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Le réchauffement a continué à s'aggraver en 2015

L'immeuble de l'Organisation Mondiale de la meteorologie à Genève, en 2009.

L'année 2015 a été marquée par une nouvelle hausse du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère, principal responsable du réchauffement climatique, selon l'Organisation météorologique mondiale.

Pour la première fois, la concentration de ce gaz à effet de serre a dépassé durant toute l'année le seuil symbolique de 400 ppm (parties par million), selon l'Organisation météorologique mondiale.

"La barre des 400 ppm avait déjà été atteinte auparavant par le CO2, à certains endroits et durant certains mois de l'année, mais jamais encore à l'échelle du globe et pour une année entière", a ajouté lundi l'OMM dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre.

Pour cette agence de l'ONU, le CO2 est "le problème numéro un", et le principal responsable du réchauffement climatique, car il reste "pendant des milliers d'années dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans". Le CO2 trouve son origine dans la combustion des matières fossiles ou le déboisement.

Outre le C02, il y a deux autres gaz à effet de serre importants, le méthane (CH4), qui a aussi atteint un nouveau pic en 2015, et le protoxyde d'azote (N02), provenant notamment des engrais.

Les concentrations de N02 représentent désormais 121% de leur niveau à l'ère pré-industrielle (NDLR en 1750).

Pour le secrétaire général de l'OMM, le Finlandais Petteri Taalas, la lutte contre le changement climatique, passe par la "lutte contre le C02". Actuellement, "le monde bouge dans la mauvaise direction", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Genève, en faisant référence aux hausses permanentes du niveau de CO2 dans l'air.

Le problème de fond, a-t-il insisté, "c'est la volonté politique", car il y a des solutions pour réduire les émissions et "on peut agir". Il a notamment cité l'exemple de l'Allemagne, où les énergies renouvelables battent des records de production.

En 2015, les émissions de CO2 ont enregistré un pic à cause notamment du phénomène climatique El Nino, qui surgit tous les 4 à 5 ans et qui a un effet de réchauffement climatique.

"Le coup d'accélérateur dans la croissance du CO2 a été favorisé par l'épisode El Nino (...) le phénomène a déclenché des sécheresses dans les régions tropicales et a réduit la capacité d'absorption du CO2 par les forêts et les océans", ajoute le bulletin de l'OMM.

"El Nino a disparu, mais le changement climatique est toujours là", a encore averti M. Taalas.

Ce bulletin est publié avant les négociations sur le changement climatique, qui se dérouleront du 7 au 18 novembre à Marrakech (Maroc). Cette publication a pour but de "fournir des éléments scientifiques aux décideurs, sur lesquelles ils peuvent s'appuyer".

Concernant le C02, la teneur moyenne dans l'atmosphère qui était prévue pour 2015 était de 399,4, en hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014, selon le rapport annuel sur l'état du climat "State of climate", auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier.

Cette tendance à la hausse va encore se poursuivre en 2016, estime l'OMM, sur la base des informations de la plus ancienne station de surveillance des gaz à effet de serre, située à Mauna Loa à Hawaï.

Selon cette station de surveillance, les concentrations de CO2 "demeureraient supérieures à 400 ppm pour toute l'année 2016 et ne redescendraient pas en-dessous de ce seuil pour les nombreuses générations à venir".

"Avec la signature de l'Accord de Paris sur le climat, l'année 2015 a marqué l'avènement d'une nouvelle ère marquée au sceau de l'optimisme et de l'action pour le climat, mais elle fera aussi date dans la mesure où les concentrations record de gaz à effet de serre annoncent une nouvelle réalité climatique", a encore indiqué M. Taalas.

Avec AFP

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Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS
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Washington se retire officiellement de l'OMS, revers pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le president americain Donald Trump (à g.) et le directeur général de l'OMS Dr Tedros Ghebreyesus.

Le président Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus, ont indiqué mardi des responsables américains.

"Le Congrès a reçu la notification que le président a officiellement retiré les Etats-Unis de l'OMS au beau milieu d'une pandémie", a écrit sur Twitter Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation onusienne.

Elle a été envoyée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "qui est le dépositaire pour l'OMS", ont-ils dit.

Les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain.

Le porte-parole de M. Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l'OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l'organisation: respecter un délai d'un an et être à jour dans leurs contributions.

L'annonce a été fustigée par la Fédération des scientifiques américains. Elle intervient "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale" et ce retrait "ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19", a-t-elle réagi.

