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Le Premier ministre malien promet la sécurité dans le centre et la présidentielle en juillet


Le premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, le 29 septembre 2017.

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga, en visite dimanche dans le centre du Mali, a promis tous les moyens nécessaires pour la sécurisation de cette région et assuré que le premier tour de l'élection présidentielle se tiendrait le 29 juillet.

Le chef du gouvernement, qui effectuait sa première visite à l'intérieur du pays depuis sa nomination le 30 décembre, avait annoncé en janvier le lancement d'une "vaste opération", sans autre indication, pour sécuriser le centre du pays, où les groupes jihadistes sont particulièrement actifs.

"Les opérations de sécurisation du centre ont commencé, elles vont se poursuivre. Nous mettrons les moyens qu'il faut", a assuré M. Maïga lors d'une rencontre à Mopti, chef-lieu de la région, avec des cadres régionaux.

"Dès la semaine prochaine, en urgence, plus d'un demi milliard de FCFA (plus de 760.000 euros, NDLR) seront mobilisés pour soutenir les actions de l'armée", a-t-il annoncé, affirmant que "dès la semaine prochaine, du nouveau matériel sera mis à la disposition de l'armée dans le centre".

Le déploiement de l'administration dans les zones de cette région dont elle est absente se traduira la semaine prochaine notamment par la nomination de sous-préfets, a ajouté le Premier ministre.

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Le gouvernement a adopté en 2017 un Plan de sécurisation intégrée des régions du Centre.

Il prévoit à terme la mobilisation de plus de 4.000 militaires maliens pour assurer la sécurité dans la région de Mopti, a indiqué à l'AFP un responsable militaire local sous le couvert de l'anonymat.

M. Maïga a par ailleurs assuré que le premier tour de l'élection présidentielle se tiendrait comme prévu en juillet, le dimanche 29, a-t-il précisé, soulignant que "s'il n'y a pas d'élection, personne n'aura une base juridique pour gouverner".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l'application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali le phénomène gagne le Burkina Faso et le Niger voisins.

Avec AFP

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