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RDC

Le Premier ministre présente sa démission, ouvre la voie à la nomination de son successeur

Bruno Tshibala Premier ministre de la République démocratique du Congo.

L'actuel Premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, a indiqué lundi qu'il avait présenté sa démission au président Félix Tshisekedi, ouvrant la voie à la nomination de son successeur attendue depuis près de quatre mois.

M. Tshibala a indiqué à la presse qu'il avait présenté sa "démission ainsi que celle de (son) gouvernement".

Cette démarche ouvre la voie à la "nomination d'un nouveau gouvernement", a-t-il ajouté en sortant d'une rencontre avec le président Tshisekedi investi le 24 janvier. "Bien évidemment Le président de la République en a pris acte et vient de me charger d'expédier les affaires courantes jusqu'à l'investiture du nouveau gouvernement par la représentation nationale".

"D'un moment à l'autre, le président de la République va nommer un nouveau Premier ministre", a annoncé un commentateur officiel sur la chaîne d'Etat RTNC.

Investi le 24 janvier, M. Tshisekedi doit nommer un Premier ministre qui fasse consensus avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont la famille politique a conservé tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement.

Issu du même parti d'opposition que M. Tshisekedi, M. Tshibala avait été nommé en avril 2017 par l'ancien président Joseph Kabila, en pleine période de tension politique.

M. Kabila se maintenait alors au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat de cinq ans selon la Constitution, ce qui avait provoqué des manifestations de l'opposition violemment réprimées en septembre et décembre 2016.

L'Eglise avait tenté une médiation avec l'accord de la Saint-Sylvestre 2016. Cet accord avait permis le maintien au pouvoir de M. Kabila, moyennant l'organisation d'élections fin 2017, qui ont finalement eu lieu le 30 décembre 2018.

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Des morts dans une embuscade contre des jeunes près de Beni

Le personnel médical de l'hôpital d'Oicha soigne un homme gravement blessé à la tête après une attaque perpétrée par des assaillants inconnus dans son village voisin, à Oicha, le 29 janvier 2020.

Au moins quatre personnes, dont une adolescente, ont été tuées dans une embuscade tendue à un groupe de jeunes dans la région de Beni, l'un des principaux foyers de violence de l'Est de la République démocratique du Congo, après quelques jours d'accalmie.

"Nous venons d'enregistrer quatre morts" , trois garçons et une fille de 16 ans, dans une embuscade contre "un groupe de jeunes qui allaient effectuer des travaux (d'intérêt) communautaires", a déclaré à l'AFP Richard Kivanzanga, administrateur assistant du territoire de Beni, province du Nord-Kivu (Est).

M. Kivanzanga a accusé les Forces démocratiques alliées (ADF) d'être responsable de la tuerie qui a eu lieu dans le village Makele, situé à 10 km d'Oïcha, dans le territoire de Beni.

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF se sont installés dans les années 1990 dans cette région, une des plus dangereuses de l'est du pays.

Des civils y sont régulièrement kidnappés dans leurs champs ou tués dans leurs maisons, dans des épisodes de violences qui se suivent et se ressemblent depuis octobre 2014 dans cette région, faisant plus de 1.000 morts.

Depuis le début du mois d'août, aucune attaque n'avait été rapportée dans cette région où l'armée poursuit ses opérations "d'envergure" lancées contre les ADF depuis octobre 2019.

L'Est de la RDC est violemment disputé par des dizaines de groupes armés, congolais et étrangers depuis près de 30 ans.

L'Union européenne est contre la réinsertion des anciens miliciens congolais

Les membres d'une milice dans les haut-plateaux, au Sud-Kivu, RDC, avril 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Le représentant de l'Union européenne a appelé à ne pas "récompenser les auteurs de crimes de sang", en réinsérant dans l'armée des anciens rebelles et miliciens en République démocratique du Congo, déchirée par des violences meurtrières depuis près de 30 ans.

