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Le PSG commence la nouvelle saison de ligue 1 par une défaite


Alvaro Gonzalez, à gauche, réagit avec Neymar lors du match entre le PSG, France, le 13 septembre 2020.

Neymar qui se plaint de racisme, une bagarre, des cas de Covid-19, un "Clasico" perdu, un patron en procès lundi... Le Paris SG a repris la saison 2020-21 dans le chaos.

Les Parisiens sont peut-être toujours bercés par le souvenir de leur épopée jusqu'en finale de la Ligue des champions, en août. Plus encore que celle à Lens (1-0), la défaite contre Marseille (1-0) dimanche, sa première en neuf ans contre son rival, a sonné l'heure du réveil, douloureux.

Le PSG a montré son pire visage au cours d'une rencontre électrique, conclue par 17 avertissements et une échauffourée générale qui lui a valu trois cartons rouges (Neymar, Laywin Kurzawa et Leandro Paredes).

"L'OM a fait disjoncter Paris", a titré en "une" le quotidien sportif L'Equipe. "Et le match est devenu un combat de rue", a abondé Le Parisien, fustigeant une équipe "tombée dans le piège de la provocation".

"Nous sommes une équipe avec beaucoup de Sud-Américains, une équipe avec une mentalité qui nous donne aussi des choses spéciales. Nous sommes un +mix+ très émotionnel", a tenté de justifier l'entraîneur Thomas Tuchel.

Paris a manqué de garde-fous, sans le capitaine Marquinhos (qui se rétablit du Covid-19) ni Thiago Silva, parti cet été à Chelsea. Son leader sur le terrain, Neymar, a incarné cette équipe qui est partie en vrille.

. Neymar, leader contrarié

Quand Neymar va, Paris va. Mais l'inverse fonctionne aussi.

Les dernières semaines de "Ney" résument la trajectoire mouvementée de son club, qui a subi un atterrissage brutal après Lisbonne: le Brésilien a contracté le nouveau coronavirus comme six autres coéquipiers, dont Kylian Mbappé, faisant du PSG le grand club européen le plus touché par la pandémie.

Rétabli pour le "Clasico", son retour en compétition devait amorcer une hausse du moral dans le camp parisien. C'est raté.

Le N.10 a fini par être expulsé, suite logique de son match où il a affiché une nervosité constante. Après la rencontre, il a accusé le défenseur marseillais Alvaro Gonzalez d'injures racistes, à travers une série de tweets énervés.

"Mon seul regret c'est de ne pas avoir frappé ce connard au visage", a-t-il écrit, assurant que l'Espagnol l'a traité de "singe".

Ce n'est pas la première fois que Neymar déverse sa colère sur les réseaux sociaux. Il s'en était pris aux arbitres après le 8e de finale de C1 perdu contre Manchester United en 2019 (trois matches de suspension par l'UEFA, réduits à deux par le TAS).

Il s'était aussi montré coupable d'un coup sur un spectateur qui se moquait de lui après la finale de Coupe de France perdue contre Rennes en 2019, ce qui lui avait valu une suspension de trois rencontres.

. Un effectif encore plus restreint

Tuchel a pourtant souligné le match "exceptionnel" de Neymar, au cours d'une conférence de presse d'après-match où ses propos sur "la grande performance" de son équipe "qui a tout contrôlé" a fait lever quelques sourcils parmi les journalistes.

Défaite à Lens jeudi (1-0), son équipe ne compte aucun point ni but après deux journées, une gabegie inédite depuis 1978.

La réception de Metz mercredi s'annonce déjà cruciale pour lui, au coeur d'un calendrier chargé qui le contraint à bricoler avec un effectif restreint par l'absence des cadres positifs au Covid-19 et de recrues.

Si Marquinhos et Mauro Icardi pourraient rejouer face aux Messins, Mbappé est plutôt attendu pour le déplacement à Nice, dimanche.

Mais les suspensions de Kurzawa, Paredes et Neymar - qui seront discutées mercredi à la commission de discipline de la Ligue (LFP) - l'empêchent de souffler. "Nous avons un petit groupe. On doit accepter que les choses ne sont pas faciles. C'est clair qu'on va souffrir maintenant", a concédé Tuchel.

Malmené sur le terrain, secoué en dehors, avec le début lundi du premier procès suisse dans une affaire de droits TV de la Fifa où comparaît comme prévenu son président Nasser Al-Khelaïfi, en tant que patron de beIN Media, c'est tout le PSG qui se prépare à des jours difficiles.

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