la visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres à Bamako, Mali, 30 mai 2018. (VOA/Kassim Traoré)

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes.

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