Les programmes de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des anciens miliciens peuvent constituer un outil intéressant pour mettre fin aux violences, mais "il faut éviter de récompenser les auteurs de crimes de sang en les intégrant dans l'armée ou en les +réinsérant+", a affirmé Jean-Marc Chataigner, ambassadeur de l'Union européenne en RDC.

Depuis près de trois décennies, Kinshasa négocie les redditions des groupes armés avant d'intégrer combattants et commandants au sein de l'armée régulière, sans jamais parvenir à mettre fin à l'activisme des miliciens dans sa partie orientale.

"Il n'y aura pas de paix durable en RDC sans justice rendue aux victimes", a-t-il ajouté, dans un message transmis à l'AFP, après une réunion à Kinshasa.

Celle-ci a associé les partenaires au développement de la RDC et Claude Ibalanky, conseiller à la présidence et coordonnateur congolais du Mécanisme national de suivi de l'accord d'Addis-Abeba (accord régional signé en février 2013 pour tenter de ramener la paix dans la région des Grands Lacs).

La situation d'insécurité qui prévaut dans l'est de la RDC (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu) et les moyens à mettre en œuvre pour ramener la paix dans cette région des Grands Lacs, meurtrie par des années de conflits et d'exactions ont été abordés lors de la réunion, a précisé le représentant européen.

Depuis près de 30 ans, l'Est de la RDC est violemment disputé par des dizaines de groupes armés, congolais et étrangers.

Pour M. Chataigner, les facteurs de crises sont nombreux: "tensions communautaires et agro-pastorales, liens des groupes armés (on n'en compte pas moins de 135 actifs) avec des intérêts miniers illicites, pauvreté et chômage massif des jeunes, instrumentalisation des tensions à des fins politiques (par des +tireurs de ficelle+ extérieurs)".

La réponse à "ce +désordre généralisé+ implique la restauration de l'autorité de l'État congolais, à travers des moyens politiques, économiques, militaires et de développement", a estimé le diplomate européen.

Le kényan Equity group holdings acquièrt 66,53 % d'actions de la Banque commerciale du Congo

L'entrepreneur belgo-congolais George Forrest dans son bureau de Lubumbashi le 16 février 2018. Ce fils d'un Néo-Zélandais, installé dans l'ancienne colonie belge, a réussi à bâtir l'une des plus grandes fortunes d'Afrique. / AFP PHOTO / SAMIR TOUNSI

En République démocratique du Congo, le millionnaire belge George Forrest, actionnaire majoritaire de la plus ancienne banque privée du pays, a vendu ses parts à la firme kényane Equity group holdings, selon un communiqué du groupe kényan publié mercredi.

"Je vends mes actions à Equity Group Holdings dans l'espoir que cette institution devienne la plus grande banque du Congo", a déclaré l'homme d'affaire belge installé en RDC George Forrest, cité par le communiqué de Equity annonçant la cession.

"Aujourd'hui, Equity Group Holding a annoncé la finalisation de l'acquisition de 66,53 % d'actions de la Banque commerciale du Congo (BCDC) pour un montant total de 95 millions de dollars", a précisé le groupe bancaire kényan opérant en RDC depuis 2005.

L'empire Forrest opère en RDC depuis 1922, principalement dans les mines dans la province de l'ex-Katanga (sud-est).

Il avait acquis en 2009 plus des deux tiers des actions de la Banque commerciale du Congo (BCDC), la plus vielle banque privée du pays, installée de manière ininterrompue en RDC depuis 1909.

"Nous sommes convaincus que la fusion et le regroupement de ces deux filiales produiront une banque fusionnée avec un total bilan de plus de deux milliards de dollars", note Equity, quatrième banque sur la vingtaine active en RDC, persuadée que "l'entité fusionnée est en passe de devenir la plus grande institution bancaire en RDC dans un délai d'un an".

La création de ce nouveau groupe bancaire intervient alors que la première banque privée du pays, Rawbank, est impliquée dans une vaste enquête anti-corruption, soupçonnée de complicité de détournement de fonds publics destinés à financer les grands chantiers lancés par le nouveau chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, il y a un an.

George Forrest, 79 ans, est l'une des plus grandes fortunes d'Afrique francophone.

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