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Le président du CIO en visite en Corée du Nord

Thomas Bach, le president du CIO, parle avec Kim Il Guk, ministre du Sport à Pyongyang, le 29 mars 2018.

Le président du CIO Thomas Bach est arrivé Corée du Nord pour une visite de trois jours, nouvelle étape du dialogue entre le CIO et Pyongyang, après les JO d'hiver de Pyeongchang dans la partie sud de la péninsule.

Le président Thomas Bach "est actuellement en visite en République populaire démocratique de Corée", a indiqué le CIO dans un communiqué.

Cette visite fait suite "à une invitation du Comité national olympique (CNO) nord-coréen", invitation lancée lors de discussions le 20 janvier à Lausanne, avec des représentants des deux Corées, portant sur la participation de la Corée du Nord aux JO de Pyeongchang.

>> Lire aussi : Un général nord-coréen et Ivanka Trump gardent leurs distances à la clôture des JO

M. Bach a été accueilli jeudi à l'aéroport de Pyongyang par le ministre nord-coréen de la Culture physique et du Sport, Kim Il-Guk, également président du CNO nord-coréen.

Le patron du CIO n'est accompagné "que de quelques membres du personnel du CIO", a précisé à l'AFP le CIO.

Aucune information n'a filtré sur la possibilité ou non d'une rencontre entre M. Bach et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

L'agence de presse sud-coréenne Yonhap avait rapporté plus tôt dans la journée que M. Bach avait été vu jeudi à l'aéroport à Pékin avant d'embarquer dans un avion d'Air Koryo, la compagnie nord-coréenne, à destination de Pyongyang.

La délégation du CIO, arrivée jeudi à Pyongyang, quittera le pays samedi matin, a précisé le CIO.

Visite historique

Lors de cette visite historique du patron du mouvement olympique, les discussions porteront "sur le développement du sport en République populaire démocratique de Corée suite à la participation réussie" de ses athlètes aux JO d'hiver de PyeongChang ainsi que sur la préparation d'athlètes nord-coréens "en vue d'une qualification et d'une participation aux jeux Olympiques d'été 2020 à Tokyo, d'hiver 2022 à Pékin et aux éditions des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2020 (à Lausanne, ndlr) et 2022 (dans une ville qui reste à définir, ndlr)", a ajouté le CIO.

Le CIO avait annoncé pendant les Jeux d'hiver qui se sont déroulés du 9 au 25 février que M. Bach se rendrait en Corée du Nord après les JO, à une date qui restait à fixer.

"Le sport ne peut pas créer la paix, mais le sport peut bâtir des ponts, ouvrir des portes", avait estimé en février M. Bach, dans un entretien à l'AFP.

"Nous pouvons montrer qu'un dialogue peut nous amener à un résultat positif, comme nous l'avons montré ici via nos discussions et négociations pendant plusieurs années (...) Pour ce qui est du reste, c'est aux responsables politiques d'agir, c'est de leur ressort, d'utiliser cet élan pour mener leurs discussions. Du point de vue du CIO, ce dialogue se poursuivra, même après l'extinction de la flamme olympique", avait-il ajouté.

Sommet en vue

Ces Jeux d'hiver ont entraîné un rapprochement considérable entre le Sud et le Nord isolé, qui y a envoyé des athlètes, représentants du régime et majorettes. Une équipe féminine unie, rassemblant des Nord et des Sud-Coréennes, avait également participé au tournoi de hockey sur glace, alors qu'en dépit de négociations, la Corée du Nord était absente des JO d'été de Séoul en 1988.

Des sportifs des deux Corées ont défilé ensemble lors de la cérémonie d'ouverture à Pyeongchang, au cours de laquelle le président sud-coréen, Moon Jae-in, avait serré la main à la soeur du dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong Un.

>> Lire aussi : Le sommet intercoréen aura lieu le 27 avril

Au total, une vingtaine de sportifs nord-coréens ont pris part aux JO dans trois sports (ski, hockey sur glace et patinage) et cinq disciplines.

Depuis lors, le Nord et le Sud ont décidé d'organiser un sommet le mois prochain, et Kim Jong Un a effectué son premier voyage à l'étranger en tant que dirigeant cette semaine en Chine, pour y rencontrer le président chinois Xi Jinping.

Un sommet entre le leader nord-coréen et le président américain, Donald Trump, doit aussi être organisé.

