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Le Sahara occidental est contrôlé par le Maroc, mais revendiqué par le Polisario

Des soldats du Polisario à Bir Lahlou, dans le Sahara occidental, le 9 septembre 2016.

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, est contrôlé pour l'essentiel par le Maroc mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

Rabat, qui considère ce vaste territoire comme partie intégrante du royaume, propose une large autonomie sous sa souveraineté.

Le Polisario, soutenu par Alger, a proclamé une République arabe sahraouie démocratique (RASD) et réclame un référendum d'autodétermination. Il contrôle environ 20% du Sahara occidental, le long des frontières algérienne et mauritanienne.

Territoire quasi désertique

Ce territoire quasi désertique de 266.000 km2 est riche en phosphates et dispose de plus de 1.000 km de côtes très poissonneuses sur l'Atlantique.

Coupé du nord au sud depuis les années 80 par un "mur de défense" -comme l'appellent les autorités marocaines- long de 2.700 km, il compte plus d'un demi-million d'habitants.

Laâyoune, l'ancienne capitale située dans la région administrée par le Maroc, Dakhla et Smara en sont les principales villes.

De 100.000 à 200.000 réfugiés --selon les sources, en l'absence de recensement officiel-- sont par ailleurs installés dans des camps près de la ville algérienne de Tindouf, à 1.800 km au sud-ouest d'Alger et proche de la frontière avec le Maroc.

Le Sahara occidental est le seul territoire sur le continent africain dont le statut post-colonial n'a toujours pas été réglé.

Ce conflit continue d'empoisonner les relations entre l'Algérie et le Maroc, dont les frontières sont fermées depuis 1994.

'Murs'

En 1975, la Cour internationale de justice de La Haye se prononce pour l'autodétermination de la population. Cette décision est suivie par une "Marche verte" à l'appel du roi Hassan II, mobilisant 350.000 Marocains pour marquer "l'appartenance" du territoire au royaume.

En 1976, le Polisario proclame la RASD, avec le soutien de l'Algérie et d'alliés historiques comme Cuba ou l'Afrique du Sud.

Le mouvement est dirigé depuis juillet 2016 par Brahim Ghali, qui a succédé à son dirigeant historique Mohamed Abdelaziz.

En 1979, le Maroc prend le contrôle de la quasi-totalité du Sahara occidental après que la Mauritanie a renoncé à sa partie du territoire. Plusieurs "murs" de protection ont été édifiés contre les incursions du Polisario.

Après 16 ans de guerre, un cessez-le-feu entre en vigueur en 1991.

Impasse

Depuis cette date, une Mission de l'ONU (Minurso) est déployée pour surveiller le cessez-le-feu au Sahara occidental, en attendant que soit défini le statut de ce territoire. Son quartier général se trouve à Laâyoune. Ses relations ont parfois été tendues avec les autorités marocaines.

Un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU est constamment repoussé depuis 1992 en raison de désaccords continus sur la composition du corps électoral.

L'admission de la RASD au sein de l'Organisation de l'unité africaine (OUA, devenue Union africaine) en 1984 avait provoqué le départ du Maroc, qui a été réintégré à sa demande en janvier dernier, après plus de trente ans d'absence.

Nouvel émissaire de l'ONU

Le retrait par le Maroc fin février, puis par le Polisario fin avril, de la zone tampon de Guerguerat, un no man's land situé à la frontière avec la Mauritanie, relance les espoirs d'un règlement négocié du conflit.

Le 28 avril, le Conseil de sécurité adopte une résolution de soutien à une reprise des négociations et prolonge d'un an le mandat de la Minurso.

Le 16 août, l'ancien président allemand Horst Koehler est nommé nouvel émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental.

Il doit débuter lundi à Rabat sa première tournée de consultations, qui le conduira également en Algérie et en Mauritanie avant un briefing devant le Conseil de sécurité.

Avec AFP

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La Cour suprême ougandaise valide la suppression de la limite d'âge pour la présidence

Le président ougandais Yoweri Museveni à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, le 24 janvier 2019.

"Le président du parlement ne devrait en aucun cas transmettre une loi au président en sachant parfaitement qu'elle contient certaines provisions allant à l'encontre de la constitution", a-t-elle déclaré.

Le texte adopté fin 2017 réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels, qui avait été supprimée en 2005. Mais cette limite, fixée à deux mandats de cinq ans, n'entrera en vigueur qu'après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre à M. Museveni de se présenter à nouveau à deux reprises.

M. Museveni n'en est pas à son coup d'essai. En 2005, la Constitution avait été modifiée pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels, lui permettant ainsi de briguer ses troisième, quatrième et cinquième mandats.

M. Museveni est le seul président que la plupart des Ougandais connaissent, dans un pays où un habitant sur deux a moins de 16 ans. La jeunesse ougandaise a récemment montré sa soif de changement en soutenant l'ex-chanteur devenu député Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, dans ses déboires contre le pouvoir.

M. Kyagulanyi a été une des principales figures de proue de la résistance à la suppression de la limite d'âge pour la présidence. Le député d'opposition avait été arrêté et inculpé de trahison à la suite du caillassage du convoi de M. Museveni en marge d'une élection législative partielle à Arua (nord) le 14 août 2018.

