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Le président vénézuélien Maduro en visite à Alger

Le président vénézuelien Nicolas Maduro parle aux journalistes lors d'une conférence de presse à Miraflores Palace à Caracas, le 22 août 2017.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a débuté lundi une visite officielle de 24 heures en Algérie, avec au menu la question du pétrole, dossier sensible pour les deux pays producteurs, et une rencontre incertaine avec son homologue, Abdelaziz Bouteflika.

Le programme officiel ne fait pas mention d'un entretien entre les deux chefs d'Etat, mais des responsables de la présidence ne l'ont pas exclu expressément. "On ne sait pas encore", a expliqué un responsable à l'AFP.

M. Bouteflika, 80 ans, est affaibli par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2013 et son état de santé est source de constantes spéculations en Algérie. Il n'a fait depuis le début de l'année que de rares apparitions publiques et a reçu très peu de dignitaires étrangers.

Outre les relations bilatérales, M. Maduro et ses interlocuteurs algériens aborderont notamment "la situation du marché mondial des hydrocarbures et ses perspectives", a indiqué la présidence algérienne dans un bref communiqué.

"Le président vénézuélien devrait avoir des entretiens avec les principaux dirigeants de l'Etat algérien lundi dans la matinée afin de renforcer les programmes de coopération", a de son côté fait savoir le gouvernement vénézuélien, sans autre détail.

M. Maduro a atterri tard dans la nuit à Alger sur le chemin retour d'Astana, où il a participé à un sommet des chefs d'Etat de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), au titre de président en exercice du Mouvement des pays Non-alignés.

Il a été accueilli par le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, deuxième personnage de l'Etat, avec qui il devait s'entretenir à la mi-journée puis déjeuner, selon le programme officiel.

Ce programme ne mentionne aucune autre activité, avant un dîner officiel en soirée en présence du Premier ministre Ahmed Ouyahia.

L'Algérie et le Venezuela, tous deux membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), souffrent de la chute depuis 2014 des prix du pétrole, qui fournit environ 95% de leurs devises aux deux pays.

La baisse des prix du brut a fait fondre d'environ 45% les réserves de changes de l'Algérie en trois ans. Le Venezuela est de son côté englué dans une grave crise économique, aggravée par de récentes sanctions américaines.

C'est la deuxième visite de M. Maduro en Algérie, où il s'était déjà rendu en janvier 2015 pour une visite axée sur le pétrole. Son prédécesseur Hugo Chavez avait effectué quatre visites officielles à Alger, en 2000, 2001, 2006 et 2009.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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