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Le président sortant Hernandez officiellement réélu au Honduras


Le sortant Juan Orlando Hernandez proclamé vainqueur de la présidendielle au Honduras

Le président sortant Juan Orlando Hernandez a été officiellement proclamé dimanche vainqueur de l'élection présidentielle du 26 novembre au Honduras, le tribunal électoral du pays affirmant avoir traité tous les recours déposés depuis le scrutin.

Juan Orlando Hernandez a vaincu son adversaire de centre-gauche, la vedette de télévision Salvador Nasralla, avec un écart de 1,53 point de pourcentage, selon le décompte officiel.

"Cela signifie que le président élu de la République du Honduras pour les quatre prochaines années est Juan Orlando Hernandez Alvarado", a déclaré le président du tribunal électoral, David Matamoros, dans une allocution télévisée.

Dans une vidéo diffusée sur Facebook après cette déclaration, Salvador Nasralla a dénoncé des fraudes "avant, pendant et après" le scrutin et qualifié l'annonce du tribunal électoral d'"initiative désespérée".

Il a annoncé qu'il se rendait à Washington pour y rencontrer des responsables du département d'Etat et le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA). Ces entretiens contribueront à déterminer les initiatives à prendre, a précisé l'opposant.

Le secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, avait auparavant déclaré dimanche que des "interrogations importantes" subsistaient quant au résultat de l'élection et il avait demandé à ce que soient évitées les "annonces irresponsables".

La tension est vive au Honduras depuis le scrutin du 26 novembre et de violentes manifestations ont amené les autorités à imposer un couvre-feu sur une partie du territoire. Le décompte initial des voix a été remis en cause par les deux principaux partis d'opposition, dont l'Alliance d'opposition contre la dictature, dirigée par Salvador Nasralla, et des diplomates.

Les observateurs de l'Union européenne n'ont toutefois relevé aucune irrégularité dans le nouveau décompte des voix. "Après avoir comparé un large échantillon prélevé au hasard de feuilles de résultats qui nous ont été fournies par l'Alliance et les feuilles originales publiées sur le site internet du tribunal, la mission a observé que les résultats ne présentaient quasiment aucune différence", a dit José Antonio de Gabriel, l'un des responsables de la mission européenne.

L'ancien président Manuel Zelaya, qui soutenait Salvador Nasralla, a pour sa part affirmé sur Twitter que Juan Orlando Hernandez "n'est pas notre président". Il a appelé à des manifestations.

Avec Reuters

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