Avec AFP

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Forte explosion dans un immeuble du centre de Madrid

De la fumée s'élève d'un bâtiment endommagé après une explosion dans le centre-ville de Madrid, à Madrid, Espagne, le 20 janvier 2021.

Une forte explosion d'origine inconnue s'est produite mercredi après-midi dans un immeuble du centre de Madrid, selon la Télévision nationale espagnole (TVE) et des témoins.

On ignorait encore s'il y avait des victimes.

Selon TVE, l'explosion, "très puissante", a détruit trois étages de l'immeuble, qui est situé près d'un résidence pour personnes âgées.

La CEDH condamne la Suisse pour avoir emprisonné une femme qui mendiait

Les juges de la Cour Européenne des Droits de l'Homme avant une audience, à Strasbourg, en France, le 22 novembre 2017. (AFP/ Frederick Florin)

La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné mardi la Suisse pour avoir infligé une lourde amende à une mendiante roumaine pour mendicité sur la voie publique à Genève.

"La Cour estime que la sanction infligée à la requérante ne constituait une mesure proportionnée ni au but de la lutte contre la criminalité organisée, ni à celui visant la protection des droits des passants, résidents et propriétaires des commerces", explique l'institution judiciaire du Conseil de l'Europe, installée à Strasbourg.

Une Roumaine analphabète, appartenant à la communauté rom et née en 1992, avait été condamnée en janvier 2014 à 500 francs suisses (environ 464 euros) d'amende pour mendicité sur la voie publique. Cette femme, qui n'avait pas de travail et ne touchait pas d'aide sociale, a été ensuite placée cinq jours en détention provisoire pour ne pas avoir payé l'amende.

"Placée dans une situation de vulnérabilité manifeste, la requérante avait le droit, inhérent à la dignité humaine, de pouvoir exprimer sa détresse et essayer de remédier à ses besoins par la mendicité", a considéré la CEDH.

La Cour a donc jugé que la Suisse avait violé l'article 8 protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale de la convention européenne des droits de l'Homme.

La Suisse doit verser à la requérante 922 euros pour dommage moral.

Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

L'ancien stratège de la Maison Blanche Steve Bannon arrive pour témoigner au procès de Roger Stone, au tribunal fédéral de Washington, le 20 août 2020.

Peu avant la fin de ses fonctions, le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche.

Le communiqué de la Maison Blanche indique que "le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres". Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il esr connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Crtains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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YouTube prolonge d'une semaine la suspension du compte de Donald Trump

Le logo de YouTube

Le site YouTube, propriété de Google, a annoncé mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden, qu'il prolongeait d'une semaine la suspension de la chaîne du président américain sortant Donald Trump.

"Compte tenu des préoccupations concernant de potentiels actes de violence, la chaîne de Donald J. Trump ne pourra pas mettre en ligne de nouvelles vidéos ou des vidéos en direct pour une période supplémentaire minimum de sept jours", a indiqué le groupe dans un message transmis à l'AFP.

"Les commentaires continueront d'être désactivés indéfiniment sous les vidéos de la chaîne", a-t-il ajouté.

YouTube avait suspendu pour une première fois le 13 janvier la chaîne du locataire de la Maison Blanche, qui comptait 2,77 millions d'abonnés, et ce pour sept jours. Le groupe avait alors également supprimé une vidéo en estimant qu'elle enfreignait sa politique de lutte contre l'incitation à la violence.

La plateforme avait pris cette décision après des mesures plus radicales d'autres réseaux sociaux. La pression de la part d'ONG était en train de monter, certaines menaçant même Google d'appeler à un boycott publicitaire, comme elles l'avaient fait contre Facebook cet été.

Après la violente invasion du Capitole américain par une foule de partisans de Donald Trump le 6 janvier, les géants des technologies ont choisi d'appliquer leurs règles beaucoup plus strictement que par le passé.

Facebook et Instagram ont suspendu temporairement puis indéfiniment le profil du président sortant tandis que Twitter a définitivement supprimé son compte. Snapchat et Twitch ont réagi d'une façon similaire.

Apple, Google et Amazon ont banni d'internet le réseau social conservateur Parler, prisé des fans du milliardaire républicain, en l'excluant de leurs services d'hébergement.

Toutes ces entreprises veulent absolument éviter de faciliter d'éventuels débordements et violences pendant la cérémonie d'investiture de Joe Biden, prévue à 12H00 mercredi (17H00 GMT).

Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par les autorités, et Airbnb a annulé toutes les réservations prévues à Washington cette semaine.

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