Dans les échauffourées qui avaient suivi ce jour-là à Arua, la police avait ouvert le feu et tué le chauffeur de M. Kyagulanyi.

Le 20 février, le parti au pouvoir en Ouganda a annoncé avoir approuvé la candidature du président Yoweri Museveni pour la présidentielle de 2021, lors de laquelle il briguera un sixième mandat.

L'ex-président de la Cour suprême du Nigeria jugé coupable de corruption

Le président Muhammadu Buhari inaugure le nouvel immeuble de l'Agence de lutte contre la corruption et les crimes financiers (EFCC) à Abuja, 15 mai 2018. (Twitter/EFCC Nigeria)

L'ancien président de la Cour suprême du Nigeria a été reconnu coupable jeudi de corruption et condamné à dix ans de suspension par le Tribunal du code de conduite (CCT), dans un procès aux motivations politiques, selon l'opposition.

Walter Onnoghen, qui était le plus haut magistrat du pays, avait été suspendu de ses fonctions environ un mois avant les élections présidentielle et législatives du 23 février, par le président Muhammadu Buhari.

Une décision qui avait provoqué la colère de l'opposition et du monde de la justice, qui avaient dénoncé une dérive autoritaire et un "coup d'Etat contre l'appareil judiciaire" - la révocation du président de la Cour suprême nécessitant selon la loi un vote avec une majorité des deux tiers au Sénat.

Walter Onnoghen avait plaidé non coupable des six chefs d'accusation qui pèsent contre lui, notamment pour des affaires de fraude et de corruption.

"L'accusé a clairement enfreint le Code de conduite des fonctionnaires et il est donc reconnu coupable et il lui est interdit d'exercer des fonctions publiques pendant 10 ans", a déclaré Danladi Umar, président du tribunal de déontologie du pays, le Tribunal du Code de conduite, qui statue sur les affaires impliquant des agents publics.

Le juge a également ordonné que l'argent découvert sur des comptes bancaires de M. Onnoghen, en devises étrangères et non déclarés, soit confisqué par le gouvernement.

Walter Onnoghen avait démissionné de la présidence de la Cour suprême plus tôt dans le mois.

Muhammadu Buhari avait été élu en 2015 sur la promesse d'éradiquer la corruption, ce "cancer" qui gangrène le premier producteur de pétrole du continent africain.

Il avait fait part de sa frustration, après que la Cour suprême eut invalidé des condamnations pour corruption, dont certaines concernaient des hommes politiques de l'opposition.

Mais la Cour suprême est aussi l'organe judiciaire chargé de trancher les éventuels litige électoraux, et M. Buhari avait placé à sa tête, en remplacement de Walter Onnoghen, un homme du nord du Nigeria, son fief.

Les détracteurs du chef de l'Etat voient dans les accusations contre M. Onnoghen une chasse aux sorcières menée contre les opposants du parti au pouvoir et de Muhamadu Buhari, réélu en février pour un second mandat.

Son adversaire malheureux, Atiku Abubakar, avait dénoncé une "parodie d'élection".

Deuil national décrété après un naufrage en RDC

Le président de la RDC, Felix Tshisekedi, arrive le 16 avril 2019 dans un centre de traitement Ebola de l'hôpital général de Beni.

Treize personnes sont mortes et 114 sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation sur le lac Kivu dans l'est de la RDC où le président Félix Tshisekedi a décrété une journée de deuil national, a indiqué jeudi la présidence.

"Le président de la République a décrété un jour de deuil national (vendredi) à la suite du naufrage d'un bateau" dont le bilan est de 13 morts et de "114 personnes qui manquent à l'appel", indique la présidence congolaise dans un communiqué.

Le président Tshisekedi a fait cette annonce dans la région du Kivu où il se trouve depuis dimanche. Le chef de l’État a aussi décidé du port obligatoire de bouées de sauvetage par des passagers voyageant sur le lac Kivu.

Mardi, la présidence congolaise avait avancé dans un tweet le chiffre de "150 disparus", repris par des grands médias et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a proposé son aide à la RDC, avait évoqué de "nombreux disparus".

Ce bateau avait embarqué dans la nuit de lundi à mardi "49 adultes et sept enfants", selon le "manifeste" (liste des passagers) établi par le commissaire fluvial de Kalehe, consulté par l'AFP. Cette liste omet souvent des passagers clandestins.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l'absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

L'émissaire de l'ONU en Libye met en garde contre un "embrasement" généralisé

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

L'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a mis en garde jeudi contre un "embrasement généralisé" en Libye après le lancement par le maréchal Khalifa Haftar d'une offensive sur Tripoli, "encouragée" selon lui par les divisions internationales.

Dans un entretien exclusif à l'AFP à Tripoli, M. Salamé a également estimé que l'offensive lancée le 4 avril par l'Armée nationale libyenne (ANL, autoproclamée) contre la capitale, siège du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, avait abouti à une "impasse militaire".

