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Le procès du narcotrafiquant El Chapo repoussé de deux mois

Joaquin 'El Chapo' Guzman, le plus grand seigneur de la drogue mexicain, est escorté à son arrivée à l'aéroport MacArthur de Long Island à New York, États-Unis, le 19 janvier 2017, après son extradition du Mexique.

Un juge fédéral de Brooklyn a ordonné lundi le renvoi du procès du narcotrafiquant présumé Joaquin "El Chapo" Guzman, qui s'ouvrira finalement deux mois après la date initialement prévue, soit le 5 novembre, délai jugé malgré tout insuffisant par l'accusé.

Le juge Brian Cogan a ainsi fait droit à la demande de l'avocat d'El Chapo, Eduardo Balarezo, qui avait demandé un report début juillet après que le ministère public eut versé plusieurs milliers de nouvelles pièces au dossier.

Selon lui, plus de 117.000 fichiers sonores et 1.125 pages de documents ont été ajoutés à un dossier qui compte aujourd'hui plus de 320.000 pages produites, à charge, par les services du procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue.

Par l'entremise de son avocat, sollicité par l'AFP, Joaquin Guzman s'est dit "très déçu", rappelant qu'il avait demandé cinq mois de délai supplémentaire.

"Il pense que l'accusation se livre à des manoeuvres visant à le priver d'un procès équitable et veut croire qu'un jury impartial saura voir au-delà de ces écrans de fumée au procès", a déclaré Eduardo Balarezo au sujet de son client.

L'ouverture du procès avait été fixée, au départ, au 16 avril, avant d'être renvoyée au 5 septembre, puis au 5 novembre, lundi.

El Chapo, 61 ans, est accusé d'avoir dirigé pendant 25 ans le cartel de Sinaloa, l'un des plus puissants que le continent américain ait jamais connus.

Selon la justice fédérale américaine, il aurait dans ce cadre supervisé l'envoi vers les Etats-Unis d'au moins 200 tonnes de cocaïne et commandité de multiples assassinats et kidnappings, allant jusqu'à torturer lui-même les victimes.

Interpellé en janvier 2016 et extradé aux Etats-Unis un an plus tard, El Chapo, qui s'est déjà évadé deux fois au Mexique, est détenu dans une prison ultra-sécurisée du sud de Manhattan, avec des visites extrêmement restreintes et la possibilité de sortir de sa cellule une heure par jour seulement.

Avec AFP

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Le policier impliqué dans la mort de George Floyd inculpé, couvre-feu à Minneapolis

Des agents de police se tiennent à l'extérieur du domicile en Floride de l'ancien officier de police de Minneapolis, Derek Chauvin, accusé du meurtre de George Floyd  en Floride. (REUTERS / Scott Audette)

Le policier mis en cause dans la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, lors d'une interpellation létale en début de semaine à Minneapolis a été arrêté et inculpé d'homicide involontaire ont annoncé vendredi les autorités locales. Un couvre-feu a été décrété vendredi à Minneapolis.

"L'ancien officier de police de Minneapolis Derek Chauvin a été inculpé par le bureau du procureur du comté de Hennepin de meurtre (au 3ème degré) et d'homicide involontaire", a annoncé vendredi le procureur Mike Freeman du comté de Hennepin, où se trouve la ville de Minneapolis.

La famille de cet homme de 46 ans, à qui le président Donald Trump a annoncé avoir parlé, a salué l'arrestation du policier comme un premier pas sur "la voie de la justice", mais l'a jugée "tardive" et insuffisante.

"Nous voulons une inculpation pour homicide volontaire avec préméditation. Et nous voulons voir les autres agents (impliqués) arrêtés", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Quelques instants plus tôt, les autorités locales avaient annoncé l'arrestation de M. Chauvin, qui avait été démis de ses fonctions.

Pour l'instant, seul le policier Derek Chauvin "a été placé en détention", a déclaré le commissaire John Harrington, du département de la Sécurité civile du Minnesota.

Une vidéo devenue virale montre ce policier blanc plaquer au sol George Floyd et maintenir son genou sur son cou pendant de longues minutes, alors que M. Floyd disait ne plus pouvoir respirer.

Depuis la diffusion de cette vidéo des manifestations tournant à l'émeute ont éclaté à Minneapolis, notamment aux abords du commissariat où travaillaient les quatre policiers impliqués dans cette affaire, et dans d'autres villes de la région.

Des enquêtes fédérales et locales ont été ouvertes pour établir leurs responsabilités.

Ce drame rappelle la mort d'Eric Garner, un homme noir décédé en 2014 à New York après avoir été asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs.

Lui aussi avait dit "Je ne peux pas respirer", une phrase devenue un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter ("La vie des Noirs compte").

Décès de George Floyd: un commissariat de Minneapolis incendié lors de manifestations

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