Le président américain avait annoncé fin mai "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Le retrait américain constitue un véritable revers pour l'Éthiopien Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne et en sont de loin le premier bailleur de fonds. Désormais, ils vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l'OMS.

"Je n'ai pas été rappelé, je n'ai reçu aucune instruction pour que je me retire", avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l'OMS.

Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

Syrie: vote demandé à l'ONU sur l'autorisation d'aide transfrontalière, veto russe attendu

Sehba, camp de réfugiés en Syrie.

L'Allemagne et la Belgique ont demandé un vote au Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution prolongeant l'aide humanitaire transfrontalière en Syrie auquel devrait s'opposer la Russie avec un veto, selon des diplomates.

Le résultat du vote est attendu mardi en fin de journée. "On va avoir un veto russe", a estimé sous couvert d'anonymat un diplomate, une prédiction partagée par d'autres sources diplomatiques.

Le projet de l'Allemagne et de la Belgique, deux membres non permanents du Conseil de sécurité chargés du volet humanitaire du dossier syrien à l'ONU, réclame un an de prolongation de l'autorisation qui s'affranchit de tout aval de Damas pour acheminer de l'aide humanitaire.

Le texte maintient les deux points d'entrée utilisés actuellement à la frontière turco-syrienne, à Bab al-Salaam et Bab al-Hawa et demande une extension pour un an, jusqu'au 10 juillet 2021, du dispositif qui expire ce vendredi.

Des diplomates avaient indiqué la semaine dernière à l'AFP que la Russie, pendant les négociations, avait réclamé une extension de seulement six mois et de supprimer le point d'entrée de Bab al-Salaam moins utilisé que celui de Bab al-Hawa.

L'accès par cette dernière localité permet notamment d'acheminer de l'aide humanitaire aux quelque 3 à 4 millions de personnes vivant dans la région d'Idleb (nord-ouest) qui échappe au contrôle de Damas.

Si la Russie met son veto au texte germano-belge, une position que pourrait aussi adopter la Chine, il s'agira du 15e veto russe depuis le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011.

- "Les gens souffrent" -

Outre les Occidentaux, qui plaident pour une prolongation de l'autorisation et même pour son renforcement alors que la pandémie de Covid-19 a gagné la Syrie, l'ONU a aussi plaidé pour un an d'extension avec au moins deux points d'entrée à la frontière turque.

En janvier, Moscou, premier soutien de la Syrie et en position de force sur ce dossier à l'ONU, avait déjà fait réduire le nombre de points d'entrée de quatre à deux et avait limité l'autorisation à six mois au lieu de l'accord annuel donné jusque-là.

La Russie, comme la Chine, considère que l'autorisation onusienne viole la souveraineté de la Syrie et que l'aide peut passer par les autorités syriennes à la faveur de leur reprise de contrôle de territoires.

Les deux pays avaient fin décembre utilisé un veto pour s'opposer à la volonté germano-belge de prolonger l'autorisation d'un an avec quatre poins d'entrée dans le pays. L'utilisation de son veto par Pékin avait surpris des diplomates, certains évoquant une première à ce sujet pour un texte à vocation humanitaire.

Les Occidentaux reconnaissent que l'autorisation transfrontalière est une violation de la souveraineté de la Syrie sur son territoire. Mais ils jugent que ce dispositif n'a pas d'alternative crédible. Ils mettent notamment en avant les multiples obstacles bureaucratiques posés par le régime syrien à l'acheminement de l'aide lorsqu'elle passe par Damas.

Dans un rapport fin juin, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé une prolongation pour un an du dispositif transfrontalier et le maintien des deux points d'entrée actuels à la frontière turque.

Dans ce document, Antonio Guterres indique que, depuis 2014, 4.774 camions ont utilisé le point d'entrée de Bab al-Salaam et 28.574 celui de Bab al-Hawa.

"Nous espérons un consensus" et le projet de texte germano-belge "correspond au besoin du département des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha)", a indiqué mardi matin l'ambassadeur allemand auprès des Nations unies, Christoph Heusgen.

Selon un rapport publié mardi par l'ONU à Genève, la région d'Idleb, dernier bastion insurgé du nord-ouest de la Syrie, continue de subir une situation humanitaire désastreuse.

Figurant parmi les auteurs du rapport, Hanny Megally, a souligné lors d'une conférence de presse que l'"économie de la Syrie était dévastée". "Le pays connaît un conflit depuis neuf ans" et "les gens souffrent", a-t-elle relevé, en espérant une prolongation du dispositif transfrontalier de l'ONU.

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