A la demande de la présidence allemande, le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir une nouvelle réunion à huis clos ce jeudi à 19H00 GMT pour étudier "le chemin à suivre" en Libye, après qu'un projet de résolution soumis par Londres et réclamant un cessez-le-feu n'a pas recueilli le consensus nécessaire, selon des diplomates.

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir entre le GNA de Fayez al-Sarraj, à Tripoli, et l'ANL de M. Haftar, l'homme fort de l'est libyen.

La reprise des hostilités entre l'ANL et le GNA risque de plonger le pays dans la guerre civile. Depuis plusieurs jours, l'ANL, même si elle annonce des percées, piétine au sud de la capitale, les lignes de front se situant entre 12 et 50 km de Tripoli.

M. Salamé a indiqué qu'il allait rappeler au Conseil de sécurité jeudi qu'il y avait "une possibilité d'embrasement généralisé". Les pays membres "doivent être beaucoup plus actifs et beaucoup plus unis afin d'endiguer un tel embrasement généralisé".

"Après les tout premiers succès de l'ANL (...), nous observons (aujourd'hui) une impasse militaire", a-t-il dit.

"Divisions internationales"

Selon lui, des "divisions internationales existaient avant l'attaque" et elles ont "encouragé" le maréchal Haftar à se lancer à la conquête de Tripoli.

Depuis le 4 avril, au moins 205 personnes ont été tuées et 913 blessées, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'OMS a indiqué que les équipes médicales et les chirurgiens qu'elle a mobilisés continuaient d'intervenir dans des hôpitaux de campagne installés sur les lignes de front, au sud de Tripoli.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a elle fait état mercredi de 25.000 déplacés, dont plus de 4.500 en 24 heures, "la plus forte augmentation de déplacements en un jour".

Mercredi, le département des Affaires humanitaires de l'ONU a annoncé le déblocage de deux millions de dollars pour une aide humanitaire d'urgence à destination des civils pris au piège dans les combats "incluant les réfugiés et les migrants vulnérables".

"Irréconciliables"

Jusqu'à présent, le maréchal Haftar ne veut pas entendre parler d'un cessez-le-feu. Et Fayez al-Sarraj refuse tout processus politique en l'absence d'un cessez-le-feu et d'un retrait sur les lignes d'avant le début de l'offensive. "Des positions irréconciliables", selon un diplomate.

Avec le risque d'enlisement dans ce pays pétrolier en proie au chaos, les belligérants vont chercher à se réarmer auprès de leurs soutiens, en dépit de l'embargo sur les armes décrété par l'ONU pour la Libye, craignent des diplomates.

L'ANL veut légitimer son offensive en la présentant comme une guerre contre le "terrorisme". Le GNA a accusé en retour le maréchal Haftar de vouloir "vendre son agression" à la communauté internationale.

Dans une déclaration à la BBC plus tôt cette semaine, M. Salamé avait estimé que l'offensive de Khalifa Haftar "ressemblait davantage à un coup d'Etat qu'à une lutte antiterroriste".

Bissau: vers un retour du chef du PAIGC comme Premier ministre

Les éléphants errent dans les plaines du district de Chobe, en Ouganda, le 19 septembre 2018.

Les nouveaux députés de Guinée-Bissau élus le 10 mars se réunissaient jeudi pour la première fois pour prêter serment, avant la désignation d'un Premier ministre par la formation victorieuse, le PAIGC, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ce petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest traverse une crise politique depuis le limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), dont M. Vaz est également issu.

Le PAIGC, formation qui a conduit le pays à l'indépendance, a remporté une majorité relative de 47 sièges sur 102. Il a ensuite signé un accord avec trois formations totalisant sept sièges, qui lui garantit une majorité pour former le prochain gouvernement, dans ce pays à régime parlementaire.

Le Madem G-15, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC, qu'ils ont amputé de sa majorité absolue dans l'Assemblée sortante, et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les sièges restants, respectivement 27 et 21.

Les 102 nouveaux députés prêtaient serment jeudi dans un hôtel en périphérie de la capitale, Bissau, en raison de travaux de réfection au siège de l'Assemblée nationale, selon les mêmes sources.

La cérémonie se tenait en présence de diplomates étrangers et du président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), médiatrice dans la crise, Jean-Claude Kassi Brou.

Les députés doivent au cours de cette séance élire le président de l'Assemblée nationale, poste pour lequel le PAIGC a proposé de renouveler pour cinq ans le sortant Cipriano Cassama.

A la fin de la séance, le nouveau président de l'Assemblée nationale enverra au chef de l'Etat le nom du Premier ministre désigné par la majorité parlementaire, selon les textes en vigueur.

Lors d'une réunion lundi, le PAIGC a proposé M. Pereira pour diriger le nouveau gouvernement.

M. Vaz doit dans les 48 heures confirmer ce choix en nommant un nouveau Premier ministre par décret présidentiel, ou demander à la majorité de lui proposer un autre chef de gouvernement.

Une nouvelle cohabitation risque donc de s'installer entre MM. Vaz et Pereira, alors qu'une élection présidentielle doit se tenir dans les prochains mois.

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