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Le Qatar nie toute implication dans l'attentat contre une église en Egypte


Une nonne pleure devant l'église visé par une attaque au Caire le 11 décembre 2016.

Le Qatar a rejeté tout lien avec le sanglant attentat dans une église du Caire et accusé les autorités égyptiennes de chercher à l'"impliquer", selon un communiqué publié tard mardi par l'agence officielle QNA.

Le ministère qatari des Affaires étrangères a rappelé dans ce communiqué qu'il condamnait le terrorisme sous toutes ses formes.

Les Frères musulmans ont eux aussi nié toute implication dans l'attentat, revendiqué mardi par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Lundi, le ministère égyptien de l'Intérieur avait accusé les dirigeants des Frères musulmans établis au Qatar d'avoir entraîné et financé les auteurs de l'attentat qui a fait dimanche 25 morts dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul.

Le ministère avait cité notamment le suspect Mohab Mostafa el-Sayed Qassem pour avoir visité le Qatar en 2015. Les dirigeants des Frères musulmans, ayant fui l'Egypte, lui auraient alors offert un soutien logistique et financier afin de mener des attaques terroristes en Egypte, selon le ministère.

Mais le Qatar a rejeté comme "infondées" ces affirmations.

Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères a "rejeté les allégations tendancieuses selon lesquelles l'Etat du Qatar aurait été impliqué dans l'acte terroriste, sous prétexte que le suspect Mohab Mostafa (Qassem) aurait effectué une visite au Qatar en 2015".

"Le fait d'impliquer le nom du Qatar sous un quelconque prétexte pour couvrir les échecs des autorités égyptiennes est de nature à (...) nuire aux relations fraternelles" entre les deux pays, a déploré Ahmed Al-Rumaihi, responsable du ministère, cité dans le communiqué.

Ce communiqué a cependant confirmé que Mohab Qassem avait séjourné au Qatar du 3 décembre 2015 au 1er février 2016, période durant laquelle Doha n'avait reçu aucune demande du Caire pour l'arrêter.

Les relations entre l'Egypte et le Qatar s'étaient dégradées après la destitution par l'armée égyptienne du président islamiste élu Mohamed Morsi, en juillet 2013. Le Caire avait reproché à Doha son soutien à l'organisation de M. Morsi, les Frères musulmans, cible d'une répression sanglante dénoncée par Doha.

Avec AFP

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