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Démission des avocats de présumés auteurs du putsch manqué au Burkina


Djibrill Bassolé, Gilbert Diendéré et d'autres accusés lors de leur procès à Ouagadougou, le 27 avril 2017

Le début du grand déballage au procès du putsch de septembre 2015 au Burkina n’aura pas eu lieu. Presque la totalité des avocats de la défense ont suivi leurs collègues qui ont démissionné il y a quelques jours. Au total, douze accusés se sont retrouvés sans conseils. Des démissions en cascade qui ont ainsi modifié l’agenda du tribunal militaire.

A l’ouverture du procès du putsch de septembre 2015 qui devrait aborder les questions de fond avec les premiers interrogatoires des 84 accusés, douze d’entre eux n’étaient pas assistés.

La majorité des avocats de la défense ont suivi leurs collègues de la semaine dernière en se déportant eux aussi.

>> Lire aussi : Les interrogatoires débutent le 6 avril au procès du putsch manqué au Burkina

Ces démissions ont rendu impossible la reprise.

Les griefs des avocats de la défense ont été consignés dans une lettre lue vendredi matin à l'audience par le tribunal.

Pour Me Christophe Birba, avocat de la défense, plusieurs griefs sont formulés notamment la récusation non suivie de deux magistrats professionnels sur des bases que la défense estime justes.

Les avocats reprochent à la cour de cassation de n’avoir pas respecté les règles, mais aussi le refus d’accorder les deux mois minimum nécessaires produire les témoins.

>> Lire aussi : Les avocats du procès du putsch manqué se retirent de l'audience au Burkina

"Nous avons suivi la stratégie dont la logique est de paralyser le procès", relève Me Prosper de la partie civile. Cette dernière explique ne pas être surprise par ces actions considérées comme dilatoires.

Le président du tribunal a ainsi renvoyé le procès au 9 mai 2018 pour permettre aux avocats qui seront commis d’office, le cas échéant, de prendre connaissance des dossiers.

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